« Il est possible d'atteindre militairement tous les sites nucléaires iraniens, je vous l'affirme avec l'expérience qui est la mienne, en tant qu'ancien chef d'état-major de Tsahal ». Cette déclaration est celle de Moshe Yaalon, le vice Premier ministre israélien lors du discours de clôture de la Conférence annuelle d'Herzlya. Yaalon réagissait ici à une information selon laquelle le Pentagone ne disposait pas d'armes conventionnelles suffisantes pour détruire les installations nucléaires iraniennes.
Des fans de football se sont rassemblés ce jeudi Place Tahrir au Caire pour entamer une marche vers le ministère de l'Intérieur, accusé d'inertie pendant les violences qui ont fait 74 morts après un match de football à Port-Saïd. Le Conseil suprême des forces armées égyptiennes a décrété un peu plus tôt trois jours de deuil suite à cette tragédie qui a fait également des centaines de blessés. Ce même Conseil a annoncé avoir mis en place une commission chargée d'enquêter sur les circonstances de la tragédie et d'établir les instigateurs des troubles.
La Ligue arabe et les puissances occidentales ont réaffirmé devant le conseil de sécurité des Nations-Unies leurs intentions d'éviter toute intervention militaire en Syrie. La Russie et la Chine se sont vivement opposés au projet de résolution élaboré par la Ligue arabe, estimant qu'elle pouvait mener à une opération semblable à celle organisée par les troupes de l'OTAN en Libye. Moscou et Pékin ont également utilisé leur droit de véto pour contrer une résolution qui visait à condamner le Président syrien Bashar El-Assad pour violation des droits de l'homme.
Après que plusieurs ressortissants américains en Egypte aient reçu l'interdiction de quitter le pays, les Etats-Unis haussent le ton contre les autorités du Caire. Le Congrès notamment envisage de suspendre l'aide américaine qui l'attribue chaque année à l'Egypte. Une aide essentiellement militaire, mais aussi économique, qui s'élève à 1,6 milliards de dollars. Ces derniers jours, la police égyptienne a mené des perquisitions contre plusieurs groupes de promotion de la démocratie et des droits de l'homme.
13 ans que Khaled Meshaal n'avait pas foulé le sol jordanien, conséquence de son expulsion du royaume hachémite. Le chef du bureau politique du Hamas se trouvait à Aman, dimanche, où il a effectué un retour plus que remarqué aux cotés du prince héritier du Qatar, Tamin bin Hamad al Thani. L'occasion pour l'actuel patron du Paris Saint Germain de jouer les entremetteurs entre le Hamas et le roi Abdallah II de Jordanie.
La répression n'en finit pas en Syrie. Elle pousse l'opposition à faire monter la pression sur la communauté internationale, notamment la Russie. Objectif : obtenir une intervention de l'ONU dans le pays, où les violences ont encore fait une quarantaine de morts ce dimanche. Les affrontements ont redoublé d'intensité depuis quelques jours, poussant la Ligue arabe à suspendre ce week end la mission d'observation qu'elle avait entamée au début du mois. Elle accuse désormais le régime de Bachar al-Assad d'avoir «choisi ouvertement l'option de l'escalade».
Faute de quantités suffisantes d’uranium enrichi, l’Iran ne se lancera pas dans la construction d'une arme nucléaire en 2012. C’est l’estimation d’un organisme américain indépendant qui vient de publier un projet de rapport sur la question du nucléaire iranien. L’Institut des sciences et de la sécurité internationale (ISIS) contredit donc d’autres estimations plus alarmistes quant aux progrès enregistrés par la République islamique. Toujours selon ce rapport, l’Iran n’aurait pas encore pris la décision de se doter d’ogives nucléaire.
Des dizaines de milliers d'Egyptiens étaient rassemblés place Tahrir, mercredi, à l'occasion du premier anniversaire de la révolte qui a conduit au renversement du président Hosni Moubarak. Ce 25 janvier a d'ailleurs été décrété jour férié par les autorités : l'occasion aussi d'ordonner la levée partielle de l'état d'urgence, une mesure réclamée de longue date par la population. Dans les rues, les manifestants brandissaient des banderoles, certaines reflétant leurs désaccords sur ce que cette journée devait symboliser.
Officiellement, il ne s'agit que d'avions d'entrainement. Reste qu'au moment où la répression se poursuit en Syrie, la Russie continue de soutenir militairement le pouvoir de Damas. Selon le quotidien russe Kommersant, Moscou va prochainement livrer 36 appareils de type Yak-130 au régime de Bachar el Assad. Un contrat qui devrait rapporter aux autorités russes la modique somme de 550 millions de dollars.
La révolte contre le régime syrien serait-elle en train de connaitre un tournant ? Les rebelles affirment s'être emparés de Doura, l'une des principales villes de la banlieue de Damas, à une vingtaine de kilomètres au nord-est de la capitale syrienne. Selon l'opposition, c'est là que les troupes de Bachar el Assad se seraient retirées samedi soir, après d'intenses combats contre des déserteurs de l'armée syrienne. L'information, si elle se confirmait, serait un coup dur pour le régime alaouite.
« La nouvelle star » : une émission mondialement connue qui permet à de jeunes chanteurs de montrer leur talent musical et d'espérer un tremplin pour leur carrière. Mais à Gaza, le Hamas ne l'entend pas de cette oreille. Le mouvement islamiste palestinien au pouvoir a tout simplement interdit la diffusion de l'émission. Pour Hassan Abou Haschich, en charge des médias au sein du gouvernement Hamas, ce programme qui mélange filles et garçons est tout simplement « indécent ».
Le grand ménage au sein du Hamas. Alors qu'on évoque des tensions persistantes avec l'Iran, c'est désormais de Khaled Mechaal que semble lentement s'éloigner le mouvement islamiste palestinien. D'après des sources citées dans la presse arabophone, le chef du bureau politique du Hamas, officiellement toujours en exil à Damas, ne sera pas reconduit dans ses fonctions. Une décision qui entrera en vigueur à l'issue des élections prévues d'ici quelques mois au sein du mouvement.
La répression en Syrie serait-elle en train de franchir un nouveau cap ? D'après des sources proches de l'opposition, le Hezbollah aurait procédé à des tirs de roquettes contre des civils dans la région de Damas. Les rebelles syriens, qui ne fournissent aucun bilan, affirme que cette attaque a été délibérément coordonné par le régime de Bachar el Assad et le mouvement chiite libanais, dont ce n'est pas la première fois qu'il est pointé du doigt.
Les Etats-Unis sont inquiets : Israël se préparerait à frapper l'Iran sans leur feu vert. Une crainte relayée la semaine dernière dans le Wall Street Journal et qui pousserait le Pentagone à envisager plusieurs scénarios du pire, conséquence d'une possible attaque israélienne. Pour y voir plus clair mais également tenter de raisonner leur allié israélien, les Américains vont dépêcher à Jérusalem Martin Dempsey, leur nouveau chef d'état-major. Une visite programmée pour mardi et qui s'annonce d'ores-et-déjà crucial sur le dossier iranien.
Mohamed El Baradei ne sera pas candidat à l'élection présidentielle en Egypte. L'ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a annoncé sa décision dans un communiqué. Il y explique que sa conscience ne lui permettait pas de présenter sa candidature à la présidence ou à tout autre poste officiel tant qu'il n'y a pas de véritable démocratie en Egypte. El Baradei affirme que malgré la chute d'Hosni Moubarak, les dignitaires du régime sont toujours en place.