Le président israélien Shimon Peres a estimé dans un entretien au Figaro à paraître mardi. que « si l'Iran est confronté à un front uni » sur la question nucléaire, « ce pays changera ». Selon le nouveau chef de l'Etat hébreu, « la force des Iraniens ne tient qu'à la division du monde ».

Peres rappelle dans cet entretien que quatre pays ont déjà renoncé à l'arme atomique sous la pression de la communauté internationale, à savoir l'Ukraine, la Libye, l'Afrique du Sud et la Corée du Nord, « pour 25 millions de dollars, ce qui n'est pas cher payé », selon lui.

A propos de la Syrie, Peres affirme qu' « elle doit choisir à quel monde elle appartient ». « Elle ne peut pas soutenir le Hezbollah, lui fournir des armes (...) tout en proclamant vouloir la paix ».

Interrogé sur la victoire des islamistes aux élections législatives en Turquie, le président israélien souligne que le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan « a promis qu'il continuerait la politique qu'il suivait et qui s'est traduite par des excellentes relations entre Israël et la Turquie, un pays ouvert et avancé ».

Enfin, sur les relations avec les Palestiniens, Peres estime que « l'économie constitue le nouveau credo » et que « nous n'avons pas besoin de la colonisation ». « Je propose aux Palestiniens de tenter d'abord d'améliorer les relations, et parallèlement, d'engager des négociations », déclare encore le prix Nobel de la paix et négociateur des accords d'Oslo.

La présidence de Shimon Peres ne se limitera sans doute pas à un rôle honorifique. L’ancien Premier ministre entend dicter une ligne de conduite à l’Etat d’Israël, une ligne de conduite placée sous le signe de la fermeté concernant l’Iran et du dialogue concernant notamment les Palestiniens.24/07/07

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