Le Hezbollah doit participer ce week-end à la conférence interlibanaise organisée près de Paris en France. La semaine dernière, le Président Nicolas Sarkozy a qualifié le mouvement chiite de « mouvement terroriste », lors de son entretien avec les familles des soldats israéliens enlevés.

Or, retournement de situation, selon nos confrères du Jérusalem Post, le locataire de l’Elysée aurait déclaré jeudi soir, lors du congrès d’Epinay qu’ « il ne fallait pas considérer le Hezbollah comme un mouvement terroriste ». Propos controversés et pourtant confirmés par le porte-parole de l’Elysée David Martinon pour lequel « le Hezbollah est un acteur politique important au Liban. Il est l'une des composantes du dialogue national. A ce titre, il est invité aux rencontres des factions libanaises à Paris».

La ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, s’était pourtant félicitée dans un entretien publié jeudi dans Le Nouvel Observateur de la façon dont Nicolas Sarkozy aborde les problèmes du Proche-Orient, estimant que le président de la République française se démarque d'une époque “révolue”.

Le double langage à la française démontre une fois encore la modernité de fameux adage de l’Ecclésiaste selon lequel « il n’y a rien de nouveau sous le soleil ».

Beni Issembert

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LE JUDEO FACHISME

Soumis par Anonymous le sam, 07/14/2007 - 22:02.
Lentement, mais sûrement, vers un Holocauste palestinien Par Richard Falk Richard Falk, juriste international, est actuellement professeur émérite de droit international à Princeton. Même s’il était reconnu que les pressions exercées sur Gaza ont une potentialité génocidaire, et même si l’impunité d’Israël, sous le parapluie géopolitique américain était rangée au placard, il est très peu certain qu’une quelconque forme d’action protectrice serait entreprise à Gaza. "Et quelle bête brute, revenue l’heure Traîne la patte vers Bethléem, pour naître enfin ?” William Butler Yeats, The Second Coming (1919) (traduction d’Yves Bonnefoy in Anthologie bilingue de la poésie anglaise, La Pléiade, 2005) Nul doute que l’Holocauste nazi ait été aussi proche que possible du mal absolu tel qu’il a été révélé tout au long de l’histoire sanglante de l’espèce humaine. Son caractère massif, son intention génocidaire affichée et son recours à la mentalité et aux possibilités techniques de la modernité confèrent à sa mise en œuvre dans les camps de concentration d’Europe un statut spécial dans notre imaginaire moral. Ce statut spécial est exhibé, au moyen de la présentation continuelle de ses réalités sanglantes, par des films, des livres et toute un ensemble d’artefacts culturels, plus de soixante ans après que les événements dont il est question aient cessé. La mémoire permanente de l’Holocauste est maintenue en vie, par ailleurs, par l’existence de plusieurs muséums prestigieux, voués exclusivement à la description des horreurs qui se sont produites durant la période où les nazis étaient au pouvoir en Allemagne. Dans ce contexte, il est particulièrement douloureux, pour moi qui suis juif américain, de me voir dans l’obligation de décrire les mauvais traitements en cours et croissants infligés par Israël au peuple palestinien en devoir recourir à une métaphore aussi incendiaire que celle de l’ «holocauste ». Ce mot est tiré du grec ‘holos’ (qui signifie « totalement, complètement ») et ‘kaustos’ (qui signifie « brûlé »). Il était utilisé en grec ancien pour signifier la calcination complète d’une offrande sacrificielle sur l’autel d’une divinité. Un tel contexte impliquant une action rituelle, il y a une certaine tendance, dans la littérature juive, à lui préférer le mot ‘Shoah’, en hébreu, qui peut être traduit en gros par « calamité, catastrophe », et qui fut choisi en 1985 pour titre du film d’une durée de neuf heures, relatant les conséquences du nazisme, du réalisateur français Claude Lanzmann. Les Allemands eux-mêmes étaient plus « hygiénistes » dans leur terminologie, puisqu’ils appelaient officiellement leur projet : « Solution finale de la question juive ». Cette désignation, bien entendu, est inexacte, étant donné que plusieurs autres identités furent aussi les cibles de cette agression génocidaire, dont les Roms et les Sinti (les Tziganes), les Témoins de Jéhovah, les homosexuels, les handicaps, les opposants politiques. Est-ce une exagération irresponsable que d’associer le traitement infligé aux Palestiniens avec ce palmarès criminel d’atrocités collectives perpétrées par les nazis ? Je ne le pense pas. Les derniers développements dans la bande de Gaza sont particulièrement dérangeants précisément parce qu’ils expriment une intention absolument délibérée, de la part d’Israël et de ses alliés, de soumettre une communauté humaine entière à des conditions mettant sa vie en danger de la plus extrême cruauté. La suggestion que ce type de comportement est en réalité un holocauste en devenir représente un appel quasi désespéré adressé aux gouvernements du monde entier ainsi qu’à l’opinion publique internationale leur demandant d’agir urgemment afin d’empêcher que ces tendances génocidaires ne culminent dans une tragédie collective. A supposer que l’éthos d’un « devoir de protection », récemment adopté par le Conseil de sécurité de l’Onu comme fondement des « interventions humanitaires » ait une applicabilité, il consisterait à agir immédiatement afin de commencer à protéger la population de Gaza contre de nouvelles douleurs et de nouvelles souffrances. Mais il serait irréaliste d’attendre de l’Onu qu’elle remue le petit doigt devant cette crise, étant donné le soutien inconditionnel des Etats-Unis à Israël, surtout si l’on prend en ligne de compte l’énergie avec laquelle les gouvernements européens ont prêté main-forte aux récents efforts illicites visant à écraser le Hamas, en tant que force politique palestinienne. Même s’il était reconnu que les pressions exercées sur Gaza ont une potentialité génocidaire, et même si l’impunité d’Israël, sous le parapluie géopolitique américain était rangée au placard, il est très peu certain qu’une quelconque forme d’action protectrice serait entreprise à Gaza. Il y avait eu de forts signaux avertisseurs, en 1994, d’un génocide à venir au Rwanda, et pourtant, rien n’avait été fait pour l’empêcher ; l’Onu et le monde entier ont regardé sans rien faire, tandis que se déroulait le massacre de Bosniaques, à Srebrenica, en 1995 – incident que la Cour Internationale de Justice a qualifié de « génocide », voici de cela quelques mois ; de même, il y a eu des allégations réitérées d’un comportement génocidaire au Darfour, tout au long des dernières années écoulées, or la communauté internationale n’a pour ainsi dire pas bougé le petit doigt, ni afin de protéger les personnes menacées, ni pour résoudre le conflit en répartissant de manière équitable le pouvoir et les ressources naturelles entre les groupes ethniques en conflit. Mais la situation à Gaza, du point de vue moral, est pire, et de très loin, bien que des décès massifs ne s’y soient pas encore produits. C’est bien pire, car la communauté internationale est en train de regarder le spectacle hideux se dérouler tandis que certains de ses membres les plus influents encouragent et secondent activement Israël dans sa façon de traiter Gaza. Non seulement les Etats-Unis, mais aussi l’Union européenne, sont complices, comme le sont ces piètres voisins que sont l’Egypte et la Jordanie, qui redoutent manifestement que le Hamas ait un rapport, d’une façon ou d’une autre, avec leurs propres problèmes liés à l’ascension des Frères musulmans à l’intérieur de leurs propres frontières. Il est utile de rappeler ici que les démocraties libérales de l’Europe ont rendu hommage à Hitler, lors des Jeux Olympiques de 1936, après quoi elles ont envoyé balader des dizaines de milliers de réfugiés juifs fuyant l’Allemagne nazie. Je ne suggère nullement que la comparaison doive être perçue comme littérale, mais j’insiste sur le fait qu’un certain type de criminalité associée à l’action politique israélienne à Gaza a été, de fait, soutenu et secondé par les grandes démocraties du vingt-et-unième siècle. Pour étayer ces allégations, il faut prendre en considération le contexte de la situation actuelle. Depuis plus de quarante ans, c’est-à-dire en permanence, depuis 1967, Gaza a été occupée d’une manière qui a transformé cette zone surpeuplée en un véritable chaudron de douleur et de souffrance de toute une population, quotidiennement, avec plus de la moitié des Gaziotes habitant dans de misérables camps de réfugiés, plus nombreux encore étant ceux qui dépendent des secours humanitaires pour satisfaire leurs besoins humains les plus vitaux et élémentaires. A grands sons de tambours et trompettes, sous la houlette de Sharon, Israël a soi-disant mis un terme à son occupation militaire, et démantelé ses colonies, en 2005. Ce processus a été dans une très large mesure une mascarade, Israël ayant maintenu son contrôle total sur les frontières, l’espace aérien, les eaux territoriales, tout en affirmant son contrôle militaire sur Gaza, engageant des incursions violentes, tirant des missiles sur Gaza à volonté, pour des missions d’assassinats ciblés qui sont en elles-mêmes des violations du droit humanitaire international, et trouvant le moyen de tuer plus de 300 civils gaziotes depuis son départ physique supposé. Tout aussi inacceptable que cette première partie de cette histoire, un tournant dramatique, vers le pire, s’est produit lorsque le Hamas a remporté les élections législatives palestiniennes, en janvier 2006. Quelle ironie amère que le Hamas ait été encouragé, tout particulièrement par Washington, à participer à ces élections afin de faire montre de son engagement vis-à-vis d’un processus politique (en tant qu’alternative à la violence) pour se voir ensuite terriblement puni pour avoir eu la témérité de l’emporter ! Ces élections furent placées sous contrôle international, sous l’autorité de l’ancien président américain Jimmy Carter, et elles furent déclarées totalement libres et démocratiques. Carter a qualifié récemment ce refus israélo-américain de reconnaître l’issue d’un tel verdict électoral démocratique de « criminel » lui-même. Cela discrédite par ailleurs gravement la campagne déployée par l’administration Bush visant à promouvoir la démocratie dans cette région du monde, une initiative d’ores et déjà fortement obérée par le fiasco de la politique américaine en Irak. Après avoir remporté les élections palestiniennes, le Hamas fut châtié, au prétexte qu’il se serait agi d’une organisation terroriste qui n’aurait pas renoncé à la violence contre Israël et qui aurait refusé de reconnaître l’Etat juif en tant qu’entité politique légitime. De fait, le comportement et l’allure du Hamas sont tout autres. Dès le début de sa création, le Hamas s’est dit prêt à travailler avec d’autres formations palestiniennes, en particulier avec le Fatah et Mahmoud Abbas, afin de créer un gouvernement d’ « union ». Plus encore, ses dirigeants ont fait montre d’une volonté de progresser vers une acceptation de l’existence d’Israël, dès lors que ce pays accepterait, quant à lui, de se retirer à l’intérieur de ses frontières antérieures à 1967, en mettant enfin en application les Résolutions 242 et 338 adoptées à l’unanimité par le Conseil de Sécurité. Plus théâtralement encore, le Hamas a proposé une trêve de dix ans avec Israël, allant jusqu’à décréter et mettre en vigueur un cessez-le-feu unilatéral qui tint plus de dix-huit mois, et qui ne fut rompu qu’afin, pour lui, de se lancer dans des frappes plutôt pathétiques essentiellement en représailles à de violentes provocations israéliennes dans la bande de Gaza. Comme l’aurait dit Efraim Halevy, ancien chef du Mossad (service de renseignement israélien) : « Ce dont Israël a besoin, de la part du Hamas, c’est d’une fin des violences, et non d’une reconnaissance diplomatique. » Et c’est précisément ce que le Hamas a offert, et qu’Israël a rejeté. L’arme principale à la disposition du Hamas, et d’autres éléments palestiniens extrémistes, c’étaient les missiles Qassâm, qui causèrent la mort de pas plus de 12 civils israéliens en six ans. Même si chaque mort de civil est une tragédie inacceptable, il y a une telle disparité dans les ratios des morts et des blessés des deux côtés que cela remet en cause la logique sécuritaire consistant à infliger en permanence une force excessive ainsi que des punitions collectives à la toute la population de Gaza en état d’insurrection, laquelle est considérée, à juste titre, comme la population carcérale de la plus grande ‘prison’ du monde. Bien loin d’user de diplomatie et de respecter les résultats d’élections parfaitement démocratiques, Israël et les Etats-Unis ont pesé de tout leur poids pour renverser le résultat des élections législatives de 2006 en organisant un ensemble d’initiatives internationales visant à faire échouer le Hamas dans sa gouvernance de la bande de Gaza. Ces efforts furent renforcés par la mauvaise volonté associée des éléments vaincus du Fatah à coopérer avec le Hamas en vue de la création d’un gouvernement susceptible de représenter l’ensemble des Palestiniens. La principale tactique anti-Hamas sur laquelle on comptait beaucoup consistait à soutenir Abbas en tant qu’unique dirigeant légitime du peuple palestinien, à imposer un boycott économique aux Palestiniens de manière générale, à envoyer des armes aux milices du Fatah et à impliquer des pays voisins dans ces initiatives, en particulier l’Egypte et la Jordanie. Le gouvernement américain nomma un envoyé spécial, le lieutenant général Keith Dayton, qu’il envoya sur place travailler avec les forces d’Abbas ; celui-ci a contribué à convoyer 40 millions de dollars dans les territoires occupés, afin de mettre sur pied la garde présidentielle [prétorienne] d’Abbas, composée des forces du Fatah fidèles à Abbas. C’était là, en l’occurrence, une politique particulièrement désastreuse. Les milices Fatah, en particulier à Gaza, étaient depuis fort longtemps largement corrompues, et elles faisaient souvent usage de leurs armes pour terroriser leurs adversaires et pour intimider la population de toutes sortes de manières violentes. Ce sont ces abus du Fatah qui ont joué un rôle non négligeable dans la victoire électorale du Hamas, en 2006, ainsi que le sentiment largement répandu dans la population que le Fatah, en tant qu’actant politique, n’avait ni la volonté ni la capacité d’obtenir des résultats quelque peu positifs pour le peuple palestinien, tandis que le Hamas, au contraire, avait réussi à résister et à mettre à la disposition de la population des services publics quasi unanimement admirés par les Gaziotes. La phase ultime de cette dynamique interne / externe allait introduire des dissensions proches de la guerre civile à Gaza, qui aboutirent à une prise de contrôle totale par les forces du Hamas. Par une ironie dont l’Histoire a le secret, tout un ensemble de politiques adoptées par Israël en partenariat avec les Etats-Unis, une fois de plus, produisirent un résultat aux antipodes de leurs effets escomptés. L’impact du refus de reconnaître les résultats des élections a rendu (dix-huit mois plus tard) le Hamas bien plus puissant qu’auparavant dans l’ensemble des territoires palestiniens [c’est-à-dire tant en Cisjordanie que dans la bande de Gaza, ndt], et il a eu pour effet de placer celui-ci aux manettes à Gaza. Un tel résultat rappelle un effet similaire de la Seconde guerre du Liban, en juillet 2006, qui avait été déclenchée par la doublette stratégique Israël / Etats-Unis en vue de détruire le Hezbollah, mais qui a eu pour conséquence, en réalité, de faire de celui-ci une force encore plus puissante et respectée, tant au Liban que dans l’ensemble du Moyen-Orient… Israël et les Etats-Unis semblent empêtrés dans une logique faussée, qui les rend incapables de tirer la leçon de leurs erreurs, et qui leur fait prendre toute déconvenue pour l’indication qu’au lieu de réfléchir et de mettre la pédale douce, leur initiative brouillonne doit au contraire être amplifiée et intensifiée, l’échec ayant résulté (à leurs yeux) du fait qu’ils auraient fait trop peu de ce qui s’imposait, plutôt que de ce qui était pourtant la réalité, à savoir qu’ils venaient de faire une énorme connerie…Ainsi, bien loin de tirer parti de l’appel réitéré du Fatah à la constitution d’un gouvernement d’union, et de ses assurances que son action n’était pas dirigée contre le Fatah en tant que tel, mais bien uniquement motivée par le fait que « nous ne pouvions pas faire autrement que mettre au pas une petite clique en son sein » (Abu Ubaya, commandant militaire du Hamas), Israël semble plus déterminé que jamais à fomenter une guerre civile en Palestine, à faire payer les Gaziotes de leur bien-être et de leurs vies le prix suffisant pour écraser leur volonté, et pour séparer une bonne fois pour toutes les destinées de la bande de Gaza de celles de la Cisjordanie. La tournure insidieuse prise par l’occupation israélienne est la suivante : pousser Abbas à se raccrocher à une approche dure, sans aucun compromis, vis-à-vis du Hamas, illustrée par la création d’un gouvernement « d’urgence » non élu, en remplacement du leadership (démocratiquement) élu. Le Premier ministre d’urgence désigné, Salam Fayyad, étant nommé afin de remplacer le chef du Hamas, Ismaïl Haniyyéh, en tant que chef du gouvernement de l’Autorité palestinienne. Il est révélateur de se remémorer que lorsque le parti de Fayyad participait aux élections de 2006, ses candidats n’ont remporté que 2 % des voix… Israël, rapporte-t-on, serait par ailleurs disposé à alléger certaines restrictions imposées aux déplacements en Cisjordanie, de manière à convaincre les Palestiniens qu’ils pourraient connaître un avenir meilleur en répudiant le Hamas et en misant sur le canasson Abbas, désormais devenu un personnage politique totalement discrédité, qui a carrément bradé la cause palestinienne pour se gagner les faveurs et le soutien d’Usraël, et pour s’imposer dans la lutte interne pour le pouvoir palestinien. Afin d’atteindre ces objectifs, il est concevable, bien qu’improbable, qu’Israël en vienne à élargir Marwan Barghouthi, le seul dirigeant Fatah crédible, de sa prison, pour peu que celui-ci soit prêt à accepter l’approche israélienne Sharon / Olmert en matière de création d’un « Etat palestinien ». Cette dernière initiative est peu probable, Barghouthi étant le jour et la nuit par rapport à un Abbas : il est extrêmement peu probable que Barghouthi accepte autre chose qu’un retrait total d’Israël jusqu’à l’intérieur de ses « frontières » de 1967, avec, y compris, le démantèlement des colonies sionistes en Cisjordanie et à Jérusalem Est. Ce dernier revirement dans la politique israélienne doit être compris dans le contexte plus large du refus opposé par Israël à l’obtention d’un compromis raisonnable avec le peuple palestinien, et ce, depuis 1967. La quasi-totalité des observateurs admettent qu’un tel résultat dépend d’un retrait israélien, de la création d’un Etat palestinien doté d’une souveraineté totale sur la Cisjordanie et la bande de Gaza, dont la capitale serait Jérusalem Est, et d’une aide financière extérieure suffisante pour ouvrir aux Palestiniens la perspective d’une viabilité économique. La vérité, c’est qu’il n’y a aucun dirigeant israélien qui nourrisse cette vision ou qui soit partisan de négocier une telle solution, and c’est la raison pour laquelle le combat va se poursuivre, avec des violences des deux côtés. L’approche israélienne du défi palestinien est basé sur l’isolement de la bande de Gaza et un saucissonnage de la Cisjordanie conservant intouchés les blocs d’implantation, ainsi que l’appropriation de la totalité de Jérusalem, considérée comme la capitale d’Israël. Cette mise au rencart de la diplomatie a été le trait dominant du comportement israélien pendant des années, y compris durant le processus dit « de paix » d’Oslo, qui avait été lancé dans la roseraie de la Maison Blanche, à Washington, en 1993, par une célèbre poignée de mains échangée entre Yitzhak Rabin et Yasser Arafat. Pendant qu’on bavardait de paix, le nombre des colons israéliens doublait, des sommes énormes étaient investies dans des routes réservées aux colonies et directement reliées au territoire israélien, et le processus ‘colonisation israélienne’ / éviction des Palestiniens’ de Jérusalem Est se poursuivait inexorablement, à grands pas. De manière significative, également, le « modéré » Arafat fut totalement discrédité en tant que dirigeant palestinien capable de négocier avec Israël, étant traité comme quelqu’un de dangereux précisément parce qu’il était impatient d’accepter un compromis raisonnable. Il est intéressant de noter que, jusqu’à tout récemment, dès lors qu’il était devenu (l’idiot) utile pour renverser la victoire électorale du Hamas, Abbas fut traité par les Israéliens comme quelqu’un de trop faible, manquant trop d’autorité pour agir au nom du peuple palestinien dans un processus de négociation – une excuse de plus, pour Israël, pour s’enferrer dans sa tactique unilatérale adorée. Ces considérations rendent elles aussi hautement improbable que Barghouthi soit relâché, à moins que ne se produise un changement d’attitude spectaculaire du côté israélien. Au lieu d’œuvrer dans le sens d’un forme ou d’une autre d’une solution politique, Israël a érigé une muraille de sécurité aussi technologiquement sophistiquée qu’illégale sur le territoire palestinien, il a étendu les colonies, il a rendu invivable la vie des 1,4 millions de Palestiniens confinés dans la bande de Gaza, et il prétend que ces « faits accomplis » illégaux paveraient la voie en direction de la sécurité et de la paix ! Le 25 juillet prochain, des dirigeants israéliens, égyptiens, jordaniens et ‘autorito-palestiniens’ vont se rencontrer à Sharm El-Sheikh, sur la Mer Rouge, afin d’aller de l’avant dans leur diplomatie anti-Hamas. Israël propose de libérer 250 prisonniers fathaouis (sur les 9 000 Palestiniens qu’il détient, à ce jour), et de refiler les revenus des taxes palestiniennes à Abbas à tempérament, pour peu que pas un centime de ces fonds ne soient utilisés dans la bande de Gaza, où une catastrophe humanitaire est en train de bourgeonner, de jour en jour. Ces dirigeants sont convenus de coopérer dans cet effort visant à briser le Hamas et à imposer une Autorité palestinienne à direction Fatah pur sucre à une population palestinienne rétive. Il faut se souvenir que le Hamas a gagné les élections de 2006, non seulement dans la bande de Gaza, mais aussi en Cisjordanie ! Dénier aux Palestiniens leur droit à l’autodétermination garantit un retour de manivelle similaire à celui produit par des efforts du même acabit, qui ont le don de générer une version radicalisée de ce qu’on souhaiterait voir disparaître… Comme l’ont indiqué certains commentateurs, la seule manière de se débarrasser du Hamas, c’est de le remplacer par Al-Qa’ida ! Actuellement, Israël durcit le boycott économique qui a placé la population de la bande de Gaza au bord de la famine. Cet ensemble de politiques, suivies depuis plus de quarante ans, a imposé une existence infra-humaine à des gens qui ont été continument et systématiquement pris pour cible par tout un éventail de formes particulièrement cruelles de punition collective. La totalité de la population de la bande de Gaza est traitée comme « ennemie » d’Israël, et on se soucie peu, à Tel Aviv, de reconnaître l’innocence de cette société civile martyrisée depuis si longtemps. Persister dans une telle approche, dans les circonstances actuelles, est de fait génocidaire, et risque de détruire une communauté palestinienne toute entière, qui fait partie intégrante d’un ensemble ethnique. C’est cette perspective qui rend appropriée une mise en garde contre un holocauste palestinien en puissance, et qui devait rappeler au monde entier le célèbre vœu de l’ère post-nazie : « Plus jamais ça ! »

Sarko aime les projecteurs,

Soumis par Anonymous le sam, 07/14/2007 - 13:37.
Sarko aime les projecteurs, comme son gouvernement. Il aime les paillettes, ce qui brille, comme ses prédécesseurs, l'expérience et la carrure en moins. Je crains qu'au moindre accrochage avec les barbus, les soldats français de la finul ne fasse dans leur froc et ne soient rappelés à la maison. Alors cette "réunion" avec le diable en personne (Nasrallah et ses barbu du hezb.et Hamas) est symptomatique de ce que la france est capable de ne pas faire : tenir ses engagements, ses promesses. Sarko fera preuve de duplicité, contrairement à Chirac.

La prochaine Guerre vous seras fatale !

Soumis par Anonymous le sam, 07/14/2007 - 09:35.
L'Iran a un accord de defense avec la Syrie et le Hezbollah et encore une fois le Hamas s en mêleras vous serez attaquez à L'Ouest par l Iran et la Syrie au Nord pas le Hezbollah et au sud pas les roquettes Kassam de Hamas alors oui vous ferez des morts chez vos ennemis en face, mais cette fois ce sont des forces aériennes avion de chasse Iranien et Syrien qui s attaqueront sur vos villes et non des misilles qui n ont aucune precision, non seulment vous perdrez le Golan mais bien plus de mort coté Israeliens que les fois precedentes. Ne soyez pas Naifs votre gouvernement compte trop sur les Americain qui dans un bourbiers en Irak ne se mouillerons pas trop croyez moi et meme si vous avez un avantage technologique (ce qui encore une fois n est pas prouver car personne aujourd huie ne connait réellement les armes Iranienne certaine construit par eux meme et d autres vendue par les Russes comme leurs lance roquette qui detruisent vos char sans aucune difficulté) vous serez en infériorité numerique face au 1 000 000 de soldats Iraniens (350 000 soldats, 500 000 Gardien de la revolutions, 200 000 reserviste) les 300 000 soldats Syriens la force du Hamas au Sud et les combattant du Hezbollah au nord. Alors ne soyez pas duppe votre gouvernement vous Bluff ! il n est en aucun cas capable d assurer votre securité vous devrieriez vite changer de strategie politique et entamer de vraie negociation avec de vraie concession sinon vous courrez a votre perte et les enfants Israéliens ne connaitrons ni "ETAT FORT" ni "PAIX" SHALÖM à tous...

Quel est d'après toi la

Soumis par Anonymous le lun, 07/16/2007 - 13:01.
Quel est d'après toi la volonté de l'IRAN ? detruire ISRAEL ? ou détruire le dernier rempart de la démocratie en s'attaquant à ISRAEL pour mieux étendre son Islamisme conquerant sur le reste de l'Europe ? Tu n'est pas juif, mais es-tu arabe ou chretien ? Car si tu es arabe, alors merci pour tes mises en garde, mais reconnais au moins que le seul objectif des arabes est de détruire ISRAEL, donc pas d'autre solutrion que de se battre. Si tu est chrétien, essaye de comprendre que ISRAEL est ton dernier bouclier, car tu va te faire islamisé comme beaucoup de peuple a travers la planete, et tu n'y pourra plus rien. Réflechi et comprends ou est ton interet au lieu de te laisser dominer par ton antisionisme issu de la pensée unique socialiste

APRES ILS IRONT DIRE QU'IL

Soumis par Anonymous le sam, 07/14/2007 - 15:18.
APRES ILS IRONT DIRE QU'IL SONT 1 SEUL HEZBOLLAH DEVANT TOUTES UNE ARM2E ISRAELIENNE ET QUE LA SYRIE ET LES PAYS ARABES QUI CERNENT ISRAEL N4Y SONT POUR RIEN QUE C4EST NOUS LES PARANO VOIL0 UN DOUBLE LANGAGE LES MASQUES TOMBENT

tu la regardera à la télé

Soumis par Anonymous le sam, 07/14/2007 - 13:42.
tu la regardera à la télé ou iras tu te faire triuer la peau ?? Dis moi !!! Tu auras les couilles ou pas ?? Dis moi !! Tu jouis à la vue du sang ?? Dis moi !! Peut être que se sera le sang arabe qui coulera à flots !! Qu'en penses tu??

arréte de croire les

Soumis par Anonymous le sam, 07/14/2007 - 13:39.
arréte de croire les balivernes de ce gros porc de Nassrallah.... pensez plutot à vous dévellopé que vous etent en trein de faire chier la planéte entiére avec vos conneries de "guerres sainte" lui Nazrallah en attendant est bien caché dans son Bunker ce lache.. il sait trés bien qu'un jour il vas se prendre un misile de Tsahal dans le cul et ira rejoindre Yassine au "paradis des martyrs" ...

prochaine guerre

Soumis par Anonymous le sam, 07/14/2007 - 12:09.
pauvre con! si c'était le cas les arabes du monde entier auraient déjà attaqué ISRAEL alors au lieu de dire des conneries que tu entend sur les ondes arabes tu ferais mieux de te calmer et d'annaliser la politique moyen-orientale avec calme et ne pas croire à toutes ses balivernes qu' l'on entend pour calmer la rue. Quand à ISRAEL je crois qu'elle est en mesure des donner une ultime raclée à tous ses pays voisins plus tous les cons qui se joindrons pour la détruire à bon entendeur SALUT manitou

en plus c con dit à la fin

Soumis par Anonymous le sam, 07/14/2007 - 13:31.
en plus c con dit à la fin : "les Israéliens ne connaitrons ni "ETAT FORT" ni "PAIX" SHALÖM à tous"..."Shalom" qui veut dire paix...c dire son ignorance..

ta rien compris jsui mem pas arabe ducon

Soumis par Anonymous le sam, 07/14/2007 - 14:26.
je sais ce que veut dire Shalom ! c etais justement parceque ca veut dire paix comme "Salam" que ca avait un coté ironique dédié au sioniste !

ouais au lieu de cultiver

Soumis par Anonymous le sam, 07/14/2007 - 13:47.
ouais au lieu de cultiver la guerre, ces connards devraient plutôtdéffricher leurs petits cerveaux

Deffricher, en effet !

Soumis par Anonymous le sam, 07/14/2007 - 14:27.
C est sûr il n on plus de terre a deffriché, vous leurs avait toute volé

tien voila madame

Soumis par Anonymous le sam, 07/14/2007 - 11:24.
tien voila madame soleil...désolé mais des experts militaire comme toi j'en chie tous les matins... pffff ! tu peut nous expliqué comment tes "1 000 000 de soldats Iraniens" arriveront jusqu'en Israel ?? l'Iran na meme pas de frontiéres commune avec Israel... pareil pour tes prétendu "avions de chasse Iranien" sache qu'un avion de chasse na pas assez de carburant pour atteindre Israel... par contre l'inverse est possible pour Israel qui posséde des bombardiers longue porté, sous-marins nucléaire ect... arréte des phantasms de destructions...apparament certains n'ont pas encore compris la leçon de 67... mais rassurez vous Israel est prét à vous la réppété à nouveau ...vous avez la téte dur, et allez encore perdre.. car vous ne respéctez pas le coran, qui dit que la terre des juifs c Israel...

L Iran et la Syrie ne font d un pays abrutis

Soumis par Anonymous le sam, 07/14/2007 - 14:31.
les frontire de la Syrie c est comme si c etais les frontiere de L IRAN ou meme de l Irak ta pas compris c est qu un seul peulple ! pareil pour le Liban l année prochaine apres les elections le Liban passera au main du Hezbollah et on auras Nasrallah comme premier ministre au pays du cedre ! et tout ca grace a vous ca c est vous qui alimenté le sentiment d antisémitisme dans le monde la Victimisation de l HAULOCAUSTE ca marche plus 6 million de mort oui mais on s en fou on etais meme pas née c est du passé faut trouver autre chose maintenant si vous voulez vous faire passer pour les gentils !

je te cite : ""les frontire

Soumis par Anonymous le sam, 07/14/2007 - 16:44.
je te cite : ""les frontire de la Syrie c est comme si c etais les frontiere de L IRAN ou meme de l Irak ta pas compris c est qu un seul peulple !"" dit moi t'en à d'autres aussi débil que c'elle-la ??? parceque la je suis plier de rire... tu croit vraiment que le temp que les 1 000 000 soldats Iraniens traversent la Syrie pour ensuite arrivé en Israel, Tashal vas rester les bras croisser à attendre ?? Israel posséde toute une game de satélites d'observations...au moindre mouvement de troupes suspect vers Israel, Téhéran et Damas seront déja en cendre... et dire que c un meme peuple c encore plus débil, quand ont sait que chiites (Iran) et sunite (Syrie) s'entre-tue partout ! Liban, Irak c le bordel entre eux...alors ouvre un peu les yeux avant d'avancé n'importe quoi...

Reponse sur les satelites israeliens

Soumis par Anonymous le sam, 07/14/2007 - 19:28.
C est a toi d ouvrir les yeux pas besoin de satélites pour se rendre compte que les Iranien sont deja en Syrie au Liban et meme a Gaza et en CISJORDANIE ! Evidemment ils sont pas assez bete pour deployer des escadron qui marche au pas ! mais les Bulldozer Syrien ne se cache de personne au Golan pour creuser les tranchée tout comme ceux de Tsahal fodrais etre aveugle pour pas se rendre compte de ce qui se passe et votre gouvernement en est concient c est d ailleur pour ca que Olmert veut negocier avec la Syrie avant qu il signe un accord de defense avec l Iran comme par hasard Israel ne voulait pas entendre parler d eux Encore une fois ! je ne suis pas Arab mais j ai les yeux ouvert vous parlez de 1967 comme si vous aviez gagner quelque chose alors que vous avez autant perdue que les palestinien eux leurs terre vous votre securité en 50 ans vous n avez gagnez que la guerre rien d autre jamais vous n avait eu la paix juste des pauses pendant que vos ennemis refesait le plein d arme et au passage en Syrie il y as bien plus de chiite que de Sunnite et en Irak c est pas le bordel au contraire ca les arange que les americain soit occuper ils on un tiers de leur armée la bas sachant qu un autre tiers est obliger de rester au pays normal pour assure la securité ca leurs laisse peu de marge de manoeuvre surtout que l opinio americaine n accepteras jamais un nouveau deploiment de troupe americaine surtout pas pour defendre un autre pays moi je vous le dit il feront de beau discour il les condamneront a l ONU le genre de truc dont tout le monde s en fous il vous enverront quelque troupes quelque avion et quelque main serrer devant les cameras mais vous serez seul et L Iran auras assez d uranium enrichi pour une bombe d ici a un an d apres vos propre service de renseignement il ne vous attaqueront pas avant !

d'aprés les experts

Soumis par Anonymous le sam, 07/14/2007 - 20:22.
d'aprés les experts militaire Israel aurai les moyens de résisté et de survivre meme en cas d'attaque nucléaire...en effet tout est prévue pour un conflit de ce type... abris, postes de commandement sousterrain, hopitaux, bunkers ect...ceux qui souffrirai le plus d'un tel conflit se sont les palestiniens, qui eux ne pouraient par faire face aux conséquences... et si sa devai arrivé j'ose meme pas immaginé la ripposte d'Israel qui serai sans doute térrible... aprés tu dit que les Israeliens ne vivent pas en sécurité...ben désolé mais c complétement faux ça c les conneries des médias et la propagande...Israel c l'endroit le plus sure au monde et les israeliens vivent tres bien, meme mieux qu'ailleur...le térritoire est petit et plus facile à protégé...de plus, devoir assuré en permanence sa sécurité sa stimule les énergies, le géni et la créativité.. et l'écconomie se renforce automatiquement...les Israeliens peuvent etre fier deux car ils trouvent toujour la parade et les solutions à tout leurs problemes... ensuite ils exportent leurs solutions et se renforcent encore plus...

L'HOLAUCOSTE PALESTINIEN PAR UN JUIF AMERICAIN "ANTISEMITE"

Soumis par Anonymous le ven, 07/13/2007 - 23:32.
Lentement, mais sûrement, vers un Holocauste palestinien Par Richard Falk Richard Falk, juriste international, est actuellement professeur émérite de droit international à Princeton. Même s’il était reconnu que les pressions exercées sur Gaza ont une potentialité génocidaire, et même si l’impunité d’Israël, sous le parapluie géopolitique américain était rangée au placard, il est très peu certain qu’une quelconque forme d’action protectrice serait entreprise à Gaza. "Et quelle bête brute, revenue l’heure Traîne la patte vers Bethléem, pour naître enfin ?” William Butler Yeats, The Second Coming (1919) (traduction d’Yves Bonnefoy in Anthologie bilingue de la poésie anglaise, La Pléiade, 2005) Nul doute que l’Holocauste nazi ait été aussi proche que possible du mal absolu tel qu’il a été révélé tout au long de l’histoire sanglante de l’espèce humaine. Son caractère massif, son intention génocidaire affichée et son recours à la mentalité et aux possibilités techniques de la modernité confèrent à sa mise en œuvre dans les camps de concentration d’Europe un statut spécial dans notre imaginaire moral. Ce statut spécial est exhibé, au moyen de la présentation continuelle de ses réalités sanglantes, par des films, des livres et toute un ensemble d’artefacts culturels, plus de soixante ans après que les événements dont il est question aient cessé. La mémoire permanente de l’Holocauste est maintenue en vie, par ailleurs, par l’existence de plusieurs muséums prestigieux, voués exclusivement à la description des horreurs qui se sont produites durant la période où les nazis étaient au pouvoir en Allemagne. Dans ce contexte, il est particulièrement douloureux, pour moi qui suis juif américain, de me voir dans l’obligation de décrire les mauvais traitements en cours et croissants infligés par Israël au peuple palestinien en devoir recourir à une métaphore aussi incendiaire que celle de l’ «holocauste ». Ce mot est tiré du grec ‘holos’ (qui signifie « totalement, complètement ») et ‘kaustos’ (qui signifie « brûlé »). Il était utilisé en grec ancien pour signifier la calcination complète d’une offrande sacrificielle sur l’autel d’une divinité. Un tel contexte impliquant une action rituelle, il y a une certaine tendance, dans la littérature juive, à lui préférer le mot ‘Shoah’, en hébreu, qui peut être traduit en gros par « calamité, catastrophe », et qui fut choisi en 1985 pour titre du film d’une durée de neuf heures, relatant les conséquences du nazisme, du réalisateur français Claude Lanzmann. Les Allemands eux-mêmes étaient plus « hygiénistes » dans leur terminologie, puisqu’ils appelaient officiellement leur projet : « Solution finale de la question juive ». Cette désignation, bien entendu, est inexacte, étant donné que plusieurs autres identités furent aussi les cibles de cette agression génocidaire, dont les Roms et les Sinti (les Tziganes), les Témoins de Jéhovah, les homosexuels, les handicaps, les opposants politiques. Est-ce une exagération irresponsable que d’associer le traitement infligé aux Palestiniens avec ce palmarès criminel d’atrocités collectives perpétrées par les nazis ? Je ne le pense pas. Les derniers développements dans la bande de Gaza sont particulièrement dérangeants précisément parce qu’ils expriment une intention absolument délibérée, de la part d’Israël et de ses alliés, de soumettre une communauté humaine entière à des conditions mettant sa vie en danger de la plus extrême cruauté. La suggestion que ce type de comportement est en réalité un holocauste en devenir représente un appel quasi désespéré adressé aux gouvernements du monde entier ainsi qu’à l’opinion publique internationale leur demandant d’agir urgemment afin d’empêcher que ces tendances génocidaires ne culminent dans une tragédie collective. A supposer que l’éthos d’un « devoir de protection », récemment adopté par le Conseil de sécurité de l’Onu comme fondement des « interventions humanitaires » ait une applicabilité, il consisterait à agir immédiatement afin de commencer à protéger la population de Gaza contre de nouvelles douleurs et de nouvelles souffrances. Mais il serait irréaliste d’attendre de l’Onu qu’elle remue le petit doigt devant cette crise, étant donné le soutien inconditionnel des Etats-Unis à Israël, surtout si l’on prend en ligne de compte l’énergie avec laquelle les gouvernements européens ont prêté main-forte aux récents efforts illicites visant à écraser le Hamas, en tant que force politique palestinienne. Même s’il était reconnu que les pressions exercées sur Gaza ont une potentialité génocidaire, et même si l’impunité d’Israël, sous le parapluie géopolitique américain était rangée au placard, il est très peu certain qu’une quelconque forme d’action protectrice serait entreprise à Gaza. Il y avait eu de forts signaux avertisseurs, en 1994, d’un génocide à venir au Rwanda, et pourtant, rien n’avait été fait pour l’empêcher ; l’Onu et le monde entier ont regardé sans rien faire, tandis que se déroulait le massacre de Bosniaques, à Srebrenica, en 1995 – incident que la Cour Internationale de Justice a qualifié de « génocide », voici de cela quelques mois ; de même, il y a eu des allégations réitérées d’un comportement génocidaire au Darfour, tout au long des dernières années écoulées, or la communauté internationale n’a pour ainsi dire pas bougé le petit doigt, ni afin de protéger les personnes menacées, ni pour résoudre le conflit en répartissant de manière équitable le pouvoir et les ressources naturelles entre les groupes ethniques en conflit. Mais la situation à Gaza, du point de vue moral, est pire, et de très loin, bien que des décès massifs ne s’y soient pas encore produits. C’est bien pire, car la communauté internationale est en train de regarder le spectacle hideux se dérouler tandis que certains de ses membres les plus influents encouragent et secondent activement Israël dans sa façon de traiter Gaza. Non seulement les Etats-Unis, mais aussi l’Union européenne, sont complices, comme le sont ces piètres voisins que sont l’Egypte et la Jordanie, qui redoutent manifestement que le Hamas ait un rapport, d’une façon ou d’une autre, avec leurs propres problèmes liés à l’ascension des Frères musulmans à l’intérieur de leurs propres frontières. Il est utile de rappeler ici que les démocraties libérales de l’Europe ont rendu hommage à Hitler, lors des Jeux Olympiques de 1936, après quoi elles ont envoyé balader des dizaines de milliers de réfugiés juifs fuyant l’Allemagne nazie. Je ne suggère nullement que la comparaison doive être perçue comme littérale, mais j’insiste sur le fait qu’un certain type de criminalité associée à l’action politique israélienne à Gaza a été, de fait, soutenu et secondé par les grandes démocraties du vingt-et-unième siècle. Pour étayer ces allégations, il faut prendre en considération le contexte de la situation actuelle. Depuis plus de quarante ans, c’est-à-dire en permanence, depuis 1967, Gaza a été occupée d’une manière qui a transformé cette zone surpeuplée en un véritable chaudron de douleur et de souffrance de toute une population, quotidiennement, avec plus de la moitié des Gaziotes habitant dans de misérables camps de réfugiés, plus nombreux encore étant ceux qui dépendent des secours humanitaires pour satisfaire leurs besoins humains les plus vitaux et élémentaires. A grands sons de tambours et trompettes, sous la houlette de Sharon, Israël a soi-disant mis un terme à son occupation militaire, et démantelé ses colonies, en 2005. Ce processus a été dans une très large mesure une mascarade, Israël ayant maintenu son contrôle total sur les frontières, l’espace aérien, les eaux territoriales, tout en affirmant son contrôle militaire sur Gaza, engageant des incursions violentes, tirant des missiles sur Gaza à volonté, pour des missions d’assassinats ciblés qui sont en elles-mêmes des violations du droit humanitaire international, et trouvant le moyen de tuer plus de 300 civils gaziotes depuis son départ physique supposé. Tout aussi inacceptable que cette première partie de cette histoire, un tournant dramatique, vers le pire, s’est produit lorsque le Hamas a remporté les élections législatives palestiniennes, en janvier 2006. Quelle ironie amère que le Hamas ait été encouragé, tout particulièrement par Washington, à participer à ces élections afin de faire montre de son engagement vis-à-vis d’un processus politique (en tant qu’alternative à la violence) pour se voir ensuite terriblement puni pour avoir eu la témérité de l’emporter ! Ces élections furent placées sous contrôle international, sous l’autorité de l’ancien président américain Jimmy Carter, et elles furent déclarées totalement libres et démocratiques. Carter a qualifié récemment ce refus israélo-américain de reconnaître l’issue d’un tel verdict électoral démocratique de « criminel » lui-même. Cela discrédite par ailleurs gravement la campagne déployée par l’administration Bush visant à promouvoir la démocratie dans cette région du monde, une initiative d’ores et déjà fortement obérée par le fiasco de la politique américaine en Irak. Après avoir remporté les élections palestiniennes, le Hamas fut châtié, au prétexte qu’il se serait agi d’une organisation terroriste qui n’aurait pas renoncé à la violence contre Israël et qui aurait refusé de reconnaître l’Etat juif en tant qu’entité politique légitime. De fait, le comportement et l’allure du Hamas sont tout autres. Dès le début de sa création, le Hamas s’est dit prêt à travailler avec d’autres formations palestiniennes, en particulier avec le Fatah et Mahmoud Abbas, afin de créer un gouvernement d’ « union ». Plus encore, ses dirigeants ont fait montre d’une volonté de progresser vers une acceptation de l’existence d’Israël, dès lors que ce pays accepterait, quant à lui, de se retirer à l’intérieur de ses frontières antérieures à 1967, en mettant enfin en application les Résolutions 242 et 338 adoptées à l’unanimité par le Conseil de Sécurité. Plus théâtralement encore, le Hamas a proposé une trêve de dix ans avec Israël, allant jusqu’à décréter et mettre en vigueur un cessez-le-feu unilatéral qui tint plus de dix-huit mois, et qui ne fut rompu qu’afin, pour lui, de se lancer dans des frappes plutôt pathétiques essentiellement en représailles à de violentes provocations israéliennes dans la bande de Gaza. Comme l’aurait dit Efraim Halevy, ancien chef du Mossad (service de renseignement israélien) : « Ce dont Israël a besoin, de la part du Hamas, c’est d’une fin des violences, et non d’une reconnaissance diplomatique. » Et c’est précisément ce que le Hamas a offert, et qu’Israël a rejeté. L’arme principale à la disposition du Hamas, et d’autres éléments palestiniens extrémistes, c’étaient les missiles Qassâm, qui causèrent la mort de pas plus de 12 civils israéliens en six ans. Même si chaque mort de civil est une tragédie inacceptable, il y a une telle disparité dans les ratios des morts et des blessés des deux côtés que cela remet en cause la logique sécuritaire consistant à infliger en permanence une force excessive ainsi que des punitions collectives à la toute la population de Gaza en état d’insurrection, laquelle est considérée, à juste titre, comme la population carcérale de la plus grande ‘prison’ du monde. Bien loin d’user de diplomatie et de respecter les résultats d’élections parfaitement démocratiques, Israël et les Etats-Unis ont pesé de tout leur poids pour renverser le résultat des élections législatives de 2006 en organisant un ensemble d’initiatives internationales visant à faire échouer le Hamas dans sa gouvernance de la bande de Gaza. Ces efforts furent renforcés par la mauvaise volonté associée des éléments vaincus du Fatah à coopérer avec le Hamas en vue de la création d’un gouvernement susceptible de représenter l’ensemble des Palestiniens. La principale tactique anti-Hamas sur laquelle on comptait beaucoup consistait à soutenir Abbas en tant qu’unique dirigeant légitime du peuple palestinien, à imposer un boycott économique aux Palestiniens de manière générale, à envoyer des armes aux milices du Fatah et à impliquer des pays voisins dans ces initiatives, en particulier l’Egypte et la Jordanie. Le gouvernement américain nomma un envoyé spécial, le lieutenant général Keith Dayton, qu’il envoya sur place travailler avec les forces d’Abbas ; celui-ci a contribué à convoyer 40 millions de dollars dans les territoires occupés, afin de mettre sur pied la garde présidentielle [prétorienne] d’Abbas, composée des forces du Fatah fidèles à Abbas. C’était là, en l’occurrence, une politique particulièrement désastreuse. Les milices Fatah, en particulier à Gaza, étaient depuis fort longtemps largement corrompues, et elles faisaient souvent usage de leurs armes pour terroriser leurs adversaires et pour intimider la population de toutes sortes de manières violentes. Ce sont ces abus du Fatah qui ont joué un rôle non négligeable dans la victoire électorale du Hamas, en 2006, ainsi que le sentiment largement répandu dans la population que le Fatah, en tant qu’actant politique, n’avait ni la volonté ni la capacité d’obtenir des résultats quelque peu positifs pour le peuple palestinien, tandis que le Hamas, au contraire, avait réussi à résister et à mettre à la disposition de la population des services publics quasi unanimement admirés par les Gaziotes. La phase ultime de cette dynamique interne / externe allait introduire des dissensions proches de la guerre civile à Gaza, qui aboutirent à une prise de contrôle totale par les forces du Hamas. Par une ironie dont l’Histoire a le secret, tout un ensemble de politiques adoptées par Israël en partenariat avec les Etats-Unis, une fois de plus, produisirent un résultat aux antipodes de leurs effets escomptés. L’impact du refus de reconnaître les résultats des élections a rendu (dix-huit mois plus tard) le Hamas bien plus puissant qu’auparavant dans l’ensemble des territoires palestiniens [c’est-à-dire tant en Cisjordanie que dans la bande de Gaza, ndt], et il a eu pour effet de placer celui-ci aux manettes à Gaza. Un tel résultat rappelle un effet similaire de la Seconde guerre du Liban, en juillet 2006, qui avait été déclenchée par la doublette stratégique Israël / Etats-Unis en vue de détruire le Hezbollah, mais qui a eu pour conséquence, en réalité, de faire de celui-ci une force encore plus puissante et respectée, tant au Liban que dans l’ensemble du Moyen-Orient… Israël et les Etats-Unis semblent empêtrés dans une logique faussée, qui les rend incapables de tirer la leçon de leurs erreurs, et qui leur fait prendre toute déconvenue pour l’indication qu’au lieu de réfléchir et de mettre la pédale douce, leur initiative brouillonne doit au contraire être amplifiée et intensifiée, l’échec ayant résulté (à leurs yeux) du fait qu’ils auraient fait trop peu de ce qui s’imposait, plutôt que de ce qui était pourtant la réalité, à savoir qu’ils venaient de faire une énorme connerie…Ainsi, bien loin de tirer parti de l’appel réitéré du Fatah à la constitution d’un gouvernement d’union, et de ses assurances que son action n’était pas dirigée contre le Fatah en tant que tel, mais bien uniquement motivée par le fait que « nous ne pouvions pas faire autrement que mettre au pas une petite clique en son sein » (Abu Ubaya, commandant militaire du Hamas), Israël semble plus déterminé que jamais à fomenter une guerre civile en Palestine, à faire payer les Gaziotes de leur bien-être et de leurs vies le prix suffisant pour écraser leur volonté, et pour séparer une bonne fois pour toutes les destinées de la bande de Gaza de celles de la Cisjordanie. La tournure insidieuse prise par l’occupation israélienne est la suivante : pousser Abbas à se raccrocher à une approche dure, sans aucun compromis, vis-à-vis du Hamas, illustrée par la création d’un gouvernement « d’urgence » non élu, en remplacement du leadership (démocratiquement) élu. Le Premier ministre d’urgence désigné, Salam Fayyad, étant nommé afin de remplacer le chef du Hamas, Ismaïl Haniyyéh, en tant que chef du gouvernement de l’Autorité palestinienne. Il est révélateur de se remémorer que lorsque le parti de Fayyad participait aux élections de 2006, ses candidats n’ont remporté que 2 % des voix… Israël, rapporte-t-on, serait par ailleurs disposé à alléger certaines restrictions imposées aux déplacements en Cisjordanie, de manière à convaincre les Palestiniens qu’ils pourraient connaître un avenir meilleur en répudiant le Hamas et en misant sur le canasson Abbas, désormais devenu un personnage politique totalement discrédité, qui a carrément bradé la cause palestinienne pour se gagner les faveurs et le soutien d’Usraël, et pour s’imposer dans la lutte interne pour le pouvoir palestinien. Afin d’atteindre ces objectifs, il est concevable, bien qu’improbable, qu’Israël en vienne à élargir Marwan Barghouthi, le seul dirigeant Fatah crédible, de sa prison, pour peu que celui-ci soit prêt à accepter l’approche israélienne Sharon / Olmert en matière de création d’un « Etat palestinien ». Cette dernière initiative est peu probable, Barghouthi étant le jour et la nuit par rapport à un Abbas : il est extrêmement peu probable que Barghouthi accepte autre chose qu’un retrait total d’Israël jusqu’à l’intérieur de ses « frontières » de 1967, avec, y compris, le démantèlement des colonies sionistes en Cisjordanie et à Jérusalem Est. Ce dernier revirement dans la politique israélienne doit être compris dans le contexte plus large du refus opposé par Israël à l’obtention d’un compromis raisonnable avec le peuple palestinien, et ce, depuis 1967. La quasi-totalité des observateurs admettent qu’un tel résultat dépend d’un retrait israélien, de la création d’un Etat palestinien doté d’une souveraineté totale sur la Cisjordanie et la bande de Gaza, dont la capitale serait Jérusalem Est, et d’une aide financière extérieure suffisante pour ouvrir aux Palestiniens la perspective d’une viabilité économique. La vérité, c’est qu’il n’y a aucun dirigeant israélien qui nourrisse cette vision ou qui soit partisan de négocier une telle solution, and c’est la raison pour laquelle le combat va se poursuivre, avec des violences des deux côtés. L’approche israélienne du défi palestinien est basé sur l’isolement de la bande de Gaza et un saucissonnage de la Cisjordanie conservant intouchés les blocs d’implantation, ainsi que l’appropriation de la totalité de Jérusalem, considérée comme la capitale d’Israël. Cette mise au rencart de la diplomatie a été le trait dominant du comportement israélien pendant des années, y compris durant le processus dit « de paix » d’Oslo, qui avait été lancé dans la roseraie de la Maison Blanche, à Washington, en 1993, par une célèbre poignée de mains échangée entre Yitzhak Rabin et Yasser Arafat. Pendant qu’on bavardait de paix, le nombre des colons israéliens doublait, des sommes énormes étaient investies dans des routes réservées aux colonies et directement reliées au territoire israélien, et le processus ‘colonisation israélienne’ / éviction des Palestiniens’ de Jérusalem Est se poursuivait inexorablement, à grands pas. De manière significative, également, le « modéré » Arafat fut totalement discrédité en tant que dirigeant palestinien capable de négocier avec Israël, étant traité comme quelqu’un de dangereux précisément parce qu’il était impatient d’accepter un compromis raisonnable. Il est intéressant de noter que, jusqu’à tout récemment, dès lors qu’il était devenu (l’idiot) utile pour renverser la victoire électorale du Hamas, Abbas fut traité par les Israéliens comme quelqu’un de trop faible, manquant trop d’autorité pour agir au nom du peuple palestinien dans un processus de négociation – une excuse de plus, pour Israël, pour s’enferrer dans sa tactique unilatérale adorée. Ces considérations rendent elles aussi hautement improbable que Barghouthi soit relâché, à moins que ne se produise un changement d’attitude spectaculaire du côté israélien. Au lieu d’œuvrer dans le sens d’un forme ou d’une autre d’une solution politique, Israël a érigé une muraille de sécurité aussi technologiquement sophistiquée qu’illégale sur le territoire palestinien, il a étendu les colonies, il a rendu invivable la vie des 1,4 millions de Palestiniens confinés dans la bande de Gaza, et il prétend que ces « faits accomplis » illégaux paveraient la voie en direction de la sécurité et de la paix ! Le 25 juillet prochain, des dirigeants israéliens, égyptiens, jordaniens et ‘autorito-palestiniens’ vont se rencontrer à Sharm El-Sheikh, sur la Mer Rouge, afin d’aller de l’avant dans leur diplomatie anti-Hamas. Israël propose de libérer 250 prisonniers fathaouis (sur les 9 000 Palestiniens qu’il détient, à ce jour), et de refiler les revenus des taxes palestiniennes à Abbas à tempérament, pour peu que pas un centime de ces fonds ne soient utilisés dans la bande de Gaza, où une catastrophe humanitaire est en train de bourgeonner, de jour en jour. Ces dirigeants sont convenus de coopérer dans cet effort visant à briser le Hamas et à imposer une Autorité palestinienne à direction Fatah pur sucre à une population palestinienne rétive. Il faut se souvenir que le Hamas a gagné les élections de 2006, non seulement dans la bande de Gaza, mais aussi en Cisjordanie ! Dénier aux Palestiniens leur droit à l’autodétermination garantit un retour de manivelle similaire à celui produit par des efforts du même acabit, qui ont le don de générer une version radicalisée de ce qu’on souhaiterait voir disparaître… Comme l’ont indiqué certains commentateurs, la seule manière de se débarrasser du Hamas, c’est de le remplacer par Al-Qa’ida ! Actuellement, Israël durcit le boycott économique qui a placé la population de la bande de Gaza au bord de la famine. Cet ensemble de politiques, suivies depuis plus de quarante ans, a imposé une existence infra-humaine à des gens qui ont été continument et systématiquement pris pour cible par tout un éventail de formes particulièrement cruelles de punition collective. La totalité de la population de la bande de Gaza est traitée comme « ennemie » d’Israël, et on se soucie peu, à Tel Aviv, de reconnaître l’innocence de cette société civile martyrisée depuis si longtemps. Persister dans une telle approche, dans les circonstances actuelles, est de fait génocidaire, et risque de détruire une communauté palestinienne toute entière, qui fait partie intégrante d’un ensemble ethnique. C’est cette perspective qui rend appropriée une mise en garde contre un holocauste palestinien en puissance, et qui devait rappeler au monde entier le célèbre vœu de l’ère post-nazie : « Plus jamais ça ! »

BIEN SUR PERSONNE N'A PEUR

Soumis par Anonymous le ven, 07/13/2007 - 16:22.
BIEN SUR PERSONNE N'A PEUR DE NOUS faire mal MAIS ILS ONT PEUR DE LA SUCEPTIBILITE DES AUTRES; J'EN ETAIS SÜR QU'IL ALLAIT CRAQUE UN JOUR; MEME DANS LES COLONIES LES FRANCAIS EMPLOYAIT UN DOUBLE LANGAGE C4EST 9A LA fRANCE. HYPOCRITE COMME LES JESUITES c'est ça la vraie france je la connais très bien et je ne me suis pas trompé. En revanche pour les autres pays elle s'en fiche : la pologne en 1939 elle ne l'a pas abandonnée quoi qui lui en coûtait.mais les juifs... pour les arméniens (je n'ai rien contre eux tant mieux pour eux c'est un peuple qui a souffert aussi) mais la france a foncé sans réfléchir etsans se préoccuper de la réaction des turcset de la relation qu'elle aurait avec eux.Mussolini a hesité pour les juifs mais comme hitler lui proposé que si il gagnait il lui donnerait la guerre la corse nice et la tunisie donc sa décision était prise il abandonne les juifs à leur propre sort.

JERUSALEM (Reuters) - Un an

Soumis par Anonymous le ven, 07/13/2007 - 10:10.
JERUSALEM (Reuters) - Un an après le début de la guerre entre israel et le Hezbollah au Liban, israel n'à pris aucune mesure pour poursuivre les auteurs de crimes de guerre commis lors du conflit, accusent deux organisations de défense des droits de l'homme. Dans deux rapports cinglants, Amnesty International et Human Rights Watch demandent qu'un embargo sur les armes soit décrété à l'encontre d'israel et du mouvement chiite libanais jusqu'à ce que des mesures soient prises pour garantir qu'il n'y aura pas de nouvelles violations graves des droits de l'homme. Les deux organisations accusent israel d'avoir largué des milliers de bombes à sous-munitions sur le sud du Liban, dont beaucoup n'ont pas explosé et représentent encore aujourd'hui un danger mortel pour les civils. Au cours des 34 jours de combat, 1.200 Libanais, pour la plupart des civils, et 157 israéliens, dont une majeure partie de soldats, ont été tués. "Ni les Israéliens ni le gouvernement libanais n'ont enquêté sur ces violations et n'ont demandé des comptes à quiconque", affirme Human Rights Watch. Une commission israélienne mise en place pour enquêter sur la guerre du Liban s'est essentiellement concentrée sur les insuffisances du commandement militaire tandis que les autorités libanaises "submergées par des tensions internes (...) n'ont eu ni la volonté ni, apparemment, la capacité d'enquêter sur ces violations", poursuit l'organisation. AMNESTY DEMANDE UNE ENQUETE INDEPENDANTE DE L'ONU Amnesty International a demandé aux Nations unies de mener une enquête indépendante sur les violations des droits de l'homme qui ont selon elles été commises par israel et le Hezbollah mais sa demande est restée sans réponse. "Sans une enquête complète et impartiale menée par les Nations unies, avec des dispositions pour octroyer des réparations aux victimes, il existe un danger réel que l'Histoire se répète", a déclaré Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du nord d'Amnesty International. "L'absence totale de volonté politique de demander des comptes aux responsables d'homicides aveugles de plus d'un millier de civils, constitue à la fois une trahison flagrante des victimes et le fondement d'un éventuel et nouveau massacre de civils dans l'impunité", a-t-il ajouté. Amnesty International demande à ce qu'un embargo sur les armes soit décrété à l'encontre d'israel et du Hezbollah. "Le Conseil de sécurité (de l'Onu) doit déclarer et appliquer un embargo sur les armes pour israel et le Hezbollah, jusqu'à la mise en place de mécanismes efficaces, afin que ces armes ne soient pas utilisées pour commettre de graves violations du droit international humanitaire", a dit Smart. Dans son rapport, Amnesty demande à israel de fournir des cartes indiquant l'emplacement des mines posées par ses soldats et au Hezbollah de donner des nouvelles des deux soldats qu'il a enlevés le 12 juillet. "ci israel est un Etat de droit (...) et où les droits de l'homme sont respectés. Lorsque des soldats sont accusés d'avoir agi de manière inappropriée,des enquetes doives t' etre menées", a réagi le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Mark Regev. Les autorités libanaises n'ont pas fait de commentaires pour l'instant.

blablabla une guerre, c'est

Soumis par Anonymous le sam, 07/14/2007 - 13:55.
blablabla une guerre, c'est sale et sanglant on ne la fait pas avec des fleurs, on l'a appris en 1914 alors cessons de nous flageller en demandant pardon à chaque pas Amnesty n'a qu'a demander le désarmement des terroristes et de leurs soutiens au lieu de pleurer, et envoyer des hommes dans la finul Hypocrisie !!!!

MEME CI C'EST UNE GUERRE

Soumis par Anonymous le sam, 07/14/2007 - 21:52.
MEME CI C'EST UNE GUERRE D'AGRESSION COMME C'EST LE CAS D'ISRAEL A L'EGARD DU PEUPLE PALESTINIEN.CI L'ONT VOUS SUIS,L'HOLAUCOSTE PENDANT LA DEUXIEMES MONDIAL,C'EST NORMAL J'UTILISE VOTRE EXPRESSION ET JE DIT BLA BLA,IL FAUT ARRETER DE NOUS FLAGELER L'HOLAUCAUSTE C'EST NORMAL C'ETAIT LA GUERRE UNE GUERRE C'EST SANGLANT ET SALE.N'IMPORTE QUOI.

Moi quand j'ai vue hier

Soumis par Anonymous le ven, 07/13/2007 - 07:09.
Moi quand j'ai vue hier Sarkozy prendre dans ces bras et embrassé presque sur les 4 joues ce Boutéfika qui à blanchi tant d'assassins en Algérie, je me suis dit : tien ça c trés mauvais signe pour la suite... ben je me suis apparament pas trompé... à moins que se soit "stratégique" de la part de Sarkozy pour arrivé à autres chose aprés..(?) c quelqu'un de trés rusé et intéligent, donc attendont de voir la suite...

TOUS REPPROCHE QUE L'ONT

Soumis par Anonymous le ven, 07/13/2007 - 10:42.
TOUS REPPROCHE QUE L'ONT PEUT FAIRE AU PRESIDENT ALGERIEN,IL N'A PAS AUTANT DE SANG SUR LES MAINS,QUE TOUS LES PRESIDENTS QUI SE SONT SUCCEDE EN ISRAEL.

oui mais il n'a pas une

Soumis par Anonymous le ven, 07/13/2007 - 16:24.
oui mais il n'a pas une kyrielle de pays arabes qui lui déclare la guerre comme bon leur semble ils exécute les juifs à petit feu et en ne reconnaissant pas l'état d'Israel il a autant de sang qu'eux sur les mains

LA VERITE DIT PAR DES ISRALIENS SONT LES MEILLEURS TEMOIGNAGES

Soumis par Anonymous le sam, 07/14/2007 - 01:18.
Aharon Shabtai, grand poète israélien et hélleniste de renommée mondiale, nous livre ses réflexions sur l’art et la politique, et sur l’influence de l’occupation sur la culture israélienne. Dans ce très beau texte qu’il nous fait parvenir et qu’a traduit Anne-Marie Perrin, il souligne que "Dans les circonstances actuelles de barbarie, qui rappellent celles qui ont jadis prévalu en Allemagne, en Russie, en France et en Amérique, les écrivains sont sommés de prendre la parole, de prendre une posture politique claire et morale, de résister." "L’art sans espace politique, ajoute-t-il, est comme la pâte à modeler qu’on donne aux malades mentaux et aux enfants - parce que ceux qui n’ont pas de responsabilité relative à l’espace politique sont des esclaves et des enfants." A lire absolument. Mieux valent les clameurs de défaite d’aujourd’hui que l’exultation triomphaliste de 1967. (Interview réalisée par Nir Nader) Comment caractériseriez-vous la relation entre la culture israëlienne d’aujourd’hui et l’Occupation ? Shabtai : Israël est un pays dont les options vers le changement se ferment l’une après l’autre. Dans le passé, il avait la chance de devenir un Etat-Nation sain, en établissant des relations avec les Palestiniens et les pays voisins. Cependant, plus il persiste avec l’Occupation, et plus il dépend de la force, plus étroites sont ses options politiques. La propagande utilisée pour justifier la violence de l’Occupation a un effet orwellien sur la mentalité israélienne. Il en résulte un émoussement patent de la sensibilité morale et éthique. Le discours public est façonné dans des moules mensongers, une sorte de "novlangue". Il en va amplement de même dans la sphère culturelle. Israël est en train de devenir une colonie sous égide américaine, de même que l’ancienne Rhodésie ou l’Afrique du Sud l’étaient par rapport à la Grande Bretagne. Cette colonie est dirigée par les oligarques, l’armée et le Shin Beth. Le pays est une prison. Il inclut trois millions et demi d’habitants natifs, qui sont parqués dans des cellules territoriales, dans des camps et des ghettos, tandis qu’Israël met en œuvre une politique démographique distinctement raciste, orientée vers la purification ethnique. La prison dispose aussi d’aménagements spéciaux pour les geôliers israéliens. Ceux-ci vivent dans des bulles, coupés de la réalité des natifs. Quelque chose comme la Zone Verte à Bagdad. Ici, comme là-bas, nous avons des parcours de golf, des cafés, des résidences et des organismes culturels pour les familles des dirigeants. Au sein de la colonie, les propos politiques se limitent à l’économie et à la sécurité, à la question de savoir comment accumuler du capital et comment éliminer les habitants natifs. Pourtant l’Israël d’aujourd’hui n’est pas monolithique. C’est une société qui s’est détachée de ses valeurs sionistes fondamentales, qui a pris ses distances par rapport à la solidarité sociale et abandonné ses propres citoyens. On l’a vu lors de la guerre de 2006, et auparavant dans l’élimination du réseau de sécurité sociale. Shabtai : Oui, parce que dans une colonie raciste, les institutions sociales et étatiques s’érodent. De nos jours, dans une période d’impérialisme global, la politique se privatise. Les instruments de la politique - médias, partis, syndicats - dont la fonction et de promouvoir le changement, de guérir, de restaurer la solidarité, ont été vidés de leur contenu et cédés à des intérêts particuliers. Dans le même mouvement, la culture et l’enseignement supérieur sont aussi conçus comme des objets privatisables. Ils sont censés être "émancipés de la politique", "objectifs" --en d’autres termes, ils sont supposés s’ajuster au consensus. En Israël aujourd’hui, la politique et les politiciens sont objets d’anathème. Voilà le symptôme d’une société nationaliste de masse dont les héros sont les oligarques --tel [Arcadi] Gaydamak-- et les généraux --tels [Ariel] Sharon ou [Ehud] Barak. Les anciens Grecs avaient un terme pour désigner le citoyen qui ne s’intéresse qu’à ses intérêts personnels et reste en dehors de la vie politique. Ce terme était idiotes. Il convient maintenant aux Israéliens. Ces gens sont des idiotai, non des politai (citoyens au vrai sens du mot). Ils n’ont aucune part à l’organisation politique ni aux luttes politiques de quelque importance. Dès lors, ce qu’un universitaire a écrit contre mon poème “Non, Sapho” (voir infra) est typique. Il m’a accusé d’avilir la grande poétesse de l’amour. Sapho écrivait que ce qu’il y a de plus beau, ce n’est ni des bataillons de soldats, ni la cavalerie, ni la marine, mais la personne qu’on aime. Elle s’opposait à la mentalité dominante de son temps --telle que l’illustre la poésie lacédémonienne de Tyrtaios-- et, à la place, offrait aux citoyens un éthos érotique. Dans mon poème, j’actualise le thème, en proposant (non sans humour) quelque chose d’autre, quelque chose qui convient à notre époque et à Israël : de considérer comme belles la solidarité de la classe ouvrière et la liberté. Le premier poème uniquement lyrique est le « Certain montagnard... » d’Archilochos, qui raconte sans rougir comment le poète s’est débarrassé de son bouclier au milieu de la bataille, au moment où le combat devenait intense. C’est un poème qui définit la fonction éthique et civique de la poésie. Le poète transgresse les valeurs héroïques admises et illustre le droit à exercer son jugement et à formuler un principe nouveau (logos). Le droit de refuser une mort absurde est présenté comme une valeur adéquate pour un citoyen libre. Dans l’Israël actuel, au contraire, c’est la sagesse conventionnelle qui veut que des éléments de culture, comme des poèmes, existent en soi et pour soi, dans une sphère à part, qui n’a rien à voir avec la construction d’arguments, en particulier de déclarations politiques. Ce qui est politique est tenu pour vulgaire et trivial. La littérature et la culture n’ont rien à faire avec un éthos civique. C’est une culture d’idiotai, dans laquelle chacun ne se soucie que de soi, et où tous les problèmes se liquident dans le dos de l’individu, devenant alors des traumatismes d’un ego dilaté et replié sur soi. L’art privatisé, en rapport avec les vies des idiotai, devient une branche de la psychologie. C’est aussi ce qui s’est produit aux Etats-Unis. Il était d’usage que la poésie y soit engagée et militante, en particulier pendant la guerre du Viet-Nam. En quelques courtes années, après que l’administration Johnson a fondé la Dotation Nationale pour les Arts, elle est devenue une poésie d’ateliers d’écriture sur les campus. En Israël aussi, les ateliers d’écriture sont encouragés. Ils constituent des niches économiques florissantes dans la thérapie par l’art, en aidant les gens à s’adapter. La psychologie est devenue une idéologie. Tous les traumatismes d’une société caractérisée par le meurtre militaire et l’exploitation sont intériorisés, ressurgissant en tant que problèmes de l’individu isolé dans un nationalisme de masse. Ces problèmes sont toujours d’ordre privé ; l’individu devient un patient. De cette manière, les individus reçoivent leur privatisation comme un don. Ils sont immergés dans une enfance perpétuelle comme les géants de l’Age d’argent chez Hésiode, chacun d’eux étant « élevé aux côtés de sa bonne mère pendant cent ans, véritable niais jouant puérilement dans sa propre maison ». Tout va ainsi vers la thérapie clinique. L’art comme psychothérapie est au service d’une idéologie dans laquelle tous sont des individus, sans espace politique (une agora), sans un espace où les problèmes personnels, qui sont politiques par nature, atteignent en tant que tels la conscience et trouvent leurs vraies solutions. L’art sans espace politique est comme la pâte à modeler qu’on donne aux malades mentaux et aux enfants - parce que ceux qui n’ont pas de responsabilité relative à l’espace politique sont des esclaves et des enfants. La politique appartient aux citoyens, c’est-à-dire aux adultes. De nos jours, l’art et la littérature maintiennent au jardin d’enfants ceux-là qui ne veulent pas, ou ne peuvent pas, devenir adultes. Ceci me frappe, néanmoins, comme une généralisation. Après tout, l’Occupation est reconnue comme un enjeu majeur par l’ensemble du courant dominant israélien, y compris par les écrivains institutionnels. Shabtaï : Vous faites référence à des intellectuels et à des écrivains en vue de l’espèce de ce qu’un de mes amis, Nimrod Kamer, appelle “la gauche molle” : Amos Oz et David Grossman, par exemple, Dans leur cas, je voudrais dire que s’est appliqué le principe de co-option. Le pouvoir en place les adopte, les co-opte - telle est la méthode. Ils vocifèrent, sur un plan général, contre l’Occupation, et cette posture leur confère une crédibilité quand ils soutiennent le régime sur toute question spécifique de quelque importance. C’est ainsi qu’ils ont appuyé les Accords d’Oslo, la duperie de Camp David de juillet 2000, les mesures prises contre l’Intifada et la deuxième guerre du Liban. Les écrivains de la gauche molle ne donnent pas de contenu politique à la littérature, mais font plutôt l’inverse : au lieu de pousser à la décision vers l’action, ils subliment la politique en culture. L’Occupation, entre leurs mains, devient la psychomachie de la belle âme israélienne tourmentée. Ils se sont débrouillés pour en faire un cliché du discours culturel israélien. Même Ariel Sharon et Ehud Olmert ont dit qu’ils étaient contre l’Occupation. Ceci a été normalisé, pour devenir une branche de la culture, le matériau d’une interminable auto-flagellation narcissique, pour des films, des conférences, des thèses de doctorat et des carrières universitaires. De cette manière, on a exproprié l’Occupation hors du domaine de la lutte et on l’a reléguée dans une psychothérapie pour jardin d’enfants. Nous atteignons enfin un point où l’Occupation devient une graphomanie. Les gens sont saturés d’en entendre parler. C’est pour cette raison qu’aucune littérature importante ne s’est développée depuis Oslo, bien plutôt de médiocres niaiseries qui contribuent au philistinisme de la vie sociale, recyclant l’ « expérience israélienne » figée dans son immobilisme. Parce que la littérature possède assurément une mission éthique et politique. J’emploie le mot politique au sens grec classique. La pierre de touche de la littérature est le niveau auquel elle coopére ou ne coopère pas avec le régime pour forger un consensus. La culture est un laboratoire idéologique, qui recourt à des récits auxquels on adhère pour créer une représentation de la réalité. Elle invente des définitions et des séparations (Juifs/Arabes, par exemple) qui pourvoient l’individu d’une identité. Ce qui distingue les grands écrivains et poètes, c’est le fait qu’ils créent une résistance et qu’ils offrent une alternative dans la manière d’être. Aux périodes d’urgence, de tels écrivains sont directement liés au politique. Résister ressortit à l’essence de la vie. Chacun ressent la pesanteur, l’inertie et les forces de friction quand il avance ou qu’il agit en tant qu’individu. D’un autre côté, il y a une énorme pression, ouverte et dissimulée, pour faire de vous un « bon garçon », pour vous faire souscrire au conformisme. Un poète authentique a le courage et la lucidité d’instaurer la résistance dans la vaste sphère éthique, précisément là où l’individu est incité à s’adapter à la norme. Ce qui induit une contrainte sur ses goûts, ses valeurs, sur la langue dont il fait usage. Mais le thème de l’interview est une situation spécifique. Nous ne sommes pas aux Pays-Bas. Dans les circonstances actuelles de barbarie, qui rappellent celles qui ont jadis prévalu en Allemagne, en Russie, en France et en Amérique, les écrivains sont sommés de prendre la parole, de prendre une posture politique claire et morale, de résister. Donnez-moi des exemples de ceux qui ont agi ainsi, qui se sont opposés. Shabtaï : Socrate. Il s’est élevé contre sa société, prêt à mourir. La prescription éthique majeure à Athènes était de nuire à votre ennemi et de faire du bien à votre ami. Socrate n’est pas d’accord. Il donne priorité à ce qui est juste. Sur cette base, il maintient qu’il vaut mieux subir le mal que le faire. Après la chute de la démocratie athénienne, les dictateurs ont pris l’habitude d’envoyer des citoyens arrêter ceux qu’ils identifiaient comme opposants, ou dont ils désiraient confisquer les biens. Socrate et quatre autres ont reçu l’ordre de leur amener un homme du nom de Léon. Il a refusé, mettant sa vie en péril. Il n’a été sauvé que grâce à un changement de régime. Plus tard, on l’a accusé de blasphème et de corruption de la jeunesse, ce pour quoi il a été condamné à mort. Son discours lors du jugement, connu sous le nom d’Apologie, est le texte politique fondamental de l’Europe. La plupart des écrivains de premier ordre ont été des opposants, dans un sens ou un autre. Ce n’est pas par hasard que même des écrivains éloignés de tout radicalisme comme Flaubert ou Baudelaire ont été mis en jugement. Il existe des périodes tranquilles durant lesquelles l’opposition n’est pas manifeste. Mais, dans des circonstances particulières - telles que l’oppression, l’écrasement des droits de l’homme, le fascisme - les écrivains doivent prendre position. En Israël cependant, comme je l’ai déjà dit, ils s’alignent d’emblée avec le régime. Amos Oz, Yehoshuaz Sobol, A.B. Yehoshua et David Grossman ont soutenu la guerre du Liban durant laquelle l’aviation a tué plus d’un millier de civils, détruit des villages, détruit des quartiers à Beyrouth. Ce sont des moments tels que celui-là qui sont la pierre de touche de l’écrivain et de l’artiste. On peut citer nombre d’exemples de grands écrivains, et pas nécessairement de gauche, qui ont refusé de collaborer avec leurs régimes. Ainsi, au point culminant de la ferveur patriotique en Autriche, Stefan Zweig s’est opposé à la première guerre mondiale. Il a quitté son pays et déclaré sa solidarité avec le peuple de France. Thomas Mann s’est opposé aux nazis bien avant Auschwitz et s’est exilé dès 1933. Après quoi il a écrit et parlé d’abondance contre les pouvoirs en place dans son pays. Ses livres ont été brûlés en Allemagne. Sa Montagne magique décrit comment une société entière est transformée en une société de malades, en une clinique, comme c’est le cas en Israël aujourd’hui. Est-ce qu’une culture israélienne hébraïque peut survivre longtemps dans une région qui est arabe, une région si complètement différente ? Shabtaï : Voilà, certes, le principal problème. L’Occupation, l’armée et le capitalisme sont en train de détruire le pays, à la fois le paysage lui-même et le paysage humain, dont les Palestiniens, qui ont leurs racines ici, constituent une partie. Pour Israël, l’exemple à suivre aurait dû être des pays tels que la Belgique, la Suisse et le Canada, des Etats qui fournissent un cadre dans lequel des groupes divers peuvent vivre ensemble. Le monument le plus représentatif de la culture israélienne d’aujourd’hui est le mur de séparation. Ceci est enfoncé comme un coin dans la conscience nationale et dans la littérature hébraïque. Le mur est le point de fixation que la littérature ne cesse de recycler. Cette littérature ne fonctionne pas en tant que moyen de créer une opposition, de changer la vie. De sorte qu’il n’y a pas de changement dans la vie, plutôt dans le seul style de vie. Parmi les nuages sombres que vous décrivez, pouvez-vous apercevoir quelque lumière ? Shabtaï : Si la société possède un instinct d’auto-préservation, alors un changement interviendra. Il y aura une révolution. Voyez, tout s’accumule aujourd’hui contre les jeunes. Ils n’ont pas d’avenir. A Jérusalem, dans les récentes manifestations étudiantes, la jeunesse a commencé à réclamer une révolution, et des passants traversaient la rue pour se joindre à eux. Voilà un signe de changement. Cela arrivera tôt ou tard. De ce point de vue, l’échec d’Israël dans la seconde guerre du Liban est de même un signe encourageant. Cela peut sembler bizarre, mais les clameurs de défaite qu’on entend aujourd’hui sont préférables à l’exultation triomphaliste de 1967. Le militarisme israélien est voué à l’échec dans une société où s’aggravent l’exploitation et la pauvreté. La révolte actuelle n’est pas encore politique, parce que prise de conscience et solidarité demeurent limitées. Il existe quelques exceptions, comme le groupe de jeunes poètes qui ont fondé le journal Ma’ayan. Leur mode d’action fait penser à des mouvements radicaux en art comme celui des dadaïstes. Ils étaient opposés à la guerre au Liban et ils témoignent beaucoup de considération à la fois pour les Arabes et pour les Juifs. Mais, pour le moment, la plupart des jeunes ne représentent aucune menace pour le pouvoir établi. Le chauvinisme et la haine des Arabes continuent à rendre possible l’exploitation de la jeunesse et des pauvres. En tant qu’écrivain, je me vois comme quelqu’un qui agit à l’intérieur d’un système. La poésie n’est pas une correspondance privée. Elle se fait au sein d’un système relié à d’autres systèmes. C’est seulement de cette façon que la poésie a une fonction et une place dans le domaine public. A l’intérieur de ces systèmes politique et culturel, un débat est amorcé, la pensée est en route et une lutte s’engage pour le changement et le renouveau. Dans la situation présente, les systèmes politique et culturel ne fonctionnent pas. Les embrayages restent sans prise. Leur vacuité et leur trivialité vous dissuadent. Ou bien vous êtes un bon petit garçon confiné dans la clinique avec tout le monde, ou bien vous devenez un dissident, actif depuis les marges. Dans le Fragment 16, Sapho mentionne une femme du nom d’Anaktoria, dont l’absence lui pèse. Les 15 shekels mentionnés dans la réponse de Shabtai correspondant à peu près à trois euros et demi. Non, Sapho. Ce qu’il y a de plus beau, disait Sapho, c’est l’être que vous aimez. Je dis que non, Sapho. L’être que vous aimez n’aura pas de beauté Aussi longtemps qu’un entrepreneur ou une entreprise ou une agence d’embauche sucera son sang - A quinze shekels l’heure, il n’y a pas d’avenir pour la beauté. Les âneries dont ils vous ont abreuvée, laissez-moi vous les sortir de la tête. Anaktoria ne sera pas belle si elle est forcée de se prostituer. Attis ne s’ornera pas de fleurs si l’usine est fermée et transférée au Caire. Dès lors, la chose la plus belle, la condition préalable de la beauté, est la lutte des classe. Vous aviez raison, Sapho. Ce ne sont pas les cavaliers, ni les guerriers, ni les destroyers, Mais la solidarité entre travailleurs, la coopération et l’égalité. Quand celles-là prévaudront, Alors les cieux et la terre s’étreindront dans les yeux de l’être bien-aimé. Dès lors, ce n’est pas non plus parmi les littérateurs, ni à l’université, ni au concert, Que vous trouverez la beauté aujourd’hui, mais dans l’union des travailleurs - Les éboueurs, les bennes à ordures, Sapho, sont ce qu’il y a de plus beau. (A partir de la traduction anglaise d’Avda Levin). (Aharon Shabtai a publié 18 recueils de poésie en hébreu. Ses traductions en hébreu du théâtre grec, ont été couronnées par de nombreux prix. Deux de ses livres ont paru en anglais : Love and Other Poems (New York : The Sheep Meadow Press, 1997) et J’accuse (New York : New Directions, 2003). En écho au titre de la diatribe de Zola contre l’antisémitisme pendant le procès de Dreyfus, les poèmes de J’accuse mettent en cause les pratiques israéliennes pendant l’Occupation. Des traductions de l’œuvre de Shabtai ont été publiées dans les principales revues poétiques en langue anglaise et il a récemment contribué à l’Anthologie Rouge, Aduma).

ET VOTRE CULTURE NE RAPPELLE

Soumis par Anonymous le sam, 07/14/2007 - 15:28.
ET VOTRE CULTURE NE RAPPELLE PAS LA BARBARIE NAZI COMME EGORGER DES JEUNES FILLES A LA SORTIE DE LEUR ECOLE AU NOM DE dieu si vous savez ce qu'est un nazi vous vous la bouclerez; Bon je mentionne pas le reste déjà ça ce n'est rien qu"entre vous.

POUR CERTAIN L'INSTRUMENTALISATION NE FAIT PAS SON EFFET

Soumis par Anonymous le ven, 07/13/2007 - 23:11.
Les Iraniens juifs refusent de renier leur patrie pour de l’argent Toujours prompte à accuser le gouvernement iranien d’antisémitisme, la presse française s’est bien gardée de relayer l’information publiée par le quotidien israélien Ma’ariv selon laquelle les Iraniens juifs refusent catégoriquement les allocations qui leur sont offertes pour émigrer vers Israël. En plus des programmes d’aides accordées par l’État israélien à tout nouvel immigrant, les Iraniens juifs voulant émigrer vers Israël se voient en effet proposer plus de 7 000 euros par personne et 30 000 euros par famille, sommes qui ont récemment doublé faute de candidats au départ. Mais cette initiative de riches mécènes de la diaspora ne fait qu’offusquer encore davantage les représentants du culte judaïque en Iran, qui la qualifient d’ « incitation politicienne de bas étage qui ne leur permettra pas d’atteindre leur objectif de faire disparaître l’identité des juifs iraniens ». Le député iranien et juif Morris Motamed, pour sa part, estime que ces offres sont « insultantes ». Avec environ 25 000 croyants, la communauté juive d’Iran est la plus importante au Moyen-Orient après celle d’Israël et existe au moins depuis l’an 700 avant notre ère. Elle comptait 80 000 membres avant la révolution de 1979 qui mit fin aux relations chaleureuses entre le régime de Shah Reza Pahlavi et Israël. La plupart des émigrants choisirent alors de s’installer aux États-Unis. (Illustration iranjewish.com : à l’occasion d’une visite dans une synagogue en 2003, le président de la République Islamique d’Iran, Mohammed Khatami, rencontre le chef des rabbins iraniens Yousef Hamadani Cohen.)

si c'était seulement pour

Soumis par Anonymous le sam, 07/14/2007 - 15:30.
si c'était seulement pour l'argent les juifs résidents dans les ex pays arabe n'auraient pas fui en france (Agérie etc...

VAS Y C'EST BON,LA

Soumis par Anonymous le ven, 07/13/2007 - 21:22.
VAS Y C'EST BON,LA VICTIMISATION A SE SENTIR PERCECUTE NE PREND PLUS.OU TA VUE ET ENTENDU AUJOURDHUI QU'UN NOMBRE DE PAYS ARABES FAIT, OU A DECLARE LA GUERRE A ISRAEL.LE SEUL PAYS EN GUERRE OFFICIEL AVEC ISRAEL,EST LA PALESTINE OCCUPE, EN GUERRE LEGITIME A LA RECHERCHE DE SON INDEPENDANCE.

anonimus

Soumis par Anonymous le ven, 07/13/2007 - 10:49.
tu nous gave avec tes articles repris dans la presse.

Le Moyen Orient est sans

Soumis par Anonymous le sam, 07/14/2007 - 01:04.
Le Moyen Orient est sans doute aujourd'hui plus que jamais au seuil d'un embrasement général voulu par les Etats Unis et porte flingue israel. Dans un contexte régional marqué par l'aggravation de la crise politique au Liban et en Palestine et ce alors que l'Irak s'enfonce dans la guerre civile en parallèle au développement de la résistance à l'occupation dans ce pays, des signes comme le renforcement de la flotte américaine dans le Golfe arabo-persique, les récentes manœuvres militaires israéliennes dans le Golan et les menaces contre la bande de Gaza (...)

le moyen-orient

Soumis par Anonymous le sam, 07/14/2007 - 12:18.
ce qui vous emmerde c'est que ISRAEL et vous l'URSS comme toujours le mauvais choix il vaut mieux ètre le porte-flingue des EU que des russes ou des européens dans leur haine les arabes ont toujours fait le mauvais choix MANITOU

SALUT ANUS,l'ARTICLE QUI

Soumis par Anonymous le ven, 07/13/2007 - 21:07.
SALUT ANUS,l'ARTICLE QUI REFLETE LA REALITE DERANGE,CETTE ARTICLE SONT LES FAITS.MAIS J'IMAGINE QUE SEUL LA PRESS PROPAGANDISTE MENSONGERE T'INTERRESS,LA PRESS, LA PRESS DU BOURRAGE DU DE CRANE,OU LA MALHONNETETE "INTELLECTUEL",VOIR LA MAUVAISE FOI D'UN PARTI PRIS INCONDITIONNEL DE L'OCCUPATION ISRAELIENNE EN PALESTINE,CELUI QUI NIE L'EVIDENCE.

ce sont les palestiniens les

Soumis par Anonymous le sam, 07/14/2007 - 15:39.
ce sont les palestiniens les occupants pas les israeliensqu'ils retournent en jordanie ou on ne voulait plus d'eux cette terre était sous mandats anglais alors en quoi c'est la terre des palestiniens et les anglais voulaient le partage de la palestine entre juifs et arabe les palestiniens ne doivent pass acheter la terre aux anglais ce sont aux juifs qu'il faut la demander tous les vestiges de notre terre en témoigne jesus était juif et le pays était occupé par les romains c'est pour cela qu'ils l'ont tués ils voulaient plus de roi en Israel seule leur domination comptait ... les juifs ont connu la première diaspora de l'histoire de l'humanité éparpilles dans toutes provinces romaines des pays européens.sans compter le mur du temple de salomon

a anonimus

Soumis par Anonymous le ven, 07/13/2007 - 10:52.
c etait a anonimbus que parlais.il me gave cet anominus.

LA FRANCE ET LE HEZBOLLAH

Soumis par Anonymous le ven, 07/13/2007 - 14:49.
LA FRANCE EST UN ACTEUR IMPORTANT AU MOYEN-ORIENT ET SURTOUT AU LIBAN.LE FAIT D AVOIR INVITE LE HEZBOLLAH A SAIT CLOUD PRES DE PARIS SOUS LA GARDE DE LA D G S E ET L INTERMEDIAIRE DE M . COUSSERAND ANCIEN CHEF DE LA D G S E ET ANCIEN CONSUL DE FRANCE A JERUSALEM POUR LES PALESTINIENS MONTRE QUE LA FRANCE VEUT S ENGAGER EN PROFONDEUR DANS UNE POLITIQUE PLUS ACTIVISTE ET MILITAIRE QUE POLITIQUE AU MOYEN-ORIENT.SARKOSY ATTEND LE DEPART DES AMERICAINS D IRACQ POUR JOUER UN ROLE STRATEGIQUE DANS LA REGION.HEZBOLLAHB A SAINT-CLOUD SIGNIFIE MAINS LIBRES EN FRANCE CONTRE LES INTEGRISTES. IL EST TROP TOT POUR CONNAITRE L IMPLICATION DE LA VISITE DU HEZBOLLAH A PARIS MAIS CE QUI EST SUR C EST QUE LA FRANCE DE SARKOZY AURA DEUX POLITIQUES EXTERIEURES CELLE DU QUAI D ORSAY CLASSIQUE CET HUMANITAIRE CELLE DE L ELYSEE POLITIQUE ACIVISTE ET SURPRENANTE.LA FRANCE DE SARKOSY PRENDRA CDES RISQUES ET NOUERA DES ALLIANCES DANGEREUSES.AUJOURD -HUI JE RECOIS LES FAMILLES DES SOLDATS KIDNAPPES ET DEMAIN J EMBRASSE NASSRALLAH.SI ON NE COMPREND PAS KOUSHNER VOUS EXPLIQUERA...

bon alors j'espère qu'ils

Soumis par Anonymous le sam, 07/14/2007 - 15:46.
bon alors j'espère qu'ils seront libérés les soldats si sarkozy vous comprend si bien nasrallah

bon alors j'espère qu'ils

Soumis par Anonymous le sam, 07/14/2007 - 15:44.
bon alors j'espère qu'ils seront libérés les soldats si sarkozy vous comprend si bien...

la france et le hezb.

Soumis par Anonymous le sam, 07/14/2007 - 13:21.
La France n'a pas l'ambition de sa politique. Elle n'a pas non plus les moyens de sa politique. Ce gvt sera comme les autres, frileux, peureux Velléitaire, oui, mais pas téméraire pour un sou. Bref, un pays, un gvt sans couilles

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