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Tsahal est une des rares armées qui compte des femmes pilotes de chasse dans ses rangs. Risquer sa vie ou se faire enlever ne semble pas effrayer ces jeunes filles qui n’ont pas froid aux yeux. Mais se sont souvent les familles de ces jeunes femmes qui s'inquiètent. Cette semaine, se tenait la cérémonie au cours de laquelle une nouvelle promotion de pilotes de combats recevait ses ailes de pilote. A cette occasion, Infolive.tv vous présente l'une d'entre elles, le lieutenant Sharon. 01/07/07
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sharon

Enviado por Anonymous el Lun, 03/03/2008 - 22:55.
bravo sharon,et bon courage.les hommes n ont qu a bien se tenir. l.c.

Eh oui il lui en faudra...

Enviado por Anonymous el Dom, 09/07/2008 - 10:40.
Du courage tu l'as dit... il lui en faudra vu qu'elle n'ose même pas montrer son visage dans le reportage. Normal, y a pas besoin d'être Jeanne d'arc pour lacher une bombe à 5OOOm d'altitudes...Sur terre, c une autre histoire...

reponse à Anonymous

Enviado por Anonymous el Mié, 10/10/2007 - 01:50.
je n'aime pas les anonymous soit tu est arabe et que tu ne comprend pas le moyen orient c' est dans les génes a ce qu' il parait et le soleil sur la tête soit t'est européen qui tourne sa veste quand il s' agit de sapetite vie comme pendant toute les guerres en europe il faut te faire soigner la tête les malades sont dans chaque culture et arréte de te fare passer pour un lettré cracher sur les autres tu doit etre arabes c' est la spécialité de la region

femme pilote

Enviado por Anonymous el Lun, 09/17/2007 - 03:39.
je ne suis etonne de voir une femme pilote de guerre ; en israel les femmes ont toujours ete presentes a tout les nivaux militaire et hierarchiques ; autre choses je ne comprend pas que le moderateur laisse passes certains commentaires frisant la haine et la judeophobie

LES DOUZES COMMANDEMENTS RACISTES JUDEONAZIS

Enviado por Anonymous el Sáb, 07/07/2007 - 15:52.
Voici les fameuses règles que chacun doit avoir à l’esprit pour bien comprendre ce qu’il en est des Palestiniens et des Libanais face aux sionistes : Règle numéro 1 : Au Proche Orient, ce sont toujours les arabes qui attaquent les premiers et c’est toujours Israël qui se défend. Cela s’appelle des représailles. Règle numéro 2 : Les arabes, Palestiniens ou Libanais n’ont pas le droit de tuer des civils de l’autre camp. Cela s’appelle du terrorisme. Règle numéro 3 : Israël a le droit de tuer les civils arabes. Cela s’appelle de la légitime défense. Règle numéro 4 : C’est seulement quand Israël tue trop de civils, que les puissances occidentales l’appellent à la retenue. Cela s’appelle la réaction de la communauté internationale. Règle numéro 5 : Les Palestiniens et les libanais n’ont pas le droit de capturer des militaires israéliens, même si leur nombre est très limité et ne dépassent pas trois soldats. Appelez cela ce que vous voulez, pourvu que cela ne fâche pas les sionistes. Règle numéro 6 : Les israéliens ont le droit d’enlever autant de palestiniens qu’ils le souhaitent. Ils ont déjà des milliers de prisonniers dans leurs sinistres geôles, dont des enfants.... Il n’y a aucune limite à leur banditisme dans la région et n’ont besoin d’apporter aucune preuve de la culpabilité des personnes enlevées. Pour eux, tout Arabe et tout musulman sont nés chacun avec l’étiquette "terroriste" collée au front. Il ne reste qu’à les cueillir pour les enfermer, quand ils ont la chance de s’en sortir vivants. Règle numéro 7 : Quand vous dites "Hezbollah", il faut toujours rajouter l’expression « soutenu par la Syrie et l’Iran ». Comme si la Syrie et l’Iran sont des pays peuplés de martiens viscéralement hostiles au genre humain. Règle numéro 8 : Quand vous dites "Israël", Il ne faut surtout pas rajouter après : « soutenu par les Etats-Unis, la Grand Bretagne et tout le reste du monde occidental », parce que c’est tout à fait normal : y’a même intérêt ! Règle numéro 9 : Ne jamais parler de "Territoires occupés ", ni de "résolutions de l’ONU" ni de "violations du droit international" ni des "conventions de Genève". Tout cela ne s’applique qu’aux "goujats" arabes. Les sionistes sont à priori des gens mieux et plus civilisés que n’importe qui et donc dans leur bon droit. Règle numéro 10 : Les Israéliens et les Sionistes de chez-nous, parlent mieux le français que les Arabes. C’est ce qui explique qu’on leur donne, ainsi qu’à leurs partisans, aussi souvent que possible la parole. Et c’est ainsi qu’ils peuvent nous expliquer les règles précédentes (de 1 à 9). Cela s’appelle de la neutralité journalistique. Règle numéro 11 : Sur les plateaux de télévision et dans les studios de la radio les sionistes sont toujours et obligatoirement invités pour parler d’eux-mêmes et justifier le gangstérisme d’Israël. Et pour faire bonne mesure par égard aux "débiles" qui les regardent, ce sont d’autres sionistes de chez nous ou venus même d’Israël, présumés "spécialistes" du monde arabo-musulman, qui sont toujours et obligatoirement invités pour disserter, en académiciens bien attitrés, sur les Palestiniens, sur les Arabes et sur les Musulmans, comme s’il s’agissait de microbes ou d’animaux exotiques, de véritables bêtes incapables de parler d’eux-mêmes. C’est cela faire preuve d’objectivité médiatique et de débat contradictoire, quand il s’agit du banditisme israélien. Règle numéro 12 : Si vous n’êtes pas à priori d’accord avec toutes ces règles, vous n’aurez jamais le droit à la parole dans les médias. Si vous réussissez à vous exprimer ailleurs pour dénoncer ces règles c’est que vous êtes un antisémite notoire, voire un dangereux terroriste d’obédience islamiste

12 commandements

Enviado por Anonymous el Dom, 03/09/2008 - 17:01.
La haine c'est la colère des faibles, écrivait Alphonse Daudet. Nous, Occidentaux, nous avons été élevés dans la morale judéo chrétienne et nous préférons faire l'amour que faire la haine. Les Musulmans ont un livre appelé coran où à chaque page on leur apprend plutôt à tuer, soumettre et renier l'autre. J'ajouterai qu'il y a des hommes et des peuples dont il est glorieux d'être haï. Alors, vous les islamistes, haïssez-moi. Le Zélote.

tu devrais postuler pour le

Enviado por Anonymous el Jue, 03/06/2008 - 23:04.
tu devrais postuler pour le prix nobel de la propagande avec arafat 2 prix nobel arabes ca commence a faire beaucoup la...

vs ne controllez rien vs etes de la poussiere et vs le resterez

Enviado por Anonymous el Mar, 02/19/2008 - 13:56.
LO YANOUM VE LO YICHAN CHOMER ISRAEL appelle cela comme tu veux mais c'est ca qui ne vs permettra jamais de mettre un pied sur notre terre... malheuresement je suis certain que toi comme tout ton peuple n'avez pas ne serait-ce qu'un tout petit pourcent d'intelligence pour comprendre ce que je dit.

ACTIF: RETOUR A L'ENVOYEUR!

Enviado por Anonymous el Mié, 08/08/2007 - 15:42.
LES DOUZES COMMANDEMENTS DES NAZIS-ISLAMISTES. Les ilsamistes et non les musulmans qui sont en général des gens comme vous et moi qui souhaitent vivre en paix et voir leurs enfants grandir et se réjouissent lorsqu'ils réussissent dans la vie. Exemple de la folie des extrémistes arabes: règle N°1 Tu éduqueras tes enfants dans la haine et tout petit tu leur apprendras comment il faut tuer et égorger les juifs. Règle N°2 Les médias du Hamas à la télé feront leur éducation en présentant les israéliens comme des tueurs et les assassins de Mickey pour marquer leurs cervaux à jamais. Règle N°3 Les Imans du Hamas feront des prêches pour que de jeunes hommes et femmes se fassent exploser dans des bus ou à la terrasse des cafés pour tuer un maximum de civils juifs. Règle N°4 Ces kamikases deviendront des martyrs et ils rentreront dans le royaume d'Allah où ils vivront "pour les hommes" entourés de 40 vierges... Règle N°5 Tu ne feras pas de distinction entre juifs et musulmans lorsque "la cause" est dictée par les enturbannés ( Voir ce qui se passe entre arabes en IRAK ) où ces braves gens font sauter une fois des mosquées chiites une autre fois des mosquées sunnites en représailles sans compter les marchés et autres endroits où ils peuvent faire un maximum de morts. Règle N°6 Israël avec 22000 km2 est encore trop grand et il faut pour les dictateurs et rois arabes du Moyen-Orient détruire cet abcès qui les empêchent de continuer à tenir leurs peuples qui commencent à voir clair. Règle N°7 Au lieu de faire profiter des milliards de dollars aux arabes qui vivent dans la pauvreté tu feras en sorte que cet argent serve à acheter des armes et des hommes comme au SOUDAN pour faire des razzias sur la population noir du DARFOUR.Règle N°8 Avec l'argent du pétrole tu essaieras d'acheter les voix à l'ONU pour faire condamner l'état juif. Règle N°9 Tu feras comme le grand frère Arafat tu penseras à t'engraisser avec l'argent donné par les pays occidentaux et américains en faisant profiter ta cour qui t'aidera à tenir le petit peuple tranquille. Règle N°10 La dictature prolétarienne tu en feras une arme qui te permettra de t'appuyer sur la religion pour maintenir les arabes sous ta coupe et tu feras des juifs le bouc émissaire de tes débordements. Règle N°11 Le terrorisme islamique sera l'expression de la force et permettra d'étendre sa puissance sur le monde. Règle N°12 La finalité des préceptes des nazis-islamistes sera de convertir la Terre en assassinant tous ceux qui se refusent à se plier à l'Islam même si cela doit déclencher la 3ème guerre mondiale Dieu retrouvera les siens!... Voilà ce que l'on peut dire en retour de ta prose. Si j'avais voulu m'exprimer comme tu le fais sur Infolive sur le site pro-arabe j'aurais été sensuré!....

marc de paris

Enviado por Anonymous el Jue, 07/05/2007 - 22:15.
il ne dort ni ne sommeil celui qui est le gardien d'israel elle sont belles , avec du courage , hazak , israel a de la chance d'avoir de si grand soldat, longue vie à israel , la seule democratie du moyen orient

"ELE EST BELLE LA DEMOCRATIE"

Enviado por Anonymous el Sáb, 07/14/2007 - 01:25.
Aharon Shabtai, grand poète israélien et hélleniste de renommée mondiale, nous livre ses réflexions sur l’art et la politique, et sur l’influence de l’occupation sur la culture israélienne. Dans ce très beau texte qu’il nous fait parvenir et qu’a traduit Anne-Marie Perrin, il souligne que "Dans les circonstances actuelles de barbarie, qui rappellent celles qui ont jadis prévalu en Allemagne, en Russie, en France et en Amérique, les écrivains sont sommés de prendre la parole, de prendre une posture politique claire et morale, de résister." "L’art sans espace politique, ajoute-t-il, est comme la pâte à modeler qu’on donne aux malades mentaux et aux enfants - parce que ceux qui n’ont pas de responsabilité relative à l’espace politique sont des esclaves et des enfants." A lire absolument. Mieux valent les clameurs de défaite d’aujourd’hui que l’exultation triomphaliste de 1967. (Interview réalisée par Nir Nader) Comment caractériseriez-vous la relation entre la culture israëlienne d’aujourd’hui et l’Occupation ? Shabtai : Israël est un pays dont les options vers le changement se ferment l’une après l’autre. Dans le passé, il avait la chance de devenir un Etat-Nation sain, en établissant des relations avec les Palestiniens et les pays voisins. Cependant, plus il persiste avec l’Occupation, et plus il dépend de la force, plus étroites sont ses options politiques. La propagande utilisée pour justifier la violence de l’Occupation a un effet orwellien sur la mentalité israélienne. Il en résulte un émoussement patent de la sensibilité morale et éthique. Le discours public est façonné dans des moules mensongers, une sorte de "novlangue". Il en va amplement de même dans la sphère culturelle. Israël est en train de devenir une colonie sous égide américaine, de même que l’ancienne Rhodésie ou l’Afrique du Sud l’étaient par rapport à la Grande Bretagne. Cette colonie est dirigée par les oligarques, l’armée et le Shin Beth. Le pays est une prison. Il inclut trois millions et demi d’habitants natifs, qui sont parqués dans des cellules territoriales, dans des camps et des ghettos, tandis qu’Israël met en œuvre une politique démographique distinctement raciste, orientée vers la purification ethnique. La prison dispose aussi d’aménagements spéciaux pour les geôliers israéliens. Ceux-ci vivent dans des bulles, coupés de la réalité des natifs. Quelque chose comme la Zone Verte à Bagdad. Ici, comme là-bas, nous avons des parcours de golf, des cafés, des résidences et des organismes culturels pour les familles des dirigeants. Au sein de la colonie, les propos politiques se limitent à l’économie et à la sécurité, à la question de savoir comment accumuler du capital et comment éliminer les habitants natifs. Pourtant l’Israël d’aujourd’hui n’est pas monolithique. C’est une société qui s’est détachée de ses valeurs sionistes fondamentales, qui a pris ses distances par rapport à la solidarité sociale et abandonné ses propres citoyens. On l’a vu lors de la guerre de 2006, et auparavant dans l’élimination du réseau de sécurité sociale. Shabtai : Oui, parce que dans une colonie raciste, les institutions sociales et étatiques s’érodent. De nos jours, dans une période d’impérialisme global, la politique se privatise. Les instruments de la politique - médias, partis, syndicats - dont la fonction et de promouvoir le changement, de guérir, de restaurer la solidarité, ont été vidés de leur contenu et cédés à des intérêts particuliers. Dans le même mouvement, la culture et l’enseignement supérieur sont aussi conçus comme des objets privatisables. Ils sont censés être "émancipés de la politique", "objectifs" --en d’autres termes, ils sont supposés s’ajuster au consensus. En Israël aujourd’hui, la politique et les politiciens sont objets d’anathème. Voilà le symptôme d’une société nationaliste de masse dont les héros sont les oligarques --tel [Arcadi] Gaydamak-- et les généraux --tels [Ariel] Sharon ou [Ehud] Barak. Les anciens Grecs avaient un terme pour désigner le citoyen qui ne s’intéresse qu’à ses intérêts personnels et reste en dehors de la vie politique. Ce terme était idiotes. Il convient maintenant aux Israéliens. Ces gens sont des idiotai, non des politai (citoyens au vrai sens du mot). Ils n’ont aucune part à l’organisation politique ni aux luttes politiques de quelque importance. Dès lors, ce qu’un universitaire a écrit contre mon poème “Non, Sapho” (voir infra) est typique. Il m’a accusé d’avilir la grande poétesse de l’amour. Sapho écrivait que ce qu’il y a de plus beau, ce n’est ni des bataillons de soldats, ni la cavalerie, ni la marine, mais la personne qu’on aime. Elle s’opposait à la mentalité dominante de son temps --telle que l’illustre la poésie lacédémonienne de Tyrtaios-- et, à la place, offrait aux citoyens un éthos érotique. Dans mon poème, j’actualise le thème, en proposant (non sans humour) quelque chose d’autre, quelque chose qui convient à notre époque et à Israël : de considérer comme belles la solidarité de la classe ouvrière et la liberté. Le premier poème uniquement lyrique est le « Certain montagnard... » d’Archilochos, qui raconte sans rougir comment le poète s’est débarrassé de son bouclier au milieu de la bataille, au moment où le combat devenait intense. C’est un poème qui définit la fonction éthique et civique de la poésie. Le poète transgresse les valeurs héroïques admises et illustre le droit à exercer son jugement et à formuler un principe nouveau (logos). Le droit de refuser une mort absurde est présenté comme une valeur adéquate pour un citoyen libre. Dans l’Israël actuel, au contraire, c’est la sagesse conventionnelle qui veut que des éléments de culture, comme des poèmes, existent en soi et pour soi, dans une sphère à part, qui n’a rien à voir avec la construction d’arguments, en particulier de déclarations politiques. Ce qui est politique est tenu pour vulgaire et trivial. La littérature et la culture n’ont rien à faire avec un éthos civique. C’est une culture d’idiotai, dans laquelle chacun ne se soucie que de soi, et où tous les problèmes se liquident dans le dos de l’individu, devenant alors des traumatismes d’un ego dilaté et replié sur soi. L’art privatisé, en rapport avec les vies des idiotai, devient une branche de la psychologie. C’est aussi ce qui s’est produit aux Etats-Unis. Il était d’usage que la poésie y soit engagée et militante, en particulier pendant la guerre du Viet-Nam. En quelques courtes années, après que l’administration Johnson a fondé la Dotation Nationale pour les Arts, elle est devenue une poésie d’ateliers d’écriture sur les campus. En Israël aussi, les ateliers d’écriture sont encouragés. Ils constituent des niches économiques florissantes dans la thérapie par l’art, en aidant les gens à s’adapter. La psychologie est devenue une idéologie. Tous les traumatismes d’une société caractérisée par le meurtre militaire et l’exploitation sont intériorisés, ressurgissant en tant que problèmes de l’individu isolé dans un nationalisme de masse. Ces problèmes sont toujours d’ordre privé ; l’individu devient un patient. De cette manière, les individus reçoivent leur privatisation comme un don. Ils sont immergés dans une enfance perpétuelle comme les géants de l’Age d’argent chez Hésiode, chacun d’eux étant « élevé aux côtés de sa bonne mère pendant cent ans, véritable niais jouant puérilement dans sa propre maison ». Tout va ainsi vers la thérapie clinique. L’art comme psychothérapie est au service d’une idéologie dans laquelle tous sont des individus, sans espace politique (une agora), sans un espace où les problèmes personnels, qui sont politiques par nature, atteignent en tant que tels la conscience et trouvent leurs vraies solutions. L’art sans espace politique est comme la pâte à modeler qu’on donne aux malades mentaux et aux enfants - parce que ceux qui n’ont pas de responsabilité relative à l’espace politique sont des esclaves et des enfants. La politique appartient aux citoyens, c’est-à-dire aux adultes. De nos jours, l’art et la littérature maintiennent au jardin d’enfants ceux-là qui ne veulent pas, ou ne peuvent pas, devenir adultes. Ceci me frappe, néanmoins, comme une généralisation. Après tout, l’Occupation est reconnue comme un enjeu majeur par l’ensemble du courant dominant israélien, y compris par les écrivains institutionnels. Shabtaï : Vous faites référence à des intellectuels et à des écrivains en vue de l’espèce de ce qu’un de mes amis, Nimrod Kamer, appelle “la gauche molle” : Amos Oz et David Grossman, par exemple, Dans leur cas, je voudrais dire que s’est appliqué le principe de co-option. Le pouvoir en place les adopte, les co-opte - telle est la méthode. Ils vocifèrent, sur un plan général, contre l’Occupation, et cette posture leur confère une crédibilité quand ils soutiennent le régime sur toute question spécifique de quelque importance. C’est ainsi qu’ils ont appuyé les Accords d’Oslo, la duperie de Camp David de juillet 2000, les mesures prises contre l’Intifada et la deuxième guerre du Liban. Les écrivains de la gauche molle ne donnent pas de contenu politique à la littérature, mais font plutôt l’inverse : au lieu de pousser à la décision vers l’action, ils subliment la politique en culture. L’Occupation, entre leurs mains, devient la psychomachie de la belle âme israélienne tourmentée. Ils se sont débrouillés pour en faire un cliché du discours culturel israélien. Même Ariel Sharon et Ehud Olmert ont dit qu’ils étaient contre l’Occupation. Ceci a été normalisé, pour devenir une branche de la culture, le matériau d’une interminable auto-flagellation narcissique, pour des films, des conférences, des thèses de doctorat et des carrières universitaires. De cette manière, on a exproprié l’Occupation hors du domaine de la lutte et on l’a reléguée dans une psychothérapie pour jardin d’enfants. Nous atteignons enfin un point où l’Occupation devient une graphomanie. Les gens sont saturés d’en entendre parler. C’est pour cette raison qu’aucune littérature importante ne s’est développée depuis Oslo, bien plutôt de médiocres niaiseries qui contribuent au philistinisme de la vie sociale, recyclant l’ « expérience israélienne » figée dans son immobilisme. Parce que la littérature possède assurément une mission éthique et politique. J’emploie le mot politique au sens grec classique. La pierre de touche de la littérature est le niveau auquel elle coopére ou ne coopère pas avec le régime pour forger un consensus. La culture est un laboratoire idéologique, qui recourt à des récits auxquels on adhère pour créer une représentation de la réalité. Elle invente des définitions et des séparations (Juifs/Arabes, par exemple) qui pourvoient l’individu d’une identité. Ce qui distingue les grands écrivains et poètes, c’est le fait qu’ils créent une résistance et qu’ils offrent une alternative dans la manière d’être. Aux périodes d’urgence, de tels écrivains sont directement liés au politique. Résister ressortit à l’essence de la vie. Chacun ressent la pesanteur, l’inertie et les forces de friction quand il avance ou qu’il agit en tant qu’individu. D’un autre côté, il y a une énorme pression, ouverte et dissimulée, pour faire de vous un « bon garçon », pour vous faire souscrire au conformisme. Un poète authentique a le courage et la lucidité d’instaurer la résistance dans la vaste sphère éthique, précisément là où l’individu est incité à s’adapter à la norme. Ce qui induit une contrainte sur ses goûts, ses valeurs, sur la langue dont il fait usage. Mais le thème de l’interview est une situation spécifique. Nous ne sommes pas aux Pays-Bas. Dans les circonstances actuelles de barbarie, qui rappellent celles qui ont jadis prévalu en Allemagne, en Russie, en France et en Amérique, les écrivains sont sommés de prendre la parole, de prendre une posture politique claire et morale, de résister. Donnez-moi des exemples de ceux qui ont agi ainsi, qui se sont opposés. Shabtaï : Socrate. Il s’est élevé contre sa société, prêt à mourir. La prescription éthique majeure à Athènes était de nuire à votre ennemi et de faire du bien à votre ami. Socrate n’est pas d’accord. Il donne priorité à ce qui est juste. Sur cette base, il maintient qu’il vaut mieux subir le mal que le faire. Après la chute de la démocratie athénienne, les dictateurs ont pris l’habitude d’envoyer des citoyens arrêter ceux qu’ils identifiaient comme opposants, ou dont ils désiraient confisquer les biens. Socrate et quatre autres ont reçu l’ordre de leur amener un homme du nom de Léon. Il a refusé, mettant sa vie en péril. Il n’a été sauvé que grâce à un changement de régime. Plus tard, on l’a accusé de blasphème et de corruption de la jeunesse, ce pour quoi il a été condamné à mort. Son discours lors du jugement, connu sous le nom d’Apologie, est le texte politique fondamental de l’Europe. La plupart des écrivains de premier ordre ont été des opposants, dans un sens ou un autre. Ce n’est pas par hasard que même des écrivains éloignés de tout radicalisme comme Flaubert ou Baudelaire ont été mis en jugement. Il existe des périodes tranquilles durant lesquelles l’opposition n’est pas manifeste. Mais, dans des circonstances particulières - telles que l’oppression, l’écrasement des droits de l’homme, le fascisme - les écrivains doivent prendre position. En Israël cependant, comme je l’ai déjà dit, ils s’alignent d’emblée avec le régime. Amos Oz, Yehoshuaz Sobol, A.B. Yehoshua et David Grossman ont soutenu la guerre du Liban durant laquelle l’aviation a tué plus d’un millier de civils, détruit des villages, détruit des quartiers à Beyrouth. Ce sont des moments tels que celui-là qui sont la pierre de touche de l’écrivain et de l’artiste. On peut citer nombre d’exemples de grands écrivains, et pas nécessairement de gauche, qui ont refusé de collaborer avec leurs régimes. Ainsi, au point culminant de la ferveur patriotique en Autriche, Stefan Zweig s’est opposé à la première guerre mondiale. Il a quitté son pays et déclaré sa solidarité avec le peuple de France. Thomas Mann s’est opposé aux nazis bien avant Auschwitz et s’est exilé dès 1933. Après quoi il a écrit et parlé d’abondance contre les pouvoirs en place dans son pays. Ses livres ont été brûlés en Allemagne. Sa Montagne magique décrit comment une société entière est transformée en une société de malades, en une clinique, comme c’est le cas en Israël aujourd’hui. Est-ce qu’une culture israélienne hébraïque peut survivre longtemps dans une région qui est arabe, une région si complètement différente ? Shabtaï : Voilà, certes, le principal problème. L’Occupation, l’armée et le capitalisme sont en train de détruire le pays, à la fois le paysage lui-même et le paysage humain, dont les Palestiniens, qui ont leurs racines ici, constituent une partie. Pour Israël, l’exemple à suivre aurait dû être des pays tels que la Belgique, la Suisse et le Canada, des Etats qui fournissent un cadre dans lequel des groupes divers peuvent vivre ensemble. Le monument le plus représentatif de la culture israélienne d’aujourd’hui est le mur de séparation. Ceci est enfoncé comme un coin dans la conscience nationale et dans la littérature hébraïque. Le mur est le point de fixation que la littérature ne cesse de recycler. Cette littérature ne fonctionne pas en tant que moyen de créer une opposition, de changer la vie. De sorte qu’il n’y a pas de changement dans la vie, plutôt dans le seul style de vie. Parmi les nuages sombres que vous décrivez, pouvez-vous apercevoir quelque lumière ? Shabtaï : Si la société possède un instinct d’auto-préservation, alors un changement interviendra. Il y aura une révolution. Voyez, tout s’accumule aujourd’hui contre les jeunes. Ils n’ont pas d’avenir. A Jérusalem, dans les récentes manifestations étudiantes, la jeunesse a commencé à réclamer une révolution, et des passants traversaient la rue pour se joindre à eux. Voilà un signe de changement. Cela arrivera tôt ou tard. De ce point de vue, l’échec d’Israël dans la seconde guerre du Liban est de même un signe encourageant. Cela peut sembler bizarre, mais les clameurs de défaite qu’on entend aujourd’hui sont préférables à l’exultation triomphaliste de 1967. Le militarisme israélien est voué à l’échec dans une société où s’aggravent l’exploitation et la pauvreté. La révolte actuelle n’est pas encore politique, parce que prise de conscience et solidarité demeurent limitées. Il existe quelques exceptions, comme le groupe de jeunes poètes qui ont fondé le journal Ma’ayan. Leur mode d’action fait penser à des mouvements radicaux en art comme celui des dadaïstes. Ils étaient opposés à la guerre au Liban et ils témoignent beaucoup de considération à la fois pour les Arabes et pour les Juifs. Mais, pour le moment, la plupart des jeunes ne représentent aucune menace pour le pouvoir établi. Le chauvinisme et la haine des Arabes continuent à rendre possible l’exploitation de la jeunesse et des pauvres. En tant qu’écrivain, je me vois comme quelqu’un qui agit à l’intérieur d’un système. La poésie n’est pas une correspondance privée. Elle se fait au sein d’un système relié à d’autres systèmes. C’est seulement de cette façon que la poésie a une fonction et une place dans le domaine public. A l’intérieur de ces systèmes politique et culturel, un débat est amorcé, la pensée est en route et une lutte s’engage pour le changement et le renouveau. Dans la situation présente, les systèmes politique et culturel ne fonctionnent pas. Les embrayages restent sans prise. Leur vacuité et leur trivialité vous dissuadent. Ou bien vous êtes un bon petit garçon confiné dans la clinique avec tout le monde, ou bien vous devenez un dissident, actif depuis les marges. Dans le Fragment 16, Sapho mentionne une femme du nom d’Anaktoria, dont l’absence lui pèse. Les 15 shekels mentionnés dans la réponse de Shabtai correspondant à peu près à trois euros et demi. Non, Sapho. Ce qu’il y a de plus beau, disait Sapho, c’est l’être que vous aimez. Je dis que non, Sapho. L’être que vous aimez n’aura pas de beauté Aussi longtemps qu’un entrepreneur ou une entreprise ou une agence d’embauche sucera son sang - A quinze shekels l’heure, il n’y a pas d’avenir pour la beauté. Les âneries dont ils vous ont abreuvée, laissez-moi vous les sortir de la tête. Anaktoria ne sera pas belle si elle est forcée de se prostituer. Attis ne s’ornera pas de fleurs si l’usine est fermée et transférée au Caire. Dès lors, la chose la plus belle, la condition préalable de la beauté, est la lutte des classe. Vous aviez raison, Sapho. Ce ne sont pas les cavaliers, ni les guerriers, ni les destroyers, Mais la solidarité entre travailleurs, la coopération et l’égalité. Quand celles-là prévaudront, Alors les cieux et la terre s’étreindront dans les yeux de l’être bien-aimé. Dès lors, ce n’est pas non plus parmi les littérateurs, ni à l’université, ni au concert, Que vous trouverez la beauté aujourd’hui, mais dans l’union des travailleurs - Les éboueurs, les bennes à ordures, Sapho, sont ce qu’il y a de plus beau. (A partir de la traduction anglaise d’Avda Levin). (Aharon Shabtai a publié 18 recueils de poésie en hébreu. Ses traductions en hébreu du théâtre grec, ont été couronnées par de nombreux prix. Deux de ses livres ont paru en anglais : Love and Other Poems (New York : The Sheep Meadow Press, 1997) et J’accuse (New York : New Directions, 2003). En écho au titre de la diatribe de Zola contre l’antisémitisme pendant le procès de Dreyfus, les poèmes de J’accuse mettent en cause les pratiques israéliennes pendant l’Occupation. Des traductions de l’œuvre de Shabtai ont été publiées dans les principales revues poétiques en langue anglaise et il a récemment contribué à l’Anthologie Rouge, Aduma)

mon dieu tout ca pour

Enviado por Anonymous el Jue, 03/06/2008 - 23:15.
mon dieu tout ca pour omettre de parler des dictatures arabes qui pratique le dimies depuis des siecles ou une seul caste a le pouvoir et ou les diffenrentes commautes n ont pas les memes droits les juis des pays arabes n ont jamais etaient considerees comme des citoyens a part entiere et ou le faschisme islamiste regne en maitres ou les opinions diffenrebtes sont banis au prix d executions sommaires ou les femmes adulteres et les homo sont pendues et lapides etc etc et toi avec ta dicertation d intellectuelle mal baise tu viens faire la morale a la seule democrtie de la region ou des deputes arabes siege a la knesset et on le droits de sortir les memes inepties haineuses p pauvre rigolo

Tant que tous se passe dans

Enviado por Anonymous el Vie, 07/06/2007 - 17:44.
Tant que tous se passe dans le réspect sans insules et propos antisemiteje ne voie pourquoi chacun ne pourrait pas s'éxprimé .

commentaires qui suivent

Enviado por Anonymous el Jue, 07/05/2007 - 18:01.
faut-il vraiment donner la parole à toute cette haine?d'ailleurs qui le lit dans son intégralité?la volonté d'info live de "neutralité" m'indispose, et pour une fois j'aimerais échapper à toute cette partialité désinformatrice,tant de la part de l"extrême gauche israelienne"-que des arabes-un havre de "repos"me conviendrait-avis au responsable!!!

Pour la liberté d'éxpréssion

Enviado por Anonymous el Vie, 07/06/2007 - 17:39.
Je ne suis pas d'accord,bien au contaire infolive prouve qu4Israel est un état démocratique et qu'il ne pratique pas la sencures.

NURIT PELED

Enviado por Anonymous el Mar, 07/03/2007 - 01:59.
DISCOURS DE NURIT PELED Publié le 15-06-2007 A l’occasion de la commémoration des 40 ans d’occupation israélienne, Nurit Peled a fait un discours sur le racisme et les crimes d’Israël, elle a lancé au monde un appel qui donne, comme chacune de ses interventions, la chair de poule. "Bonsoir. C’est un grand honneur pour moi d’être sur cette scène aux côtés de mon ami et frère Bassam Aramin, un homme du camp de la paix palestinien, un des fondateurs du mouvement des Combattants de la paix dont deux de mes enfants, Elik et Gaï, sont membres. La semaine dernière, mardi à Anata et jeudi à TulKarem, le mouvement des Combattants de la paix a réussi à organiser deux rassemblements et a recruté dix milliers de Palestiniens pour son objectif - une lutte non violente contre l’occupation, mêlant étroitement Israéliens et Palestiniens. N’étaient les lois racistes de l’Etat d’Israël, ces milliers de personnes pourraient être ici, avec nous ce soir, pour prouver une fois pour toutes que nous avons un partenaire. Bassam et moi sommes tous deux des victimes de l’occupation cruelle qui corrompt ce pays depuis quarante ans maintenant. Tous deux sommes venus ce soir pour pleurer le destin de ce lieu qui a enterré nos deux filles, Smadar - << le bourgeon du fruit >> - et Abir - << le parfum de la fleur >>*, qui furent assassinées à dix années d’intervalle, dix années durant lesquelles ce pays s’est empli du sang d’enfants et durant lesquelles le royaume souterrain des enfants que nous foulons jour après jour et heure après heure s’est rempli jusqu’à déborder. Mais ce qui unit Bassam et moi n’est pas seulement la mort à laquelle l’Occupation nous a condamnés. Ce qui nous unit est principalement la foi et l’empressement à élever nos enfants qui nous ont été laissés pour qu’ils ne permettent jamais aux politiciens et généraux corrompus, cupides et assoiffés de pouvoir, de sang et de conquête, de diriger leurs vies et de les dresser les uns contre les autres. Plus jamais ils n’accepteront le racisme qui s’est répandu dans ce pays pour les éloigner du chemin de la paix et de la fraternité qu’ils ont pavé pour eux-mêmes. Parce que seule cette fraternité peut faire s’écrouler les murs du racisme qui se construisent sous nos yeux. Depuis quarante ans maintenant, le racisme et la mégalomanie ont dicté nos vies. Depuis quarante ans, plus de quatre millions de personnes ne connaissent pas le sens de la liberté de circulation. Depuis quarante ans, les enfants palestiniens naissent et grandissent prisonniers dans leurs maisons que l’Occupation convertit en prison, privés de tous les droits auxquels les humains ont droit parce qu’ils sont humains. Depuis quarante ans, les enfants israéliens sont éduqués dans un racisme inconnu dans le monde civilisé depuis des décennies. Depuis quarante ans, ils ont appris à haïr leurs voisins simplement parce qu’ils sont leurs voisins, à les craindre sans les connaître, à voir dans un quart des citoyens de l’Etat un danger démographique et un ennemi intérieur, à voir dans les résidents des ghettos créés par la politique d’occupation un problème devant être résolu. Il y a seulement soixante ans, les juifs habitaient dans des ghettos et étaient vus dans les yeux de leurs oppresseurs comme un problème nécessitant d’être résolu. Il y a seulement soixante ans les juifs étaient enfermés derrière du béton armé et des murs électrifiés surmontés de miradors, et privés de la possibilité de vivre une vie ou d’élever leurs enfants dans la dignité. Il y a seulement soixante ans le racisme rançonnait le peuple juif. Aujourd’hui le racisme dirige l’Etat juif, piétine la dignité des gens et les prive de liberté, et nous condamne tous à vivre en enfer. Depuis quarante ans maintenant, la tête juive s’est incessamment inclinée devant le culte du racisme, tandis que l’esprit juif recherche les chemins les plus créatifs pour dévaster, détruire et démolir ce pays. Voilà ce qu’il reste du génie juif, qui est devenu israélien. La compassion juive, la miséricorde juive, le cosmopolitisme juif, l’amour de l’humanité et le respect de l’autre ont été oubliés. Leur place a été ravie par le racisme. C’était le racisme, seul, qui animait le soldat garde frontière qui a sorti son arme de son véhicule et tiré dans la tête de la petite Abir alors qu’elle se blottissait contre le mur de son école par peur du véhicule militaire qui était dans la cour de l’école comme si le lieu lui appartenait. Seul le racisme pousse les conducteurs de bulldozers à démolir les maisons habitées, à détruire vignes et champs, à déraciner les oliviers centenaires. Seul le racisme peut inventer des routes sur lesquelles la circulation est organisée sur la base de la race, et seul le racisme pousse nos enfants à humilier des femmes qui pourraient être leurs mères et à abuser des vieillards aux diaboliques checkpoints, à frapper des jeunes gens de leur âge qui, comme eux, veulent conduire leurs familles à la mer pour s’y baigner, et à regarder impassiblement les femmes accouchant sur la route. Seul le pur racisme motive nos meilleurs pilotes à larguer des bombes d’une tonne sur des immeubles résidentiels, et seul le racisme permet à ces criminels de bien dormir la nuit. Parce que le racisme élimine la honte. Ce racisme a érigé pour lui-même un monument à son image - un mur hideux, rigide, menaçant et envahissant. Un monument qui clame au monde entier le bannissement de la honte dans ce pays. Ce mur est notre mur de la honte, c’est le témoignage du fait que nous avons cessé d’être une lumière parmi les nations pour être << un objet de disgrâce pour les nations et de raillerie pour tous les pays >>. Et ce soir, nous devons nous demander que faire de notre honte ? Comment nous débarrasserons-nous de cette disgrâce ? Mais tout d’abord, comment se fait-il que la honte ne nous empêche pas de dormir la nuit ? Comment consentons-nous à voir la moitié de nos salaires utilisée pour l’exécution de crimes contre l’humanité ? Comment en sommes-nous arrivés à réduire la honte à deux colonnes dans les journaux, et à ne lui consacrer pas davantage que les minutes que nous consacrons à la lecture rapide d’articles de Gideon Levy et Amira Hass, comme on lit un reportage sur un scénario connu d’avance ? Comment en sommes-nous arrivés à désigner la souffrance, la faim, la malnutrition, les traumatismes des enfants, l’invalidité, les orphelins et le deuil, quotidiens et sans fin, sous un seul mot aliénant : << la politique >> ? Comment se fait-il que nos enfants continuent de parader et se de se pavaner dans les uniformes de la brutalité qu’ils portent quand ils servent dans l’armée du massacre et de la destruction ? Comment se fait-il que toutes les splendides institutions du monde se tiennent à l’écart et ne peuvent rien faire pour sauver un enfant de la mort ou pour enlever un bloc de béton du mur de la honte ? Comment se fait-il que toutes les organisations pour la paix et les droits de l’homme ne sont pas capables d’arrêter les jeeps des gardes frontières qui viennent terrifier les écoliers et les tuer, ne sont pas capables d’arrêter un bulldozer en route pour démolir une maison habitée, de sauver un olivier de la destruction ou une écolière qui a perdu son chemin pour l’école et s’est retrouvée dans la ligne de mire des soldats de l’Occupation ? L’une des réponses à ces questions est que l’Etat d’Israël est capable de réduire au silence et de paralyser le monde entier parce qu’il y a eu l’Holocauste. L’Etat d’Israël a acquis le permis de maltraiter une nation entière parce que l’antisémitisme existe. L’Etat d’Israël crée un désastre existentiel - économique, social et humain - sur ses citoyens et ses sujets et personne n’ose le stopper parce que Hitler a existé. Et tout cela pendant que les survivants de l’Holocauste subissent l’ignominie de la faim dans ce pays. Ce soir nous devons lancer un appel au monde pour nous aider à nous débarrasser de la honte. Ce soir nous devons expliquer au monde que s’il veut sauver le peuple israélien et le peuple palestinien d’un holocauste imminent qui nous menace tous, il est nécessaire de condamner la politique d’occupation. L’empire de la mort doit être stoppé dans sa course. Tous les criminels de guerre qui enlèvent leurs uniformes et ont l’intention de voyager dans le monde doivent être arrêtés, jugés et emprisonnés au lieu d’être autorisés à jouir des plaisirs de la liberté alors qu’ils traînent toujours derrière eux une caisse résonnante pleine de crimes de guerre. Et le temps est venu pour nous d’arrêter de livrer nos enfants à un système éducatif qui leur inculque des valeurs fausses et racistes et leur apprend que leur apport à la société se résume à abuser et tuer les enfants des autres. Le temps est venu pour nous de leur expliquer que la population locale de ce lieu n’est pas divisée entre juifs et non-juifs comme cela est écrit sur leurs livres d’école, mais entre d’un côté, humains voulant vivre en paix et dans le calme en dépit de tout, comme Bassam Aramin et beaucoup d’autres, qui, si les lois raciales ne restreignaient leurs déplacements, serait à nos côtés aujourd’hui, et, de l’autre, ceux qui ont perdu leur humanité et prennent du plaisir dans la destruction et la dévastation. Et le temps est venu pour nous de dire à nos enfants qu’ils sont en vie. Aujourd’hui, tandis que le monde civilisé aime calomnier et diffamer le système éducatif palestinien, il n’y a aucun livre scolaire en Israël contenant une photographie présentant un Palestinien comme une personne ordinaire. Il n’y a aucun livre scolaire en Israël qui contient une carte montrant les vraies frontières de l’Etat. Il n’y a aucun livre scolaire en Israël dans lequel le mot << occupation >> apparaît. Nos enfants sont enrôlés dans l’armée d’occupation sans connaître le lieu où ils vivent et sans connaître son histoire et ses habitants. Ils rejoignent l’armée, pleins de haine et de peur. Nos enfants sont éduqués à voir toute personne non juive comme le Goy, l’Autre, qui génération après génération cherche à nous détruire. Cette éducation rend la tâche aisée à l’administration militaire pour faire des enfants des monstres. C’est pourquoi le seul moyen d’empêcher nos enfants de devenir des marionnettes dans les mains de la machine de destruction est de leur apprendre l’histoire de ce lieu, de leur dessiner ses frontières, de les aider à connaître les voisins, leur culture, leurs usages, leur (politesse) et leurs droits sur la terre où ils vivent et ont vécu depuis bien des générations avant que les pionniers sionistes n’arrivent sur la terre promise d’Israël. Et, par-dessus tout, leur enseigner de ne pas se soumettre à l’Etat, de ne pas respecter son autorité, parce que l’Etat est dirigé par des voleurs insignifiants et des opportunistes ignobles qui ne contrôlent pas leurs pulsions sexuelles et autres même dans les moments les plus affreux et dirigent ce pays selon les lois de la mafia. Tu as tué un des miens - je tuerai cent des tiens. Tu m’as lancé une bombe artisanale - je larguerai sur toi cent des bombes les plus élaborées et destructrices du monde, qui ne laisseront aucune trace de toi ou de ta famille ou de tes voisins. Tu as brûlé une de mes voitures, alors je brûlerai une de tes villes. C’est la logique d’un monde criminel. Ce soir nous devons penser à ceux qui sont condamnés à mort l’année prochaine, et à ceux qui sont condamnés à tomber dans le crime sous couvert de la loi et de l’uniforme. Nous devons tous les sauver. Nous devons à tous leur apprendre à ne pas obéir aux ordres qui, même s’ils sont légaux au regard des lois raciales de cet Etat, sont manifestement inhumaines. Et par-dessus tout, ce soir nous arrêter pour un instant, nous tous, et regarder le visage de la petite Abir Aramin, sa tête touchée par derrière, dont le meurtrier ne connaîtra jamais de jugement dans ce pays et ne sera jamais puni comme il le mériterait, et nous demander : << Pourquoi ce filet de sang déchire-t-il le pétale de ta joue ? >> Nurit Peled-Elhanan, lauréate du Prix Sakharov, pour les droits de l’homme et la liberté de pensée, du Parlement européen.

Remarque techinque suite

Enviado por Anonymous el Lun, 07/02/2007 - 06:16.
Je disais donc "le copier -coller du niveau de n'importe quel èlève de madrassa , et je complète, par la reproduction INTEGRALE ou quasi d'un rapport, d'un livre, ou autre , sans aucune analyse de fond ,venant étayer ou soutenir son point de vue me fait peine à voir . Pas un mot sur ce que j'appellerai l'enseignement de la haine dans les livres scolaires palestiniens, pas un mot sur la fièrté des mères palestiniennes envoyant leurs rejetons à la mort, pas un mot sur Farfour, pas un mot sur la lobotomisation des esprits de ces gamins. Pas un mot sur l'incapacité patente palestinienne de se constituer un Etat digne de ce nom doté d'institutions ( démocratiques) , pas un mot sur les miliards de fric octroyés pour leur développement, et transformés en allocations d'assistance ad vitam eternam , et constitution d'arsenaux. J'arrête là, car la liste serait trop longue . Les analyses objectives se font avec des lunettes, et non avec un simple monocle .

et pas un mot non plus sur

Enviado por Anonymous el Jue, 10/09/2008 - 20:27.
et pas un mot non plus sur les pauvres gentils palestiniens qui n(ésitent pas a tuer et a torturer leurs propres frères palestiniens "pour la cause" c'est une véritable timbrée qui cache bien son jeu!!

Shalom-Salam

Enviado por Anonymous el Mar, 07/03/2007 - 18:59.
Tant qu'il n'y à pas de dérapages, il faut etre pour la liberté d'éxpréssion,et d'un droit fondamental de pouvoir critiqueer la politique d'occupation israelienne.Etant de conféssion juif askénaze je revendique ce droit à le pensée et la libre éxpréssion

Remarque "technique" pour les thuriféraires pro palestinens

Enviado por Anonymous el Lun, 07/02/2007 - 05:47.
Que tout internaute souhaitant émettre un avis sur le site "Palestine info" du Hamas, se voit averti par une des conditions de modération suivantes: " veuillez ne pas ....attaquer une organisation politique ou privée . Tout commentaire sera supprimé . Veuillez ne pas COMMENTER l'avis d'une autre personne , ou CONTESTER son point de vue " . Le tout limité à 200 mots ,et ah oui , j'oubliai, en vous demandant votre adresse e mail .Et pourquoi donc ? Messieurs les avocats du Hamas et consorts, essayez de bénéficier de la liberté d'expression démocratique à Gaza ,sans prendre le risque de se voir précipité du haut d'un immeuble de 12 étages,de se voir " canardé " dans une manifestation ,ou si vous êtes hospitalisé, se voir bénéficier d'une assurance anticipée fin de vie !Essayez de trouver le "Chalom Archav palestinien . Essayez de mettre en cause l'article 7 de la Charte du Hamas " Le jour du Jugement ne viendra pas tant que les Musulmans combattent les Juifs et tant que le Juif se cache derrières des pierres et des arbres . Les pierres et les arbres diront " Oh! Abdulla, il y a un Juif derrière moi .Viens et TUE LE " .Les bulletins de vote ,ce ne sont pas des bulletins , mais des Kalachnikov et autres ! Enfin le "copier-coller " c'est vraiment du niveau de n'importe quel élève de madrassa !

Ce rapport est incontéstable et reflete la réalité

Enviado por Anonymous el Lun, 07/02/2007 - 03:06.
Merci à vous madame ou monsieur?.Qui peut-etre plus objéctif et neutre ci se n'est pas Amnésty international agence neutre et sans parti pris.Ce rapport reflete la réalité sur le térrain en Paléstine occupé.Ceux qui nient l'évidence sont complices d'une éxtermination de masse,par l'occupation criminelle de l'état d'Israel, qui culpabillisera, comme c'est le cas actuèllement de l'europe à l'égard du peuple juif.

CHARABIA

Enviado por Anonymous el Lun, 07/02/2007 - 11:03.
ARRETE LE CHARABIA C'EST FINI LA VERITE EST CONTROLABLE DU COTE ISRAELIEN ,ET CERTAINEMENT PAS DU COTE PALESTINIEN !!!!! L'EXEMPLE C'EST BIEN GAZA !!!! CE SONT LES PALESTINIENS QUI LE DISENT ET PAS LES ISRAELIENS OK ALLEZ BASTA PASSONS A AUTRE CHOSE DE PLUS SERIEUX!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Rien compris?

Enviado por Anonymous el Mar, 07/03/2007 - 14:14.
Cher mr,vous ete d'une incohérence total.

QUE REPOND TU A CA ?

Enviado por Anonymous el Lun, 07/02/2007 - 02:07.
Index AI: MDE 15/033/2007 4 Juin 2007 ISRAËL ET TERRITOIRES PALESTINIENS OCCUPÉS Une occupation persistante : les Palestiniens de Cisjordanie en état de siège AMNESTY INTERNATIONAL Document Public Index AI : MDE 15/033/2007 ÉFAI Embargo : 4 juin 2007 SOMMAIRE Glossaire 1. Introduction 2. Le mur/barrière : confiscations illégales de terres 3. Bloqués en permanence 4. Le motif des restrictions : les colonies israéliennes 5. Des «avant-postes» soutenus par le gouvernement 6. Sous les décombres : les démolitions d'habitations palestiniennes 7. Les colons bénéficient de l'impunité 8. Les attaques contre les défenseurs des droits humains 9. La destruction de l'économie et l'augmentation de la pauvreté 10. Les restrictions violent le droit international 11. Recommandations GLOSSAIRE CICR Comité international de la Croix-Rouge CIJ Cour internationale de justice Dunum Unité de mesure équivalente à un quart d'acre (1 000 dunums = un kilomètre carré) FAO Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture ILS Nouveau shekel israélien (100 ILS = 23,80 USD ou environ 18 EUR) IWPS International Women's Peace Service (Service international des femmes pour la paix) PAM Programme alimentaire mondial (ONU) PIDCP Pacte international relatif aux droits civils et politiques PIDESC Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels PITH Présence internationale temporaire à Hébron, mission internationale d'observateurs originaires de six pays qui surveillent la situation à Hébron TPO Territoires palestiniens occupés 1. Introduction Khaled Daud Faqih n'avait que six mois quand il a été tué, le 8 mars 2007, à un poste de contrôle de l'armée israélienne. Ses parents, originaires du village de Kafr Ain, tentaient de l'emmener d'urgence à l'hôpital de Ramallah, en Cisjordanie, mais des soldats israéliens les ont fait attendre au poste de contrôle. Daud Faqih, enseignant, a déclaré à Amnesty International : «Mon fils Khaled avait du mal à respirer. J'ai appelé un voisin qui a une voiture et nous sommes immédiatement partis pour l'hôpital de Ramallah avec ma femme et notre bébé. C'était plus rapide que d'attendre qu'une ambulance arrive jusqu'à notre village. Il était presque minuit et demi. Khaled avait déjà eu ce genre de crise, nous l'avions emmené à l'hôpital où on l'avait mis sous oxygène et il s'était toujours rétabli. «Nous sommes arrivés au poste de contrôle d'Atara vers une heure moins le quart du matin. Il fallait dix minutes pour rejoindre l'hôpital. Les soldats nous ont retenus. Ils étaient cinq. Je leur ai dit que mon bébé était malade et que nous devions l'emmener d'urgence à l'hôpital de Ramallah. Je leur ai parlé en hébreu. Ils nous ont demandé nos cartes d'identité. Le chauffeur et moi avons présenté les nôtres, mais ma femme avait oublié la sienne dans la précipitation. Je l'ai dit aux soldats et ils ont répondu qu'ils ne pouvaient pas nous laisser passer sans sa carte d'identité. Je les ai suppliés. Ils ont regardé à l'intérieur de la voiture et ont constaté qu'il n'y avait rien ; ils ont vu que le bébé avait du mal à respirer et qu'il était agité de tremblements. Je leur ai dit que chaque minute, voire chaque seconde, comptait, que le bébé avait besoin d'oxygène de toute urgence. Ils nous ont dit d'attendre, j'ai continué à les supplier. Et puis le bébé est mort à une heure cinq. Je l'ai dit aux soldats. Ils ont braqué une torche sur l'intérieur de la voiture et ont vu que le bébé ne bougeait plus. Ils nous ont dit qu'on pouvait passer. Nous sommes quand même allés à l'hôpital, où les médecins ont confirmé que Khaled était mort.» De tels cas ne sont pas nouveaux ni exceptionnels. Depuis des années, les centaines de postes de contrôle et de barrages qui obligent les Palestiniens à faire chaque jour de longs détours pour se rendre à leur travail, à l'école ou à l'hôpital entravent l'accès aux services de santé et entraînent des complications médicales, des accouchements aux postes de contrôle, voire des décès de malades. La Cisjordanie, qui fait l'objet du présent rapport, est un territoire relativement petit (130 kilomètres du nord au sud et 65 kilomètres d'ouest en est dans sa partie la plus large, soit une superficie totale de 5600 kilomètres carrés). Elle est sillonnée par un réseau de postes de contrôle et de barrages de l'armée israélienne – 550 environ – ainsi que par un mur/barrière au tracé sinueux d'une longueur de 700 kilomètres du nord au sud qui encercle des villages palestiniens et des quartiers entiers de Jérusalem-Est et des environs. Les autorités israéliennes affirment que ces bouclages et restrictions sont nécessaires pour empêcher les Palestiniens de pénétrer en Israël afin d'y commettre des attentats-suicides, entre autres attaques. Toutefois, presque tous les postes de contrôle, clôtures et routes barrées ainsi que la plus grande partie du mur/barrière se trouvent à l'intérieur de la Cisjordanie et non entre Israël et la Cisjordanie. Ils empêchent les déplacements entre les villes et villages palestiniens, isolent et séparent les Palestiniens de leurs proches, de leurs terres, de leur travail, de leur école, des services de santé, et détruisent l'économie palestinienne. Selon la Cour internationale de justice (CIJ), le mur/barrière tel qu'il est érigé à l'intérieur des territoires occupés est illégal. Les restrictions draconiennes imposées depuis des années par les autorités israéliennes aux deux millions de Palestiniens au moins qui vivent en Cisjordanie sont illégales, car elles sont disproportionnées et discriminatoires et violent le droit à la liberté de mouvement. Elles sont imposées à tous les Palestiniens parce qu'ils sont palestiniens et dans l'intérêt des colons israéliens dont la présence en Cisjordanie constitue une violation du droit international. Ces mesures doivent être levées sans délai. La Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, occupée par Israël depuis juin 1967 Superficie totale : 5600 km2 (130 kilomètres environ du nord au sud et 65 kilomètres d'ouest en est) Plus de 200 colonies israéliennes et «avant-postes» illégaux Plus de 500 postes de contrôle et barrages de l'armée israélienne 700 kilomètres de routes interdites aux Palestiniens Un mur/barrière de 700 kilomètres dont 80 p. cent se trouvent sur des terres palestiniennes Contexte : l'escalade de la violence entre Israéliens et Palestiniens La violence entre Israéliens et Palestiniens s'intensifie depuis le déclenchement de l'Intifada en septembre 2000. Quelque 4000 Palestiniens, des civils non armés pour la plupart, dont 800 enfants environ, ont été tués par l'armée israélienne. Beaucoup ont trouvé la mort à la suite de bombardements, de tirs d'artillerie ou d'autres attaques contre des camps de réfugiés et des zones densément peuplées dans l'ensemble des territoires palestiniens occupés (TPO). D'autres ont été victimes d'exécutions extrajudiciaires ayant également coûté la vie à de très nombreuses personnes qui se trouvaient sur les lieux. Au cours de la même période, plus de 1100 Israéliens, parmi lesquels 750 civils dont 120 enfants, ont été tués par des groupes armés palestiniens. Certains ont trouvé la mort dans des attentats-suicides ayant visé des autobus, des restaurants, des centres commerciaux et d'autres endroits fréquentés par des civils ; d'autres ont été tués par balle. Les homicides et les attaques imputables aux deux camps ont fortement diminué en 2005 à la suite d'une trêve informelle (tahadiyeh ou accalmie) proclamée au début de cette année-là par des groupes armés palestiniens. Toutefois, en 2006, alors que le nombre d'homicides d'Israéliens par des groupes armés palestiniens continuait de diminuer pour atteindre son niveau le plus bas depuis le début de l'Intifada (soit une baisse de moitié par rapport à 2005), le nombre d'homicides de Palestiniens imputables à l'armée israélienne a été multiplié par trois par rapport à l'année précédente(1). Environ un tiers des civils israéliens tués par des groupes armés palestiniens étaient des colons établis dans les TPO. Les Palestiniens considèrent ces derniers comme les principaux responsables de la confiscation et de l'appropriation de leurs terres et de leurs ressources naturelles ainsi que des restrictions imposées par l'armée israélienne à leurs déplacements à l'intérieur de ces territoires. Plusieurs facteurs ont contribué à brouiller aux yeux des Palestiniens la distinction entre l'armée israélienne et les colons, qui sont des civils. Citons, entre autres, la transformation de bases militaires israéliennes ou d'écoles dans les TPO en colonies israéliennes, ainsi que le rôle fondamental joué par l'armée israélienne dans l'installation et le maintien des colonies, depuis la confiscation des terres et la construction d'infrastructures jusqu'à la mise en place de zones d'exclusion autour des colonies pour empêcher les Palestiniens de s'en approcher. De nombreux Palestiniens opposés aux attaques visant des civils israéliens en Israël considèrent les colons israéliens dans les TPO comme des cibles tout aussi légitimes que les soldats israéliens. Le fait que les colonies israéliennes sont illégales au regard du droit international ne change rien au statut des colons israéliens, qui sont des civils et qui, à ce titre, ne doivent en aucun cas être pris pour cible. Amnesty International n'a cessé de condamner les attaques menées par des groupes armés palestiniens contre des civils israéliens, tant en Israël que dans les TPO, et a exhorté ces groupes à y mettre immédiatement fin(2). 2. Le mur/barrière : confiscations illégales de terres Le mur/barrière d'une longueur de 700 kilomètres érigé par Israël en Cisjordanie, du nord au sud et dans certains quartiers de Jérusalem, a des conséquences néfastes à long terme pour la vie des Palestiniens et il empêche la population de dizaines de villages et de localités de jouir de certains droits fondamentaux(3). L'édification du mur/barrière est terminée sur plus de la moitié du tracé et la construction se poursuit. Des dizaines de milliers d'oliviers et d'autres arbres ont été arrachés et de vastes étendues de terres agricoles ont été détruites. Des dizaines d'habitations ont été démolies et plusieurs dizaines de milliers de Palestiniens ne peuvent plus se rendre sur leurs terres, qui constituaient leur moyen de subsistance. Selon les autorités israéliennes, le mur/barrière représente une «mesure défensive conçue pour empêcher l'entrée de terroristes, d'armes et d'explosifs dans l'État d'Israël…»(4). Toujours selon elles, il a pour seul but de «garantir la sécurité»(5). Or, pour l'essentiel, le mur/barrière n'est pas construit entre Israël et la Cisjordanie, sur la Ligne verte (la ligne d'armistice fixée en 1949 qui sépare l'État d'Israël de la Cisjordanie occupée). Il est édifié à près de 80 p. cent sur des terrains palestiniens à l'intérieur de la Cisjordanie, isolant des villes et villages palestiniens, séparant des familles, coupant les habitants de leurs terres, des écoles, des établissements de soin et d'autres services essentiels, et séparant les populations des réservoirs et des sources d'eau potable(6). Données sur le mur/barrière(7) Si l'édification du mur/barrière est réalisée conformément au dernier tracé prévu en 2006 : • 60500 Palestiniens de 42 villes ou villages de Cisjordanie seront enserrés entre le mur/barrière et la Ligne verte ou vivront dans des zones fermées ; • 12 de ces villages et environ 31 400 Palestiniens seront complètement encerclés par le mur/barrière ; • plus de 10 p. cent des terres palestiniennes de Cisjordanie, soit 57518 hectares, se trouveront au-delà du mur/barrière(8) ; • plus de 500000 Palestiniens vivront à moins d'un kilomètre du mur/barrière. Les autorités israéliennes sont tenues de garantir la sécurité des personnes vivant à l'intérieur des frontières d'Israël, y compris en empêchant l'entrée en Israël d'individus susceptibles de représenter une menace pour la sécurité du pays. Toutefois, ces mesures ne doivent pas violer les obligations d'Israël au regard du droit international humanitaire et du droit relatif aux droits humains. Les mesures liées à la sécurité doivent être nécessaires, proportionnées et non discriminatoires. Elles peuvent par exemple prévoir la construction de barrières, de murs ou de clôtures sur le territoire israélien, mais en aucun cas à l'intérieur de la Cisjordanie occupée. Vu son tracé sinueux, le mur/barrière est deux fois plus long que la Ligne verte. Cette structure complexe d'une largeur de 50 à 100 mètres est dotée de barbelés, de tranchées, de chemins de patrouille et de routes pour les véhicules blindés de chaque côté, ainsi que de zones tampons et de zones interdites d'accès d'une profondeur variable. Le tracé englobe plus de 50 colonies israéliennes dans lesquelles vivent plus de 80 p. cent des colons, ainsi que de vastes étendues de terres qui les entourent. Le mur/barrière créera une contiguïté territoriale de ces colonies avec Israël tout en isolant ces zones du reste de la Cisjordanie. Le mur de la mort «Danger de mort – Zone militaire – Tout individu franchissant ou endommageant cette barrière met sa vie en péril.» Ce message rédigé en hébreu, en arabe et en anglais est affiché tout au long du mur/barrière, comme le montre la photographie. En réalité, le simple fait de s'approcher du mur peut mettre une personne en danger de mort. Le 19 décembre 2006, Duaa Nasser Abdelkader, quatorze ans, a été abattue par des soldats israéliens alors qu'elle jouait à proximité du mur/barrière avec une amie âgée de douze ans dans le village de Farun, au sud de Tulkarem. Rien n'indiquait que ces écolières pouvaient représenter une menace pour les soldats israéliens qui ont tiré dans leur direction depuis une tour de garde fortifiée. Selon des informations parues dans la presse israélienne à propos de l'enquête ouverte par l'armée, un soldat aurait reconnu avoir tiré sur les écolières alors qu'elles s'éloignaient en courant(9). L'adjudant a été muté et a reçu un blâme, et la police militaire aurait ouvert une enquête. À la connaissance d'Amnesty International, aucun des soldats impliqués n'avait été traduit en justice au moment de la rédaction du présent rapport. La gravité des conséquences du mur/barrière pour les Palestiniens de Cisjordanie n'est apparue que longtemps après que la plupart des dommages eurent été causés. L'édification d'un mur/barrière dans certaines zones de la région a été approuvée en 2001 par un comité ministériel et le tracé de la première portion a été validé par le gouvernement en juin 2002. La carte intégrale du tracé envisagé n'a toutefois été rendue publique par les autorités qu'en octobre 2003, longtemps après le début des travaux(10). Les délégués d'Amnesty International qui se sont rendus en Cisjordanie entre la mi-2002 et la mi-2003 ont constaté que les Palestiniens dont les terres étaient directement affectées par le mur/barrière n'ont pratiquement pas été informés par les autorités israéliennes. La plupart d'entre eux ont trouvé, accompagnés de cartes, des ordres de confiscation de leurs terres accrochés à des arbres ou posés sous des pierres par des soldats israéliens dans les zones où le mur/barrière devait être édifié. Les cartes étaient peu claires – il s'agissait généralement de photocopies de mauvaise qualité – et ne comportaient pas d'échelle ni d'autre élément permettant d'établir le tracé exact du mur/barrière. Ce n'est qu'au moment où les bulldozers israéliens ont commencé à arracher des arbres et à creuser des tranchées que les Palestiniens ont pu comprendre quel serait le tracé du mur/barrière. La destruction de biens par une puissance occupante est prohibée, même avec un préavis suffisant, «sauf dans les cas où ces destructions seraient rendues absolument nécessaires par les opérations militaires»(11). En fait, «la destruction et l'appropriation de biens non justifiées par des nécessités militaires et exécutées sur une grande échelle de façon illicite et arbitraire» constitue un crime de guerre(12). Qui plus est, les confiscations de terres palestiniennes pour la construction du mur/barrière sans préavis suffisant ni consultation et en l'absence de procédure régulière sont assimilables à des expulsions forcées – autres violations du droit international(13) – et empêchent presque totalement beaucoup de Palestiniens de contester le tracé du mur/barrière ou l'appropriation de leurs terres. Pendant les deux années qui ont suivi l'approbation du tracé de la première portion du mur/barrière par le gouvernement israélien, la Cour suprême a rejeté toutes les requêtes introduites par des Palestiniens pour contester le tracé de l'édifice en Cisjordanie. Ce n'est que le 30 juin 2004, alors que la CIJ allait rendre un avis consultatif, que la Cour suprême a ordonné une modification du tracé dans la région de Beit Surik, au nord de Jérusalem, afin que le mur/barrière englobe moins de terres palestiniennes. Néanmoins, la décision de la Cour suprême admettait que des terres palestiniennes soient saisies, détruites et isolées de leurs propriétaires dans l'intérêt des colonies israéliennes, dont la présence dans les TPO est pourtant illégale(14). Le gouvernement israélien a publié un tracé révisé du mur/barrière au moment où la Cour suprême rendait son arrêt à propos de Beit Surik. Depuis, cette juridiction a ordonné des modifications de tronçons du mur/barrière dans certaines zones, mais cela concerne moins de 10 p. cent du tracé. De plus, certaines de ces modifications n'ont pas été mises en œuvre. Dans tous les cas, elles ne réduiraient que partiellement les conséquences négatives pour les Palestiniens habitant ces zones. Jérusalem-Est Près de 200 000 Palestiniens de Jérusalem-Est occupée, illégalement annexée par Israël, pâtissent également de la construction du mur/barrière. Beaucoup sont isolés de la Cisjordanie. Certains, notamment les habitants de Kufr Aqab et du camp de réfugiés de Choueifat, se retrouvent de l'autre côté du mur/barrière et doivent passer par des postes de contrôle pour entrer à Jérusalem(15). Par exemple, le 15 septembre 2005, la Cour suprême a ordonné au gouvernement de réfléchir à un projet de tronçon du mur/barrière à proximité de la colonie israélienne d'Alfe Menashe, au sud de Qalqiliya, qui n'engloberait aucun village palestinien. Le tracé révisé d'avril 2006 place trois des cinq villages et une partie de leurs terres à l'extérieur du mur/barrière, tandis que les deux autres villages restent dans l'enclave. En mai 2007, les modifications du tracé n'avaient pas été mises en œuvre et les cinq villages étaient toujours enclavés. Dans les régions où la construction du mur/barrière est terminée, l'agriculture palestinienne, principal moyen de subsistance des villageois, est détruite, ce qui a des conséquences désastreuses pour les Palestiniens. Des restrictions draconiennes sont imposées aux agriculteurs qui ont obtenu un permis pour se rendre sur leurs terres. Les portes que peuvent emprunter les agriculteurs détenant un permis sont éloignées les unes des autres et ne sont ouvertes que deux ou trois fois par jour (le matin et l'après-midi) pendant environ une demi-heure. Les soldats qui sont censés les ouvrir sont souvent en retard. Les villageois sont uniquement autorisés à se rendre dans leurs champs à pied et ils ne peuvent emprunter que la porte pour laquelle un permis leur a été délivré. Ils doivent ensuite marcher jusqu'à leurs terres. Les tracteurs ne sont autorisés à passer que dans des cas exceptionnels, sous réserve que leur propriétaire ait obtenu un permis spécial supplémentaire. Ces restrictions sont une source de difficultés considérables pour les personnes concernées. Qui plus est, l'armée israélienne a tendance à n'accorder des permis pour le passage des portes agricoles qu'aux paysans âgés. Par conséquent, la plupart des familles ne peuvent plus cultiver correctement leurs terres – dans le meilleur des cas –, les conditions de travail étant trop dures et les membres âgés de la famille n'étant pas en mesure d'assumer toute la charge de travail. Des manifestants visés par des tirs Les soldats israéliens font souvent une utilisation excessive et injustifiée de la force contre les Palestiniens et les pacifistes israéliens ou étrangers qui protestent contre le mur/barrière. Plusieurs centaines de manifestants ont par exemple été blessés dans le seul village de Bilin, où des manifestations ont lieu tous les vendredis depuis deux ans. Le 8 décembre 2006, des délégués d'Amnesty International ont vu des soldats israéliens postés sur le toit d'une maison tirer en direction d'enfants qui leur jetaient des pierres sans représenter une véritable menace pour eux. À l'intérieur de la maison, la famille, terrifiée, qui comptait de jeunes enfants, a déclaré aux représentants de l'organisation que la présence des soldats sur son toit la mettait en danger. La plupart des personnes blessées lors des manifestations contre le mur/barrière ont été touchées par des balles en métal recouvertes de plastique, souvent tirées à très courte distance. Les coups de crosse de fusil sont également fréquents. Matan Cohen, un Israélien de dix-sept ans, a été blessé à l'œil par une balle en métal recouverte de plastique tirée par un garde-frontière israélien. Il participait, le 24 février 2006, à une manifestation contre le mur/barrière dans le village de Beit Sira, au sud-ouest de Ramallah, en Cisjordanie(16). L'armée israélienne tire parfois avec des balles réelles contre des personnes qui manifestent à proximité du mur/barrière. Gil Naamati, un Israélien de vingt-deux ans, a été grièvement blessé à la jambe le 26 décembre 2003 après avoir été atteint par plusieurs balles tirées par des soldats israéliens près du mur/barrière dans le village de Masha. Cet ancien soldat a déclaré : «J'ai fait partie de l'armée et je connais les consignes d'ouverture du feu. Ce que j'ai fait était bien éloigné de ce qui, selon moi, justifie d'ouvrir le feu […] C'est incroyable.»(17) Le gouvernement israélien affirme que le mur/barrière n'est pas censé être une «frontière politique». Toutefois, le Premier ministre Ehoud Olmert et d'autres responsables gouvernementaux ont déclaré à plusieurs reprises qu'Israël avait l'intention de maintenir les vastes blocs de colonies en Cisjordanie occupée, c'est-à-dire les colonies qui se trouvent actuellement à l'ouest du mur/barrière. Les déclarations des avocats représentant l'État israélien, en réponse aux requêtes de Palestiniens qui sollicitaient une modification du tracé du mur/barrière, révèlent également que ce dernier est conçu comme devant englober les colonies israéliennes ainsi que d'importantes étendues de terres qui les entourent. Par exemple, en réponse à une requête introduite en 2003 devant la Cour suprême par des habitants palestiniens des villages d'Azzun et de Nabi Elias (au nord de Qalqiliya), en Cisjordanie, qui sollicitaient la démolition du mur/barrière, le représentant du ministère public a souligné que celui-ci devait être édifié sur le tracé choisi «pour protéger les parties sud et est de [la colonie de Tzufim]». Il a ajouté : «En élaborant le tracé dans la région, nous avons pris en considération l'existence d'un projet qui n'a pas encore été approuvé par les autorités.»(18) Il faisait allusion à un important projet d'expansion de la colonie de Tzufim, et notamment à la construction d'une zone industrielle. Le mur/barrière empiète sur environ sept kilomètres à l'intérieur de la Cisjordanie afin d'englober la colonie de Tzufim ainsi qu'une vaste étendue de terres aux alentours. Cette colonie d'environ 1000 habitants est relativement petite, mais les projets de construction dont ont eu connaissance les organisations israéliennes de défense des droits humains B'Tselem et Bimkom montrent qu'une expansion importante de la colonie est envisagée. Le mur/barrière est terminé depuis longtemps dans cette zone. Depuis 2003, les habitants de quatre villages palestiniens et d'une ville proches de la colonie de Tzufim sont séparés de la plus grande partie de leurs terres – environ 12000 dunums, soit 12 kilomètres carrés au total, 2000 dunums supplémentaires ayant été détruits pour faire place au mur/barrière. Les deux tiers des terres agricoles de Jayyous et la moitié des villages de Falamya et d'Azzun sont désormais du côté israélien du mur/barrière et la plupart des villageois ne peuvent pas y accéder. Une campagne de grande ampleur et de longues batailles juridiques ont été menées par les agriculteurs palestiniens de Jayyous, qui ont obtenu que les portes donnant sur leurs terres soient ouvertes du matin au soir. Cet arrangement, unique, n'a pas été reproduit ailleurs. De plus, l'amélioration n'a pas duré. En novembre 2006, l'ouverture des portes a de nouveau été ramenée à une demi-heure trois fois par jour (matin, midi et soir). Qui plus est, à la fin de l'année, l'armée israélienne a fermé les deux portes utilisées par les paysans de Jayyous, ce qui les a obligés à emprunter une porte située plus au nord, à proximité du village de Falamya. Cela n'a fait qu'aggraver leur situation déjà difficile. Les agriculteurs de Jayyous qui souhaitent obtenir un permis pour franchir la porte doivent accompagner leur demande d'un avis favorable des services de sécurité, d'une carte d'identité et d'un acte de succession (ikhraj qaid) des terres ou des biens auxquels ils veulent accéder. Il est extrêmement difficile d'obtenir un acte de succession, car les legs, qui relèvent du droit musulman coutumier, ne sont généralement pas enregistrés. Il faut faire une déclaration à la mosquée, publier une annonce dans la presse, obtenir la signature de tous les frères et sœurs, entre autres bénéficiaires, et comparaître devant un tribunal des successions avec deux témoins. Tous ces documents doivent ensuite être photocopiés et certifiés, ce qui entraîne des frais. Ensuite, il faut se rendre trois jeudis au Bureau de coordination de district, un organe dépendant de l'armée israélienne dans les TPO, situé dans la colonie de Kedumim, pour accomplir les formalités. Les personnes qui ont un emploi doivent obtenir l'autorisation de s'absenter de leur travail. En général, seules les personnes dont le nom figure dans l'acte de succession peuvent déposer une demande. Un enfant peut le faire au vu du certificat de son père, mais pas un neveu, une nièce ni un cousin. Les permis ne sont jamais délivrés à des personnes qui ne possèdent pas de terres au-delà du mur/barrière, alors que les Palestiniens travaillent généralement en famille, des parents et des amis se joignant à eux au moment des récoltes. L'espoir anéanti Depuis la fin de 2002, le mur/barrière sépare la famille Quzmar, qui vit dans le village d'Izbat Salman, au sud de Qalqilya, de la plus grande partie de ses terres, qu'elle ne peut plus cultiver. Les plus jeunes n'ont pas obtenu de permis pour accéder aux terres familiales, tandis que les membres plus âgés qui bénéficient d'un permis ne peuvent parcourir la distance trop importante entre leur domicile, les portes et leurs terres. Pour atteindre leurs champs situés à proximité du domicile familial mais au-delà du mur/barrière, ils doivent marcher une heure jusqu'à la porte puis de nouveau une heure jusqu'à leurs terres, à l'aller comme au retour, dans certains cas en transportant des récoltes ou des outils. La famille Quzmar venait tout juste d'investir ses économies dans l'amélioration de la productivité de sa ferme quand elle a été informée de l'édification du mur/barrière. Elle avait construit un système d'irrigation perfectionné et des serres qui ont été en partie détruites pour faire place au mur/barrière. Elle a perdu tout espoir pour l'avenir. Comme à d'autres endroits, le mur/barrière a été construit pour englober la colonie israélienne d'Oranit et des terres avoisinantes, en vue d'une future expansion. Le village d'Izbat Salman, qui avait déjà été privé de la plus grande partie de ses terres après la création de la colonie d'Oranit en 1984, a perdu la plupart de celles qui lui restaient. Cinq villages palestiniens proches de Qalqiliya (Al Dabaa, Wadi al Rasha, Ras al Tira, Ramadi al Janubi et Arab Abu Farda) sont enserrés dans une enclave entourée par le mur/barrière. Le tracé de ce dernier a été conçu de manière à englober la colonie israélienne d'Alfe Menashe, située à l'intérieur de la Cisjordanie, cinq kilomètres à l'est de la Ligne verte, ainsi qu'une vaste étendue de terres aux alentours, sur lesquelles une expansion importante de la colonie est prévue. Plus de 1000 Palestiniens vivent quasiment en état de siège dans ces cinq villages. Les écoles, les dispensaires et les terres sont en dehors de l'enclave. Les habitants doivent obtenir un permis pour habiter dans leur propre maison, un autre pour se rendre dans le reste de la Cisjordanie et rentrer chez eux, et encore un autre pour entrer et sortir de l'enclave en voiture. Les personnes et les marchandises qu'ils transportent sont inspectées par des soldats israéliens postés aux différentes portes ; le passage de certains produits, comme les bonbonnes de gaz pour la cuisine, est souvent refusé. Les habitants doivent également obtenir un permis pour recevoir des visiteurs palestiniens, ce qui s'avère difficile voire impossible. Même les ambulances n'ont pas le droit de pénétrer dans l'enclave sans autorisation de l'armée israélienne. Il est presque impossible d'obtenir le permis nécessaire pour construire une maison. Des habitations ont déjà été démolies, et d'autres risquent de l'être à leur tour, car elles avaient été construites – avant l'édification du mur/barrière – sans le permis que les familles n'ont aucun espoir d'obtenir. À l'isue d'une bataille juridique prolongée, la Cour suprême a rendu un arrêt, en septembre 2005, qui a ordonné au gouvernement de modifier le tracé du mur/barrière dans cette zone de manière à réduire les conséquences négatives pour les villageois palestiniens. Selon le nouveau projet, trois des cinq villages (Al Dabaa, Wadi al Rasha et Ras al Tira) ne seront plus dans l'enclave. Toutefois, ces propositions n'avaient pas été mises en œuvre au moment de la rédaction du présent rapport. Même si ces modifications sont appliquées, les habitants des villages palestiniens situés à l'intérieur de l'enclave finiront par devoir partir car de telles conditions de vie sont insupportables. La CIJ s'est penchée sur la construction par Israël du mur/barrière à l'intérieur de la Cisjordanie occupée. Elle a conclu, en juillet 2004, que cette mesure constituait une violation du droit international. Dans son avis consultatif, elle a déclaré qu'Israël devait mettre immédiatement un terme à la construction du mur/barrière à l'intérieur des TPO, démanteler les tronçons déjà édifiés et indemniser les Palestiniens affectés par la construction(19). Le gouvernement israélien a rejeté les recommandations de la CIJ. La vallée du Jourdain devient une enclave Depuis mai 2005, l'armée israélienne a renforcé les restrictions concernant l'accès à la vallée du Jourdain (la partie est de la Cisjordanie), transformant cette vaste région fertile en enclave. Étant donné la topographie des lieux, on ne peut y accéder depuis le reste de la Cisjordanie qu'en empruntant quelques routes qui sont toutes contrôlées par des postes de l'armée israélienne. Des tranchées et des monticules de terre ont été ajoutés pour rendre la zone encore plus hermétique. Un permis spécial est désormais nécessaire pour se rendre dans la vallée du Jourdain, ce qui en restreint l'accès aux Palestiniens, qui doivent prouver qu'ils résident dans cette zone, y possèdent de la terre ou y travaillent. Ceux qui résident officiellement dans d'autres districts de Cisjordanie se voient refuser le passage aux postes de contrôle et sont harcelés et expulsés, même s'ils vivent ou travaillent dans cette zone depuis des années. Majida Fawzi, une mère de sept enfants dont l'aîné a quinze ans, habite le village d'Ain al Beida, dans le nord de la vallée du Jourdain. Elle a déclaré à Amnesty International qu'en février 2006 des soldats israéliens s'étaient présentés un soir à son domicile et qu'ils l'avaient emmenée avec ses enfants de l'autre côté du poste de contrôle. Majida Fawzi résidait depuis des années dans la vallée du Jourdain, mais n'avait pas fait modifier l'adresse de son domicile sur sa carte d'identité. La famille a par la suite été autorisée à rentrer chez elle et Majida Fawzi a pu faire modifier sa carte d'identité car elle était en mesure de prouver qu'elle résidait de longue date dans la vallée du Jourdain. Mais les gens qui se sont installés récemment dans la région n'ont pas cette possibilité. Traditionnellement, les personnes qui possédaient des terres ou vivaient dans la vallée du Jourdain passaient les mois les plus chauds de l'année à Naplouse ou dans des villages voisins où beaucoup étaient enregistrés comme résidents. Les agriculteurs recrutaient souvent des travailleurs saisonniers en dehors de la vallée du Jourdain et ceux-ci comptaient sur les travaux agricoles saisonniers dans cette zone pour nourrir leur famille. À cause des nouvelles restrictions, les personnes qui cherchent du travail ne peuvent pas pénétrer dans la vallée du Jourdain car elles n'y exercent pas un emploi ; inversement, elles ne peuvent pas trouver de travail puisqu'elles ne sont pas sur place. L'Assemblée générale des Nations unies a adopté, le 15 décembre 2006, la résolution A/ES-10/L.20 établissant un «Registre de l'Organisation des Nations unies concernant les dommages causés par la construction du mur dans le territoire palestinien occupé» (Registre des dommages), comme la CIJ l'avait recommandé en juillet 2004 et conformément à la demande du secrétaire général des Nations unies. Selon cette résolution, le Registre des dommages sera basé à Vienne (Autriche) et composé d'un conseil comptant trois membres, qui n'ont pas encore été désignés. Il «servira à consigner de manière exhaustive et sous forme documentaire les dommages causés à toutes les personnes physiques ou morales concernées par la construction du mur par Israël, puissance occupante, dans le territoire palestinien occupé, y compris à l'intérieur et sur le pourtour de Jérusalem-Est». Aucune de ces mesures n'avait toutefois été prise en avril 2007. Dans son avis consultatif, la CIJ a fait observer que les réparations devaient effacer les conséquences de l'acte illégal et rétablir le statu quo ante, qu'une indemnisation appropriée devait être versée si une restitution en nature n'était pas possible, et que des dommages et intérêts devaient être alloués pour les pertes subies qui ne seraient pas couvertes par la restitution en nature ou l'indemnisation. La CIJ a indiqué : «Israël est en conséquence tenu de restituer les terres, les vergers, les oliveraies et les autres biens immobiliers saisis à toute personne physique ou morale dans le territoire palestinien occupé. Au cas où une telle restitution s'avèrerait matériellement impossible, Israël serait tenu de procéder à l'indemnisation des personnes en question pour le préjudice subi par elles. De l'avis de la Cour, Israël est également tenu d'indemniser, conformément aux règles du droit international applicables en la matière, toutes les personnes physiques ou morales qui auraient subi un préjudice matériel quelconque du fait de la construction de ce mur.» Cela signifie qu'en plus de démolir le mur/barrière édifié sur les terres palestiniennes occupées, restituer les biens saisis et octroyer une indemnisation ou d'autres formes de réparation pour les dommages matériels subis, Israël doit indemniser les Palestiniens pour la perte de revenus découlant de la construction du mur/barrière. On ignore toutefois si les dommages causés aux terrains communaux, aux infrastructures civiles, à l'eau et aux autres ressources naturelles ainsi qu'à l'environnement relèvent du mandat du Registre des dommages. La création de ce registre constitue une avancée importante, mais il est essentiel que près de cinq ans après les premiers dommages liés à la construction du mur/barrière, les mécanismes nécessaires soient mis en place pour fournir une voie de recours efficace et des réparations aux dizaines de milliers de Palestiniens qui continuent de subir un préjudice. 3. Bloqués en permanence Adel Omar, vingt et un ans, est mort le 17 février 2007 après avoir été retenu par des soldats israéliens à la porte située entre le village d'Azzun Atmeh et la ville voisine de Qalqiliya. Il avait été blessé à la suite d'un accident de tracteur. Le village est encerclé par le mur/barrière et on ne peut en sortir que par une porte qui ferme à 22 heures. Adel Omar est arrivé au poste de contrôle après 22 heures et les soldats ont refusé, pendant plus d'une heure, d'ouvrir la porte. Il était encore vivant quand il a été autorisé à passer, mais il est mort avant d'arriver à l'hôpital, distant de quelques kilomètres seulement. Ismail Said Ibrahim al Sifi, quarante-quatre ans, est mort le 12 décembre 2006 durant le trajet entre son village de Tel et l'hôpital de Naplouse, situé à quelques kilomètres. Il est décédé quelques minutes avant d'arriver à l'hôpital, le taxi qui le transportait ayant dû faire un long détour par une route non goudronnée à travers les collines. Les soldats israéliens qui avaient bloqué la route principale n'ont pas autorisé le véhicule à passer, alors qu'Ismail al Sifi avait perdu connaissance et avait besoin de soins médicaux en urgence. L'hôpital de Naplouse n'est situé qu'à dix minutes du poste de contrôle, mais le trajet sur la route cahoteuse a pris plus d'une demi-heure. Les décès dans de telles circonstances ne sont pas nouveaux. Rula Ashtiya, par exemple, a été contrainte d'accoucher sur un chemin de terre, à côté du poste de contrôle de Beit Furik, après que des soldats israéliens eurent refusé de la laisser passer à l'aube du 26 août 2003. Son bébé est mort peu après. Rula Ashtiya, qui était déjà en phase de travail, se rendait à l'hôpital de Naplouse, situé à quelques minutes. Les soldats n'ont pas tenu compte de son état et de sa détresse évidente, ni des supplications de son mari. Ils leur ont simplement refusé le passage sans vérifier leurs cartes d'identité. Ce n'est qu'après que Rula eut accouché et alors que le bébé était déjà mort que les soldats les ont autorisés à franchir le poste de contrôle(20). On ne saura jamais si Adel Omar, le bébé de Rula Ashtiya et d'autres Palestiniens morts alors qu'ils étaient en route pour l'hôpital auraient pu être sauvés si des soldats israéliens ne les avaient pas retenus à un poste de contrôle. Mais ce qui est certain, c'est qu'ils auraient pu arriver plus vite à l'hôpital, ce qui leur aurait donné plus de chances de survivre. Il est également évident qu'aucune de ces personnes n'était susceptible de représenter une menace pour la sécurité d'Israël puisqu'elles ne tentaient pas de pénétrer en Israël. Elles voulaient simplement se déplacer entre leurs villages et des villes voisines à l'intérieur de la Cisjordanie. Les postes de contrôle, bouclages et autres obstacles perturbent la vie des Palestiniens dans tous les domaines, y compris en ce qui concerne les événements familiaux et sociaux importants. Muhammad Fudah n'a pas pu se marier, le 8 février 2007, des soldats israéliens lui ayant refusé le passage à deux postes de contrôle alors qu'il essayait avec ses invités de rejoindre un village voisin où la cérémonie devait avoir lieu. Il a déclaré à Amnesty International : «J'ai quitté mon domicile du camp de réfugiés de Nur al Shams, à Tulkarem, avec mes proches. Mon mariage devait avoir lieu dans le village de Beit Lid. Ce n'est pas très loin et nous ne nous attendions pas à des problèmes particuliers aux postes de contrôle […] Toutefois, quand nous sommes arrivés au poste de contrôle d'Anabta, les soldats israéliens m'ont refusé le passage, ainsi qu'à plusieurs jeunes parmi mes proches. Aucun jeune homme originaire de Tulkarem n'a été autorisé à passer. Un des membres de ma famille qui parle couramment hébreu a expliqué aux soldats que nous allions à Beit Lid pour mon mariage, mais ils ont refusé de nous laisser passer. Nous avons décidé de nous rendre à un autre poste de contrôle, à côté du village d'Al Ras. Là aussi, le passage m'a été refusé, ainsi qu'à plusieurs de mes proches. Les soldats nous ont dit de rentrer chez nous à Tulkarem car on ne nous laisserait pas aller à Beit Lid. «Mon parent a de nouveau expliqué aux soldats que nous allions à Beit Lid pour mon mariage, mais ils n'ont rien voulu entendre. Ils ont dit que les hommes et les femmes âgés de seize à trente ans n'étaient pas autorisés à passer. Les Israéliennes qui surveillent les postes de contrôle [Machsom Watch] étaient là, elles ont parlé aux soldats, mais cela n'a rien changé. Une heure plus tard, les membres de ma famille qui étaient plus jeunes ou plus vieux ont été autorisés à se rendre à Beit Lid. Je suis rentré à Tulkarem avec les autres, puis nous sommes retournés au poste de contrôle d'Anabta. Mais il était trop tard et nous avons dû reporter le mariage au lendemain. J'ai finalement réussi à rejoindre Beit Lid par un chemin détourné et j'ai pu me marier.» Les représentantes de Machsom Watch (Surveillance de barrages), un groupe d'Israéliennes militant pour les droits humains, qui se trouvaient au poste de contrôle d'Al Ras ont noté les faits suivants : 13 h 50 : aucune personne (homme ou femme) âgée de seize à trente ans et originaire de Tulkarem, de Naplouse, de Jénine et des villages environnants n'est autorisée à aller vers le Sud. 14 h 44 : une voiture transportant un marié arrive au poste de contrôle. Le mariage est célébré à Beit Lid. Le marié est originaire de Tulkarem et il est jeune ; on lui refuse le passage. L'un de ses proches, qui est de Taibé et parle couramment hébreu, essaie de convaincre les soldats de le laisser passer. 14 h 50 : l'autobus transportant uniquement les femmes et les enfants qui se rendent à Beit Lid pour le mariage arrive au poste de contrôle. Les cartes d'identité sont vérifiées. Cinq jeunes femmes originaires de Tulkarem, dont certaines sont accompagnées de jeunes enfants, doivent descendre de l'autobus. 14 h 59 : elles ne sont pas autorisées à passer. Elles prennent un taxi de l'autre côté de la rue pour rentrer chez elles. Le marié n'a toujours pas été autorisé à passer. Les oncles, les tantes et les autres membres de la famille essaient de trouver une solution. Le parent originaire de Taibé continue d'aller d'un soldat à l'autre pour demander de l'aide. 15 h 10 : on dit au marié qu'il ne peut pas passer. Il se met sur le côté. 15 h 37 : le marié est renvoyé chez lui. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU recense le nombre de postes de contrôle et de barrages en Cisjordanie. Il y en avait 549 en mars 2007 : 84 étaient des postes de contrôle gardés et 465 des barrages non gardés, comme des portes fermées, des monticules de terre ou des tranchées rendant les routes impraticables, des blocs de ciment ou d'autres obstacles bloquant l'accès aux routes(21). Par ailleurs, des milliers de postes de contrôle temporaires, appelés «postes de contrôle volants», sont installés chaque année par des patrouilles de l'armée israélienne dans toute la Cisjordanie pour une durée limitée allant d'une demi-heure à plusieurs heures. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires a recensé 624 postes de contrôle volants en février 2007 et 455 le mois précédent. En 2006, il en avait dénombré 7090 au total(22). Le nombre de postes de contrôle a varié ces dernières années. Entre mi-2005 et fin 2005, période durant laquelle les restrictions imposées par l'armée israélienne étaient moins draconiennes qu'elles ne l'avaient généralement été depuis la fin de l'année 2000, il y avait 375 postes de contrôle ou barrages permanents, alors que le nombre de postes de contrôle volants variait entre 260 et 494 par mois(23). Les autorités israéliennes imposent des restrictions plus ou moins sévères aux déplacements des Palestiniens depuis l'occupation par Israël, en 1967, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. Ces mesures se sont renforcées dans les années 1990 pour atteindre un niveau sans précédent depuis le déclenchement de la seconde Intifada en septembre 2000. Elles privent les Palestiniens non seulement de leur liberté de mouvement, mais aussi d'autres droits fondamentaux, particulièrement le droit de travailler et de subvenir à leurs propres besoins et à ceux de leur famille, et le droit à la santé et à l'éducation. L'armée israélienne peut également décréter un «bouclage général» dans les TPO, le plus souvent à l'occasion des fêtes nationales ou religieuses israéliennes. Dans ce cas, les Palestiniens ne sont pas autorisés à franchir les postes de contrôle pour entrer à Jérusalem-Est et en Israël, ni pour se déplacer entre les zones palestiniennes proches d'Israël, hormis en cas d'urgence. Or, quand les postes de contrôle sont fermés, il est difficile pour les Palestiniens de prendre contact avec les responsables militaires compétents pour les avertir de l'urgence et obtenir une autorisation de passage ; en outre, une telle démarche prend beaucoup de temps. Avis de l'armée israélienne, mars 2007 Vendredi 2 mars 2007, 0 h 15 Conformément à une décision prise par les instances politiques et après évaluation de la situation en matière de sécurité, un bouclage général sera imposé en Judée, en Samarie [Cisjordanie] et dans la bande de Gaza à partir de ce soir et pour la durée de la fête de Pourim. Lundi 5 mars 2007, 22 h 35 Le bouclage général imposé dans la bande de Gaza et dans la région de Judée et Samarie durant la fête de Pourim sera levé à minuit après évaluation de la situation en matière de sécurité. Premier avis : www1.idf.il/DOVER/site/mainpage.asp?sl=EN&id=7&clr=1&docid=62057.EN (en anglais) Deuxième avis : www1.idf.il/DOVER/site/mainpage.asp?sl=EN&id=7&clr=1&docid=62082.EN (en anglais) Se déplacer dans le dédale des barrages «Je rends rarement visite à ma famille car il faut plusieurs heures pour aller dans leur village, à côté de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, et de nouveau plusieurs heures pour rentrer à Ramallah. S'il n'y avait pas de postes de contrôle ni de barrages routiers et si on pouvait emprunter la route principale tout au long du trajet, on mettrait un peu plus d'une heure. Mais en fait il faut compter quatre, cinq, voire sept heures. Cela dépend des jours, mais il faut toujours beaucoup plus longtemps que la normale. Le trajet de retour est particulièrement difficile, car les déplacements entre le nord de la Cisjordanie et le sud de Naplouse sont très restreints et souvent interdits, dans la plupart des cas pour les hommes de moins de trente ou trente-cinq ans ou même quarante ans ; parfois les femmes ne sont pas non plus autorisées à se déplacer, ça dépend des jours. «Je réside à Ramallah et j'ai plus de trente ans, c'est donc beaucoup plus facile pour moi et en théorie je devrais être autorisé à circuler, au moins la plupart du temps. Mais dans la pratique ce n'est pas aussi simple. D'abord, je n'ai pas de voiture et c'est difficile de trouver un taxi collectif dont tous les passagers remplissent les critères requis. En plus, même quand on est autorisé à passer du nord au sud du carrefour de Zaatara (Tapuah), il faut généralement faire la queue et attendre plusieurs heures au poste de contrôle. «Donc en général, quand je vais voir ma famille, je repars vers deux ou trois heures du matin pour rentrer à Ramallah parce qu'à cette heure-là il y a moins de risques de tomber sur des postes de contrôle volants. Le taxi collectif évite la route principale et emprunte des petits chemins de campagne non goudronnés, ce qui fait qu'on avance très lentement. Il arrive même qu'il quitte les petits chemins pour passer par les champs, tous feux éteints pour ne pas se faire repérer de loin par les postes israéliens. «Le plus difficile, c'est de passer le sud du carrefour de Zaatara. Après c'est facile jusqu'à Ramallah. «En ce qui concerne la délivrance des permis pour se déplacer en Cisjordanie, la situation est peu claire. Beaucoup de gens refusent de faire une demande. L'armée israélienne a répondu à des personnes qui s'étaient adressées au Bureau de coordination de district de Salem qu'elles ne pouvaient pas obtenir ce document ou qu'elles n'en avaient pas besoin. Mais quand elles se présentent au poste de contrôle pour aller au sud de Naplouse, on leur refuse le passage en leur disant qu'elles ont besoin d'un permis.» Un défenseur des droits humains habitant à Ramallah(24) 4. Le motif des restrictions : les colonies israéliennes Quelque 135 colonies israéliennes officiellement reconnues et 100 «avant-postes» (des implantations non reconnues mais qui sont parrainées et financées par des ministères) ont été établis en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, depuis le début de l'occupation israélienne en 1967, en violation du droit international et au mépris des résolutions des Nations unies. On dénombre quelque 450000 colons israéliens, dont 200000 vivent dans des colonies à Jérusalem-Est et autour de la ville. Certaines colonies ont moins de 100 habitants. D'autres, comme Ariel, Maale Adumim et Pisgat Zeev, avec 15000 à 30000 habitants, sont devenues des villes bien établies et disposant de ressources importantes(25). La création de colonies israéliennes dans les TPO constitue une violation du droit international humanitaire et des normes fondamentales relatives aux droits humains, et notamment de la prohibition de la discrimination énoncée dans des traités internationaux qu'Israël a ratifiés et est tenu de respecter. La politique israélienne de colonisation dans les TPO se caractérise par une discrimination fondée sur la nationalité, l'origine ethnique et la religion. Les colonies sont exclusivement réservées aux juifs, qui ont droit à la nationalité israélienne et à la protection des lois israéliennes même s'ils sont des migrants originaires d'autres pays venant s'installer dans les TPO et n'ayant jamais résidé sur le territoire de l'État d'Israël. Les Palestiniens, qui ne relèvent pas des lois civiles israéliennes mais de la législation militaire, ne sont pas autorisés à pénétrer dans les colonies israéliennes ou à s'en approcher ni à emprunter les routes réservées aux colons, ce qui restreint leur liberté de mouvement. Les colons reçoivent également des subventions généreuses, entre autres avantages financiers, et sont autorisés à exploiter les terres et les ressources naturelles appartenant à la population palestinienne. L'appropriation illégale de terres palestiniennes pour la construction de colonies et de «routes de contournement» ainsi que de ressources essentielles comme l'eau a des répercussions négatives pour la population palestinienne, notamment en ce qui concerne ses droits à un niveau de vie décent, à de la nourriture et à de l'eau en quantité suffisante, à un logement convenable, au meilleur état de santé possible, à l'éducation et au travail. L'emplacement des colonies israéliennes en Cisjordanie et des routes qui les relient entre elles (des «routes de contournement» qui sont souvent interdites aux Palestiniens) détermine l'emplacement des postes de contrôle et des barrages qui entravent les déplacements des Palestiniens à l'intérieur de la Cisjordanie. L'expansion des colonies et la construction de nouvelles «routes de contournement» dans toute la Cisjordanie a multiplié les routes et les zones interdites aux Palestiniens. L'emplacement des colonies a garanti la non-contiguïté des localités palestiniennes dans différentes zones de la Cisjordanie. Vert, on s'arrête ; jaune, on passe Il faut moins de deux heures en voiture aux colons israéliens pour effectuer le trajet de 100 kilomètres entre Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, et Naplouse, dans le nord. Pour les Palestiniens, ce déplacement prend presque toute la journée – lorsqu'il est possible de l'effectuer. Même ceux qui remplissent les critères fixés par l'armée israélienne (âge, avis favorable en matière de «sécurité», lieu de résidence et but du déplacement) ne peuvent pas emprunter les routes principales de Cisjordanie. Celles-ci sont réservées aux colons israéliens, dont les véhicules sont facilement identifiables par leurs plaques d'immatriculation de couleur jaune. Les véhicules palestiniens ont des plaques de couleur verte. Les Palestiniens doivent faire de longs détours par des routes secondaires, le plus souvent non goudronnées, dans les collines. Ils doivent attendre aux postes de contrôle de l'armée israélienne et peuvent se voir refuser le passage. Les heures d'ouverture varient selon les postes, dont beaucoup sont fermés la nuit. Qui plus est, il arrive souvent qu'ils ferment sans préavis dans la journée pour des durées non précisées. Les soldats qui gardent les postes de contrôle n'informent pas les Palestiniens de l'heure à laquelle le passage sera rouvert et il est donc difficile de savoir si cela vaut la peine d'attendre. Les colons israéliens rencontrent peu de postes de contrôle lorsqu'ils se déplacent en Cisjordanie, et ils les franchissent sans avoir à attendre l'inspection de leurs papiers et de leur véhicule. Les véhicules palestiniens ne peuvent pas circuler librement sur la route 60, qui traverse la Cisjordanie et ses principales villes comme Yatta et Hébron (dans le sud) ou Jénine (dans le nord), car cet axe est également emprunté par des colons. Certains tronçons sont totalement interdits aux Palestiniens. Ainsi, les quelque 60000 habitants de 16 villages situés le long d'un court tronçon de la route 60 au sud d'Hébron ne peuvent plus emprunter cette voie depuis des années, car l'armée israélienne en a bloqué l'accès. En février 2007, l'Association pour les droits civils en Israël, une organisation israélienne de défense des droits humains, a demandé au ministère de la Défense d'examiner la légalité de telles mesures. En raison de la proximité de colonies israéliennes, des restrictions sont également imposées aux déplacements entre de très nombreux villages situés de part et d'autre d'un tronçon d'une cinquantaine de kilomètres de la route 60 entre les villes de Ramallah et de Naplouse. L'accès à la route 443, principale voie reliant Ramallah aux villages palestiniens situés au sud-ouest de la ville, est restreint depuis longtemps car cette route est utilisée par des colons israéliens. En mars 2007, l'Association pour les droits civils en Israël a introduit une requête devant la Haute Cour israélienne pour réclamer la suppression des barrages qui empêchent les habitants de six villages palestiniens d'accéder à cette route(26). Les restrictions sont d'autant plus draconiennes que les colonies et les «routes de contournement» sont proches de villes et villages palestiniens. Au sud de Naplouse, le passage de l'intersection de la route 60 et de la route 505 (axe est-ouest), qui est également empruntée par des colons israéliens et pratiquement interdite aux Palestiniens, est aussi soumis à de sévères restrictions. Celles-ci vont de l'obligation d'obtenir un permis à l'interdiction de passer pour certaines classes d'âge, généralement les hommes de seize à trente ou trente-cinq ans, ou pour les habitants de certaines zones, habituellement ceux qui résident dans le nord de la Cisjordanie. Le passage par ce carrefour est parfois interdit à tous les Palestiniens. La région comprenant Naplouse, les deux camps de réfugiés et plusieurs villages avoisinants, où vivent plus de 200 000 Palestiniens, est entourée de colonies israéliennes. C'est la raison pour laquelle les déplacements des Palestiniens y sont soumis à des restrictions draconiennes. L'économie de Naplouse, autrefois très dynamique, est donc pratiquement paralysée. Les zones dans lesquelles des villages palestiniens sont encerclés par des colonies israéliennes, des «routes de contournement» et des clôtures ont été déclarées «zones militaires fermées». Leur accès est limité aux personnes qui y résident officiellement. Cela signifie que les résidents palestiniens doivent obtenir un permis pour continuer à vivre dans leur propre maison et pour entrer et sortir de ces enclaves, le plus souvent uniquement à pied et à des heures précises. De nombreuses zones voisines des colonies sont, en pratique, interdites aux Palestiniens, même si elles n'ont pas été officiellement déclarées «zones militaires fermées». En construisant un réseau de colonies et de «routes de contournement» qui encercle les villes et villages palestiniens, Israël a supprimé toute possibilité de contiguïté du territoire palestinien en Cisjordanie et entravé la croissance des villes et villages palestiniens, et exerce un contrôle effectif sur toute la Cisjordanie et sur la vie des quelque deux millions de Palestiniens qui y vivent. «Une occasion historique» «Pour la première fois dans l'histoire, les juifs peuvent acheter la Judée et la Samarie. En achetant les terres d'1 p. cent seulement de la population arabe de Judée et Shomron [Samarie], les juifs peuvent récupérer 58 p. cent de la Terre, car 98 p. cent des arabes sont concentrés sur les 42 p. cent restants. Les soi-disant Palestiniens étant confinés dans des Cantons, il leur reste la possibilité de vendre et de trouver ailleurs de meilleures conditions de vie.»(27) Site Internet de l'association des colons israéliens 5. Des «avant-postes» soutenus par le gouvernement Outre les 135 colonies officiellement reconnues, une centaine d'implantations de taille variable ont été établies avec l'approbation tacite des autorités israéliennes. Généralement appelées «avant-postes», plus de la moitié d'entre elles ont été installées au cours des six dernières années. Bien que ces «avant-postes» soient illégaux, l'armée israélienne leur assure une protection permanente. Beaucoup d'entre eux ont été autorisés à se raccorder aux réseaux d'électricité, de téléphone et de distribution d'eau, ainsi qu'à construire des voies les reliant aux routes principales et aux autres colonies. Bon nombre des colonies reconnues étaient initialement des «avant-postes» qui ont obtenu un statut officiel par la suite. D'autres étaient des écoles religieuses ou encore des bases de l'armée. Dans le cadre de la «feuille de route», le plan de paix de 2003 soutenu par la communauté internationale, le gouvernement israélien s'est engagé à plusieurs reprises à supprimer tous les «avant-postes» illégaux installés depuis 2001, et à évacuer les colons. Toutefois, peu d'initiatives ont été prises dans ce sens, hormis quelques timides tentatives de démantèlement d'«avant-postes» qui, dans la plupart des cas, ont été rétablis peu de temps après. Dans le même temps, de nouveaux «avant-postes» continuent d'être créés sur des terres palestiniennes confisquées illégalement. L'ancienne procureure Talya Sason avait été chargée par le Premier ministre de l'époque, Ariel Sharon, de rédiger un rapport sur les «avant-postes» dans les TPO en 2004. Un résumé de son rapport a été rendu public en mars 2005. Elle concluait que les autorités avaient été impliquées dans l'installation illégale de ces «avant-postes», que les éléments de preuve avaient été dissimulés et que la loi n'avait pas été appliquée. Deux ans plus tard, la situation est pratiquement inchangée et les «avant-postes» continuent de se multiplier. Selon le rapport de Talya Sason, le vice-Premier ministre récemment entré en fonction est l'un des responsables impliqué dans la mise en place des «avant-postes». Extraits du rapport de Talya Sason sur les «avant-postes»(28) Une enquête préliminaire m'avait déjà amenée à conclure que les principales autorités impliquées dans l'installation d'avant-postes illégaux étaient le ministère de la Défense et les FDI [Forces de défense d'Israël], y compris l'administration civile, le ministère de la Construction et du Logement, la division des colonies de l'Organisation sioniste mondiale, le ministère de l'Intérieur […] Néanmoins, d'autres organismes ont participé à l'installation des avant-postes illégaux, notamment les conseils de région de Judée-Samarie et de Gaza et d'autres ministères […] Certaines informations sont disponibles, mais la plus grande partie est dissimulée […] En réalité, le phénomène des avant-postes illégaux constitue la poursuite de l'entreprise de colonisation dans les territoires […] Un nombre considérable d'avant-postes ont été construits avec la participation d'autorités et d'organes de l'État […] La division des colonies [de l'Organisation sioniste mondiale] a établi des avant-postes illégaux, en passant outre à l'obligation d'avoir un plan détaillé valable, et cela ne s'est pas produit par hasard, il s'agit plutôt d'une démarche systématique […] En 2001, le ministère de la Construction et du Logement a créé un poste budgétaire spécial nommé «développement général – divers» qui a servi à financer des avant-postes illégaux […] entre 2000 et 2004 le ministère a dépensé 71 870 nouveaux shekels israéliens (ILS) [soit 13,25 millions d'euros] pour les avant-postes illégaux. Les ministres de la Défense ont évité pendant des années d'ordonner l'exécution des ordonnances de destruction, sauf dans des cas isolés […] J'ai constaté que l'adjoint du ministre de la Défense chargé des colonies avait écrit à la division des colonies pour confirmer que certains avant-postes, qui étaient illégaux, étaient des colonies indépendantes pouvant prétendre à un financement et à des emblèmes. J'ai relevé trois raisons principales à la non-application de la loi concernant les avant-postes illégaux. A. Les autorités étatiques, les responsables gouvernementaux et les pouvoirs publics ont été impliqués dans l'installation illégale des avant-postes. B. La loi n'a pas été appliquée correctement. C. Il n'existait pas de législation adaptée ni de mécanismes juridiques permettant de répondre à la construction d'avant-postes illégaux. La violation de la loi s'est apparemment institutionnalisée. Nous ne sommes pas confrontés à un ou plusieurs criminels qui enfreignent la loi. De fait, nous sommes en présence d'une violation des lois par certaines autorités étatiques, par les pouvoirs publics et les conseils régionaux de Judée-Samarie et de Gaza ainsi que par les colons, sous couvert d'un système juridique organisé. Tout cela adresse un message aux FDI, aux soldats et à leurs supérieurs, à la police israélienne et à ses membres, aux colons et au public. Ce message est que l'installation des avant-postes, bien qu'étant illégale, est un acte sioniste. Par conséquent la négligence, le «fait de fermer les yeux», les traitements inéquitables deviennent acceptables […] [C'est Amnesty International qui souligne.] Les colonies israéliennes dans les TPO sont depuis longtemps des sources de tension, et les heurts sont fréquents entre les colons israéliens et la population palestinienne locale. Au cours des quinze dernières années, l'expansion des colonies et des «routes de contournement» a multiplié ces sources de tension. Les Palestiniens perdent des étendues de plus en plus vastes de terres agricoles fertiles, ainsi que la majeure partie de leurs réserves hydriques, Israël s'appropriant ces ressources dans l'intérêt des colonies. Ils n'ont plus accès au marché du travail israélien, dont ils dépendaient largement au cours des décennies précédentes. Leurs perspectives de développement économique sont fortement réduites par le contrôle qu'exerce Israël sur leurs déplacements et leurs ressources. Tous ces facteurs entraînent une augmentation de la pauvreté et du désespoir dans les TPO. L'«avant-poste» de Hersha : illégal mais soutenu par le gouvernement L'organisation non gouvernementale israélienne La Paix maintenant a introduit, en septembre 2005, une requête dans laquelle elle demande à la Cour suprême d'ordonner à l'armée de démanteler l'«avant-poste» de Hersha (ou Herasha) au nord de Ramallah, en Cisjordanie. Cette affaire était en instance au moment de la rédaction du présent rapport. Lors de l'audience qui s'est tenue en mars 2007, l'avocat représentant les colons israéliens a sollicité une reconnaissance officielle de l'«avant-poste» et la délivrance de permis de construire. Il a affirmé : «l'État d'Israël a joué un rôle important dans l'installation de l'«avant-poste» par l'intermédiaire d'une série d'organismes et d'autorités» – notamment une subvention du ministère du Logement pour la construction d'infrastructures dans l'«avant-poste» (600000 ILS [environ 110000 euros] en 1999, 500000 ILS en 2001 et 650000 ILS en 2002) et l'élaboration en 2004 par ce même ministère d'un plan d'urbanisme pour l'«avant-poste» comportant, entre autres, des écoles. L'État a également construit une station météorologique sur les lieux. Les colons ont fourni des lettres du Conseil régional de Binyamin (le conseil de la colonie voisine), datées de mai 2002, qui autorisaient les colons à démarrer la construction de quelque 25 unités d'habitation(29). Le rapport de Talya Sason (voir plus haut) faisait observer que l'«avant-poste» de Hersha avait été créé en 1995 sans l'autorisation d'exploiter la terre ou de construire une quelconque structure. Elle ajoutait que le ministère du Logement avait accordé 1560000 ILS (285000 euros) pour l'établissement d'infrastructures et 100000 ILS pour la construction de bâtiments publics, et que les autorités avaient approuvé le raccordement de l'«avant-poste» au réseau d'électricité, l'eau étant fournie par la colonie voisine de Talmon. Elle précisait également que le bain public rituel (mikve) avait été approuvé par Ephraim Sneh, l'actuel vice-ministre de la Défense. 6. Sous les décombres : les démolitions d'habitations palestiniennes Israël n'autorise pas les Palestiniens à construire en dehors des villes principales ou à l'extérieur des zones déjà construites dans les villages. L'armée israélienne démolit fréquemment des habitations ou d'autres propriétés que les Palestiniens ont construit sur leurs propres terres dans les villages de Cisjordanie ou aux alentours. Au cours des six derniers mois, plusieurs dizaines de familles palestiniennes ont vu leurs maisons et leurs étables détruites par des bulldozers de l'armée israélienne dans les villages de Funduq, Hajja, Jinsafut, Hares (régions de Salfit et de Qalqiliya), de Qawawis, Imnezeil, Um al Kheir et d'autres villages proches (collines au sud de Hébron), ainsi que de Sawahreh, Numan et Walajeh (régions de Bethléem et de Jérusalem-Est). Des milliers d'autres Palestiniens risquent de voir leur maison détruite et d'être chassés sans préavis et en l'absence de procédure légale – notamment la possibilité de contester l'ordre d'expulsion ou de démolition – d'indemnisation ou d'assurance d'être relogés dans des conditions décentes. Des habitations et des vies détruites «Quand nous sommes arrivées au village de Funduq, près de Salfit, les conséquences de la première démolition de maison étaient déjà visibles. Une famille silencieuse et en état de choc se tenait sur un tas de gravats. La démolition d'un deuxième logement venait de commencer. Des bulldozers Caterpillar et Volvo arrachaient l'étage supérieur de la maison dont la construction était presque terminée. Les membres de la famille, dont deux ont eu les mains menottées pendant toute la démolition, étaient impuissants. En une heure, l'armée israélienne a réduit à néant des années de travail et d'épargne. «Ensuite, les bulldozers et les soldats sont directement allés sur le lieu de la troisième démolition, un bâtiment agricole. Il était évident que de l'argent avait été investi et que de nombreuses personnes dépendaient de cette source de revenus. «La quatrième démolition a eu lieu dans le village de Hajja. La famille avait remis à son avocat des documents dont elle espérait qu'ils pourraient empêcher la destruction […] Nous avons appelé toutes les personnes qui auraient pu obtenir un délai. Les choses se sont passées comme on pouvait s'y attendre. L'armée a refusé d'attendre les documents et la démolition a commencé. La destruction de l'édifice, qui comportait plusieurs étages, a pris deux heures […] «Le lendemain matin, le 23 novembre, de nouvelles démolitions ont eu lieu dans le village de Qarawat Bani Hassan. Nous sommes arrivées peu après, mais l'armée et les bulldozers étaient partis en laissant encore plus de désespoir : une famille, dont sept enfants de trois à quatorze ans, privée de toit. Après avoir trois ans de travaux et des années d'épargne, la famille venait d'emménager dans sa maison deux mois auparavant […] «Le même jour, à Kifl Hares, une station de lavage de voitures et un garage ont été démolis. Ce commerce géré par trois familles fonctionnait depuis six ans. Les propriétaires ont affirmé qu'ils n'avaient pas été prévenus.» Extraits du témoignage d'une membre de l'International Women's Peace Service (IWPS, Service international des femmes pour la paix), disponible sur le site www.iwps-pal.org/en/article/php?id=993 (en anglais) Israël interdit aux Palestiniens toute construction en dehors des limites des zones déjà construites. Cette interdiction est fondée sur des lois jordaniennes archaïques qui sont contraires aux normes et lois internationales relatives aux droits humains, et qui ne sont manifestement plus adaptées aux besoins de logement de la population palestinienne. Aux termes de ces lois, les terres palestiniennes déterminées par les autorités israéliennes comme étant des «zones vertes» ne peuvent être utilisées qu'à des fins agricoles. Toutefois, ces lois ne sont jamais appliquées aux colonies israéliennes qui ont presque toutes été construites dans des zones vertes confisquées aux Palestiniens, au mépris du droit international. Des habitations sont détruites chaque semaine dans des villages palestiniens pendant que l'expansion des colonies israéliennes illégales se poursuit dans les collines et les champs de Cisjordanie. Le site Internet d'Itamar, une petite colonie située à cinq kilomètres environ au sud-est de Naplouse, au cœur de la Cisjordanie, indique : «Depuis ses collines, Itamar domine les milliers de dunums sur lesquels son expansion est prévue(30).» Un site Internet qui fait de la publicité pour les colonies israéliennes en Cisjordanie vante les qualités suivantes de la colonie de Chashmonaim, à l'ouest de Ramallah : «Les possibilités de construction sont importantes à Chashmonaim. Des maisons jumelées sont construites sur des parcelles de 300 m2 et des maisons individuelles sur des parcelles de 600 m2. Tout est possible s'agissant de la conception et de la prise de décision des constructions(31).» 7. Les colons bénéficient de l'impunité Les Palestiniens accusés d'attaques contre des colons israéliens comparaissent devant des tribunaux militaires israéliens qui les condamnent à de lourdes peines. Certains ont parfois été assassinés par des soldats israéliens. En revanche, les colons israéliens qui attaquent des Palestiniens et détruisent leurs biens ne font pratiquement jamais l'objet de poursuites. Dans les rares cas où des colons ont été traduits en justice, ils ont été condamnés à des peines légères sans rapport avec la gravité des faits qui leur étaient reprochés(32). Dans l'un des rares cas où des poursuites ont été engagées, Yehoshua Elitzur, un colon, a été reconnu coupable en août 2005 de l'homicide de Sayel Jabara, un Palestinien de quarante-six ans, abattu en septembre 2004. Bien que des témoins aient affirmé que Yehoshua Elitzur était armé d'un fusil d'assaut M16 et qu'il avait délibérément abattu, sans raison apparente, un homme qui n'était pas armé, le tribunal a soutenu qu'il n'existait aucune preuve de l'intention d'homicide. Yehoshua Elitzur a été déclaré coupable d'homicide involontaire et non de meurtre. Cet homme, qui avait été remis en liberté sous caution le lendemain de son arrestation, ne s'est pas présenté devant le tribunal pour entendre le verdict. À la connaissance d'Amnesty International, il n'a pas été arrêté de nouveau et n'a purgé aucune peine. Le 26 juin 2006, la Haute Cour de justice israélienne a ordonné à l'armée et à la police de protéger les agriculteurs palestiniens et leurs biens contre les attaques des colons en Cisjordanie, et de prendre des mesures pour mettre un terme à ces attaques. Cet ordre a été émis à la suite d'une requête introduite par l'Association pour les droits civils en Israël et Rabbins pour les droits humains, deux organisations israéliennes de défense des droits fondamentaux, contre l'incapacité persistante des forces de sécurité israéliennes à maintenir l'ordre dans des affaires concernant des attaques menées par des colons contre des Palestiniens et leurs biens dans cinq villages de Cisjordanie. La Cour a fait observer que la pratique de l'armée consistant à déclarer des terres palestiniennes «fermées» pour protéger leurs propriétaires contre les attaques des colons revenait à récompenser ces derniers pour leurs agissements. Elle a retenu l'affirmation des plaignants selon lesquels des agriculteurs palestiniens avaient été indûment empêchés d'accéder à leurs champs situés à proximité de colonies israéliennes et d'«avant-postes» illégaux. Cette décision a envoyé un message clair à l'armée israélienne et aux forces de sécurité, qui tolèrent généralement les violences exercées par les colons, voire en sont complices. Pourtant, les soldats israéliens déployés sur le terrain continuent bien souvent de ne tenir aucun compte des arrêts de la Cour. Quand des soldats israéliens sont envoyés pour patrouiller sur les terres palestiniennes voisines de colonies israéliennes durant la récolte des olives afin d'empêcher les attaques des colons, cette protection est limitée à des zones réduites et ne dépasse pas quelques jours par an(33). Ces arrangements ont été pris à la suite de pressions exercées sur l'armée par des groupes de défense des droits humains. L'action de ces groupes a également garanti la présence de militants des droits humains israéliens et étrangers dans les zones les plus vulnérables aux attaques des colons ; ces témoins potentiels peuvent avoir un effet dissuasif contre ce genre d'agissements. «Ce que l'armée décide, c'est la loi» – Aucune protection pour les agriculteurs palestiniens Le 3 octobre 2006, l'armée israélienne a empêché une famille palestinienne accompagnée de militants étrangers des droits humains de récolter des olives à proximité de la colonie israélienne de Braha, au sud-ouest de Naplouse. L'armée a finalement accepté que les agriculteurs récoltent leurs olives après de nombreux appels téléphoniques passés par les militants israéliens et étrangers. Dans le village voisin de Kufr Qalil, des agriculteurs palestiniens, accompagnés de militants des droits humains israéliens et étrangers, ont récolté leurs olives pendant plusieurs jours. Toutefois, le 7 octobre, des soldats israéliens ont contraint une famille palestinienne à cesser le travail à midi. Les défenseurs des droits humains ont déclaré à Amnesty International que des soldats étaient arrivés vers midi et demi à bord d'un véhicule de type Hummer, et qu'ils avaient parlé d'une manière agressive au chef de famille. Ils lui ont dit que, selon la loi, il aurait dû quitter son champ à midi, et ont ordonné à la famille de partir immédiatement. Lorsque l'une des militantes étrangères a fait observer que la décision de la Haute Cour donnait aux agriculteurs le droit de travailler dans leurs champs sans restriction, les soldats lui ont répondu qu'ils n'en avaient rien à faire et que le délai de midi était «ce que l'armée a décidé, donc c'est la loi». La militante a pris contact avec l'organisation Rabbins pour les droits humains qui s'est mise en rapport avec le Bureau de coordination de district, une branche de l'armée israélienne dans les TPO. Le représentant de cet organisme a confirmé que les agriculteurs avaient le droit de continuer à travailler et a promis de prendre contact avec les soldats déployés sur place. Ceux-ci ont toutefois continué de menacer l'agriculteur en prétendant que c'était le Bureau de coordination de district qui avait indiqué que les agriculteurs devaient partir à midi. La famille a fini par partir, craignant un affrontement qui aurait rendu plus difficile la poursuite de la récolte de leurs olives le lendemain matin. La récolte s'est poursuivie le jour suivant sans interruption. Voir la page http://www.iwps-pal.org/en/article/php?id=976 (en anglais). Ces efforts ont permis une amélioration de la situation. Toutefois, la présence de militants pacifistes israéliens et étrangers est limitée et les colons continuent d'attaquer les Palestiniens et leurs biens quand aucun témoin n'est sur place. L'armée israélienne et les forces de sécurité n'ont pas alloué de ressources suffisantes ni fait preuve de la diligence requise pour empêcher les attaques des colons israéliens et mener des enquêtes débouchant sur la comparution en justice des responsables de ces agissements. Muhammad Shehadah Atiya Salah, son frère Salah et de jeunes enfants ont été attaqués le 9 février 2007 par des colons israéliens à proximité de l'«avant-poste» de Neve Daniel Nord, non loin du village d'Al Khader, dans la région de Bethléem. Muhammad Salah a déclaré à l'organisation israélienne de défense des droits humains B'Tselem que des colons avaient arraché les arbres qu'il venait de planter avec son frère, qu'ils avaient jeté des pierres dans leur direction et l'avaient également frappé au visage. Ses proches ont appelé une ambulance et prévenu la police. Plutôt que de se rendre sur les lieux de l'agression où Muhammad Salah les attendait, les policiers sont allés à la colonie. L'ambulance a été retardée dix minutes par l'armée sur le chemin de l'hôpital. Muhammad Salah s'est rendu par la suite au poste de police pour déposer une plainte mais, en l'absence de policier parlant l'arabe, il a dû faire enregistrer sa plainte au poste de police de Qiryat Arba, à Hébron(34). Rien n'indique que les colons responsables de l'agression ont été traduits en justice. 8. Les attaques contre les défenseurs des droits humains Ces dernières années, des défenseurs des droits humains israéliens et étrangers ont accompagné des Palestiniens qui travaillaient dans leurs champs à proximité de colonies israéliennes. Des militants pacifistes étrangers ont assuré une présence permanente dans des petits villages isolés. C'est notamment le cas à Yanun, au nord-est de Naplouse, un village attaqué en 2002 par des colons qui ont obligé la population à s'enfuir, ainsi qu'à Tuwani et dans d'autres villages situés dans les collines au sud d'Hébron. Des défenseurs des droits humains sont également présents à Hébron où des Palestiniens sont régulièrement attaqués à leur domicile par des colons israéliens. En réaction, les colons israéliens ont intensifié leur campagne violente contre les défenseurs des droits humains étrangers et, dans certains cas, israéliens, afin de mettre un terme à cette présence et de priver les Palestiniens de cette forme limitée de protection et de solidarité. Les colons dirigent leurs attaques et leurs menaces contre les personnes qui filment ou photographient leurs exactions, et ils volent leurs appareils photo et leurs caméras. Eric Mohlin, délégué suédois de la mission internationale d'observateurs de la Présence internationale temporaire à Hébron (PITH), a été attaqué par un colon à Hébron le 5 mars 2007 alors qu'il se trouvait à bord d'un véhicule de la PITH à proximité de la colonie de Beit Hadassah. Un jeune colon a jeté une grosse pierre sur le pare-brise du véhicule qui s'est arrêté à un poste de contrôle israélien voisin. Le colon aurait lancé une autre pierre sur Eric Mohlin pendant que celui-ci parlait avec un soldat au barrage. Ce dernier, qui saignait abondamment, a été emmené à l'hôpital pour y recevoir des soins médicaux. Le chef de la mission de la PITH a déclaré que cette agression s'inscrivait dans une série d'attaques graves contre les observateurs dans cette zone. Le même jour, à Hébron, des jeunes colons israéliens ont craché sur Art Arbour et Janet Bevie, deux membres des Christian Peacemakers Teams (CPT, Organisation des volontaires chrétiens pour la paix), respectivement de nationalité canadienne et britannique ; ils les ont également frappés à coups de pied et leur ont jeté des pierres. Art Arbour et Janet Bevie attendaient que les soldats israéliens vérifient leurs documents à un poste de contrôle de l'armée non loin de la colonie de Beit Hadassah à Hébron. Art Arbour a beaucoup saigné car une pierre l'avait atteint à l'oreille. Les deux membres des CPT ont affirmé qu'ils avaient demandé au soldat israélien pourquoi il n'était pas intervenu. Celui-ci aurait répondu que ce n'était pas son travail. Tove Johannsson, une Suédoise de dix-neuf ans militant pour les droits humains, a été agressée le 18 novembre 2006 par des colons israéliens alors qu'elle accompagnait des enfants palestiniens se rendant à l'école en passant par un poste de contrôle israélien, à proximité de la colonie de Tel Rumeida. Elle a été grièvement blessée au visage par des tessons de bouteille. Des soldats israéliens d'un poste de contrôle voisin n'ont rien fait pour mettre fin à l'agression ni pour appréhender les coupables. En septembre et en octobre 2004, des colons israéliens encagoulés, armés de pierres, de matraques et de chaînes, ont agressé deux Américains membres de la CPT, un Italien appartenant à Operation Dove (Opération colombe), une organisation pacifiste, et des délégués d'Amnesty International qui accompagnaient des enfants palestiniens se rendant l'école près du village de Tuwani, au sud d'Hébron. Les victimes de ces attaques ont porté plainte auprès de la police israélienne, mais personne n'avait, semble-t-il, été traduit en justice au moment de la rédaction du présent rapport. Lors de la première attaque, Kim Lamberty, membre de la CPT, a eu un bras et un genou cassés, ainsi que diverses contusions ; son collègue Chris Brown a subi une perforation du poumon et présentait et également de nombreuses contusions. Au cours de la deuxième attaque, le membre d'Operation Dove a eu un poignet déboité, une lésion au rein et des contusions ; un délégué d'Amnesty International a subi une déchirure du muscle de l'épaule et des contusions multiples. Les agresseurs ont également volé la caméra vidéo du membre d'Operation Dove, qui avait filmé les attaquants arrivant de l'«avant-poste» voisin de Hovat Maon et jetant des pierres en direction des militants pacifistes étrangers. Les agresseurs ont ensuite regagné l'«avant-poste» de Hovat Maon. Immédiatement après l'attaque, le gardien de la colonie voisine de Maon, bien connu dans la région, a dit aux défenseurs étrangers des droits humains que leur présence «perturbait l'équilibre» dans la zone. Ces attaques ayant attiré l'attention de la communauté internationale, l'armée israélienne a accepté d'escorter tous les jours entre Tuwani et les villages voisins les enfants palestiniens qui se rendent à l'école et en reviennent. Cet arrangement n'existe pas ailleurs. Toutefois, l'escorte militaire est limitée aux déplacements des enfants entre l'école et leur domicile, et aucune mesure n'a été prise pour mettre un terme aux attaques persistantes perpétrées par des colons contre des Palestiniens et leurs biens à Tuwani et dans d'autres villages. 9. La destruction de l'économie et l'augmentation de la pauvreté «Depuis février 2006, de nouvelles catégories de la population souffrent d'insécurité alimentaire (ou d'une insécurité alimentaire aggravée) outre les catégories qui étaient déjà dans cette situation […] Plusieurs facteurs expliquent cette détérioration de la situation économique qui a entraîné, entre autres, une augmentation du sentiment d'insécurité alimentaire de la population de Cisjordanie et de la bande de Gaza. Le facteur le plus important est le système de restrictions imposées par Israël à la libre circulation des marchandises et de la main d'œuvre palestinienne.» Programme alimentaire mondial (PAM) et Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), février 2007. «… l'économie palestinienne va rester moribonde avec la série de restrictions actuellement imposées […] Les restrictions à la liberté de mouvement et les bouclages continuent d'entraver la conduite normale des activités commerciales.» Banque mondiale, février 2007. Les restrictions imposées aux Palestiniens et à leur économie ont aggravé des conditions de vie et de travail déjà difficiles. En conséquence, la pauvreté et l'insécurité alimentaire ont augmenté dans les TPO. La liberté de mouvement des personnes et des marchandises, tant à l'intérieur des frontières que vers l'extérieur, est un impératif pour toute économie. Les organes des Nations unies et d'autres grandes organisations internationales humanitaires et de développement conviennent que les restrictions et les bouclages imposés par Israël à la circulation des personnes et des marchandises à l'intérieur des TPO et entre ceux-ci et le monde extérieur sont la cause principale du quasi-effondrement de l'économie palestinienne ces dernières années. Tous pensent qu'il n'y aura pas de perspective réaliste de relance de l'économie dans les TPO aussi longtemps que le système de postes de contrôle de l'armée, de bouclages, de zones fermées et de routes interdites restera en place. D'autres facteurs ont eu un impact négatif sur l'économie palestinienne depuis la victoire du Hamas (Mouvement de la résistance islamique) aux élections de janvier 2006(35). Les plus importants sont la saisie par Israël des taxes d'importation (droits de douane) collectées au nom de l'Autorité palestinienne sur toutes les marchandises importées dans les TPO, et qui représentent 50 à 60 millions de dollars (38 à 46 millions d'euros) par mois, soit la moitié du budget de l'Autorité palestinienne, ainsi que les sanctions bancaires imposées par Israël et les États-Unis et la réduction de l'aide versée à l'Autorité palestinienne par les principaux donateurs internationaux. Quelque 150000 employés du secteur public n'ont reçu qu'une partie de leurs salaires, voire n'ont pas été payés, pendant plusieurs mois(36). Les restrictions draconiennes à la liberté de mouvement restent toutefois le principal obstacle pour l'activité économique. La pauvreté et l'insécurité alimentaire affectent un nombre croissant de Palestiniens. Les cas de malnutrition, d'anémie, de retard de croissance et de carence en vitamines, entre autres problèmes de santé, ont augmenté. Selon le PAM et la FAO, près de la moitié – 46 p. cent – de la population des TPO vit en-dessous du seuil de pauvreté (fixé à 2,20 dollars par jour, soit environ 1,70 euro). Par ailleurs, 20 p. cent de la population est proche du seuil de pauvreté(37). Il est en outre difficile de maintenir les réseaux familiaux de soutien du fait des bouclages et des couvre-feux. Les enfants palestiniens sont empêchés d'aller à l'école pendant de longues périodes et certains sont obligés de travailler pour compléter le faible revenu familial. Bien que l'aide d'urgence ait permis d'éviter l'aggravation de la situation, un nombre croissant de Palestiniens dépend désormais de l'aide humanitaire. Les mécanismes d'adaptation – l'épargne, la capacité d'emprunt, les biens à vendre – ont été épuisés par des années de crise économique. Les familles réduisent la qualité et la quantité de nourriture qu'elles consomment, et elles sont contraintes de vendre des biens essentiels. Ces mesures auront des conséquences tragiques à long terme sur leur santé et leur autonomie. Ainsi, les agriculteurs qui ne peuvent pas accéder à leurs terres et les plombiers qui ne trouvent pas de travail doivent vendre leurs outils pour subvenir aux besoins de leur famille. Ils ne pourront pas reprendre leurs activités si les restrictions à la liberté de mouvement sont levées ou assouplies. Dans la bande de Gaza, où les colonies israéliennes ont été démantelées en 2005, les bouclages imposés par les forces israéliennes isolent la plupart du temps les 1,5 million de Palestiniens qui y vivent du reste des TPO et du monde. Malgré le redéploiement de ses troupes en 2005, l'armée israélienne garde le contrôle effectif de ce territoire. Les forces israéliennes continuent de contrôler les points d'accès permettant aux personnes et aux biens d'entrer et de sortir de Gaza, ainsi que l'espace aérien et les eaux territoriales. Au cours de l'année écoulée, l'armée israélienne a fermé la plupart du temps le point de passage pour piétons de Rafah vers l'Égypte, qui est la seule voie entre Gaza et le monde extérieur. Les autorités israéliennes n'autorisent le transit de marchandises entre la bande de Gaza et Israël que par le passage de Karni, qui est souvent fermé et ne fonctionne qu'à une capacité réduite le reste du temps. Israël n'autorise pas la bande de Gaza à disposer d'un port ou d'un aéroport. Cet étranglement du territoire a entraîné une paralysie de l'économie et une augmentation de la pauvreté. Même si Israël démantelait immédiatement les postes de contrôle, les barrages et le mur/barrière, et rétablissait la liberté de mouvement des Palestiniens dans les TPO, il faudrait beaucoup de temps et des moyens considérables pour réparer les dommages causés au cours des six ans et demi écoulés. Toutefois, cette perspective semble lointaine car la politique israélienne consistant à diviser les TPO en zones détachées les unes des autres et non viables continue d'être mise en œuvre à un rythme accéléré. En Cisjordanie occupée, des colonies israéliennes, des routes réservées aux colons, des clôtures et des murs continuent d'être construits sur des terres agricoles palestiniennes ; ils sont entourés de zones tampons et de zones militaires fermées installées également sur des terres palestiniennes.

REPONSE .A QUE REPONS TU A SA

Enviado por Anonymous el Jue, 05/29/2008 - 21:24.
J'AI VOULU LIRE .MAIS TU A DEPASSER LE CORAN CES TROS POUR TON INFORMATION LE MOUVEMENT PALESTINIEN A ETE CREER EN 1967 ISRAEL NA J'AMAIS EXPULSER CES MUSULMON NI OCCUPER SON TERITOIRE SI TU VEUX SAVOIRE LA VERITER VA VOIRE LES FOUS DE HAMAS QUI DERIGE LES MUSULMONS ARIVISTE ET LES CONVERTIES A L'ISLAME.POUR LES ENCIEN MUSULMONS IL SAVENT TOUS SA

ISRAEL ETAT RACISTE

Enviado por Anonymous el Dom, 07/01/2007 - 23:18.
Notes sur l'ouvrage d'Israel Shahak Jewish History, Jewish Religion Israël Shahak est un des nombreux «rescapés de l'Holocauste». Né à Varsovie en 1933, il passe son enfance au camp de Bergen-Belsen. En 1945, il émigre en Israël et sert dans l'armée juive Tsahal. Militant des droits de l'homme, il collabore au journal Haaretz et s'attaque à l'obscurantisme religieux juif et à son influence dans la vie politique de l'Etat colonial d'Israël. Juif et «israëlien», il est donc ethniquement irréprochable et politiquement correct. Tout commence en 1965, lorsque Shahak est témoin d'un incident qui le marquera profondément. Dans un quartier de Jérusalem un non-juif (goy) s'effondre brusquement, victime semble-t-il d'une crise cardiaque. Prié de mettre son téléphone à disposition pour appeler une ambulance, un juif religieux refuse, en invoquant la Halakha qui lui interdit de sauver un non-juif le jour du Sabbat. Shahak interroge peu après les membres de la Cour rabbinique de Jérusalem; ces membres sont nommés par l'Etat d'Israël. Ceux-ci répondent que la personne qui a refusé l'usage de son téléphone a agi conformément aux lois religieuses et ils se réfèrent à l'abrégé des lois talmudiques. Finalement les autorités rabbiniques tant en Israël que dans la diaspora n'ont jamais fait machine arrière et ont toujours refusé de modifier ou de supprimer la moindre prescription sabbatique. Il est donc interdit à un juif de profaner le jour du Sabbat pour sauver un non-juif. Par contre la violation du Sabbat est permise pour sauver un juif. Dérouté et scandalisé par cette discrimination raciste, Shahak se met à étudier les lois talmudiques. Il nous livre le fruit de trente ans de recherches et d'un demi-siècle de vie dans la Terre promise. A Jewish boy kicks a Palestinian woman as a Jewess pulls her headdress in a market in the occupied West Bank town of Hebron, Aug. 9, 2001. De la Déclaration Balfour qui promettait aux sionistes «l'établissement d'un foyer national juif sans porter préjudice aux droits civils et religieux des communautés non-juives établies en Palestine» -- donc un état pluraliste -- on en est arrivé à la consolidation d'un Etat dont les lois et règlements sont fortement imprégnés de l'idéologie des rabbins orthodoxes, expansionniste (le Grand Israël) et pratiquant l'apartheid et la xénophobie. Shahak découvre qu'il y a deux catégories de citoyens: les juifs et les non-juifs (Druzes et Arabes), ces derniers ne jouissant ni du droit de résidence, ni du droit au travail, ni de l'égalité devant la loi. Le lecteur français remarquera que les représentants du peuple élu qui se plaignent d'avoir eu leurs papiers estampillés de la mention «juif» sous Vichy et en Union soviétique imposent à présent en Israël des cartes d'identité où ne figure jamais la nationalité israélienne mais la mention soit «Juif», soit «Arabe», soit «Druze». Le critère est donc racial ou ethnique. «Toutes les requêtes introduites auprès du ministère de l'intérieur en Israël pour supprimer ces mentions discriminatoires et y substituer l'indication de la nationalité israélienne ont été vaines». En Israël, les juifs constituent donc bien une catégorie de citoyens privilégiés et la source de ces dispositions juridiques en est le Talmud, qui imprègne la vie sociale et même les relations diplomatiques. Il y a quelques années déjà, Alfred Lilienthal, juif non sioniste, qui partage les mêmes convictions humanistes de Shahak, reprenait les déclarations de la Haute Cour de l'Etat d'Israël de janvier 1972: «Il n'y a pas de nation israélienne distincte du peuple juif résidant en Israël et dans la diaspora». Selon cette loi commentait-il, «un juif peut devenir citoyen d'Israël en une minute dès qu'il a pris pied sur le sol du pays, mais ce statut peut être enlevé à tout moment à un Arabe même s'il est né dans le pays habité par ses ancêtres depuis plus de mille ans». Depuis 1948, les expropriations et expulsions de centaines de milliers de Palestiniens se sont succédé sans relâche. Tsahal fait sauter les maisons et raser les villages pendant que les habitants sont aux champs. Israël n'est donc une démocratie que pour les juifs. Pour les autres, c'est un Etat totalitaire et xénophobe pratiquant l'apartheid. L'écrivain Yoram Bar Porath déclarait en 1972: «Les dirigeants israéliens ont le devoir d'expliquer clairement au public un certain nombre de faits tombés progressivement dans l'oubli: qu'il n'y a ni sionisme, ni installation du peuple juif sans éviction des Arabes et expropriation de leurs terres». En 1948 et 1949, Israël a adopté l' «Emergency Defense Regulations» de l'armée britannique qui donnent l'autorisation d'entrer dans n'importe quelle maison quelle que soit l'heure du jour ou de la nuit; de détruire une maison «suspecte», de confisquer les propriétés privées et d'expulser ses habitants hors du territoire. Ces dispositions sans égales dans les pays civilisés ont permis l'expropriation et la déportation de centaines de milliers d'Arabes qui vivaient chez eux. Pendant ce temps le lobby sioniste aux Etats-Unis faisait croire que les Palestiniens se réjouissaient des bienfaits apportés par la démocratie israélienne qui, soulignons-le, n'aurait jamais subsisté sans les milliards de dollars alloués annuellement par les Etats-Unis sans parler des réparations allemandes. Shahak précise que les expropriations et expulsions n'ont été rendues possibles qu'en prenant appui sur la Halakha (ensemble des lois religieuses écrites qui inspirent les lois israéliennes) qui interdit aux juifs de vendre un bien immobilier à un non-juif. La location d'un immeuble à un goy est cependant permise à condition que cet immeuble ne serve pas d'habitation mais de magasin ou d'entrepôt. Il est interdit de louer aux Gentils plus de deux maisons contiguës. Selon les préceptes de Maïmonide, le séjour temporaire d'un étranger n'est autorisé qu'à condition qu'il satisfasse aux sept préceptes noachides. Tout est cependant une question de rapport de forces. Si les juifs sont assez puissants, le devoir religieux est d'expulser les Gentils, en l'occurrence les Palestiniens. Le Talmud réitère à leur endroit les exhortations à l'extermination contenues dans la Thora à l'égard des Cananéens et des Amalécites (Deut 20 13 , Deut 25 , Josué 6 2, Josué 8 24-25, etc.). Ces génocides bibliques, souligne Shahak, sont invoqués par les rabbins actuels pour justifier les nombreux massacres de populations arabes par les Israéliens (Deir Yassin, Quneitra, etc.). Conformément au judaïsme, le meurtre d'un juif est un crime capital et l'un des trois péchés abominables avec l'idolâtrie et l'adultère. Mais tout change lorsque la victime est un goy. Le juif qui tue un goy se rend coupable d'un péché contre «La Loi divine» uniquement, non punissable par un tribunal. Le juif qui cause indirectement la mort d'un goy ne se rend coupable d'aucun péché. (En Israël, l'objection de conscience est interdite). D'après la juridiction juive, un goy meurtrier doit être exécuté, que la victime soit juive ou non. Cependant, si la victime est un goy et le meurtrier juif ou converti au judaïsme, ce dernier n'est pas puni. En 1973, révèle Shahak, le Commandement de la Région centrale de l'armée israélienne distribue aux soldats une brochure qui mentionne: «Lorsque nos forces rencontrent des civils en temps de guerre ou lors d'une poursuite ou d'un raid, tant qu'il n'y a aucune certitude que ces civils sont dans l'impossibilité de nuire à nos troupes, alors, conformément à la Halakha, ils peuvent et doivent être tués. En aucun cas on ne peut se fier à un Arabe, même s'il donne l'impression d'être civilisé. En temps de guerre, nos troupes donnant l'assaut sont non seulement autorisées mais tenues par la Halakha de tuer même les civils paisibles, c'est-à-dire les civils paisibles en apparence». La brochure a été retirée depuis mais il n'empêche que ceux qui la mettent en pratique ne sont jamais punis. Dans tous les cas où les juifs ont assassiné des Arabes non-combattants dans un contexte militaire ou paramilitaire, comme celui de Kafr Qasim en 1956, un massacre en masse, les meurtriers ont été libérés immédiatement ou ont reçu des peines extrêmement légères ou encore ont bénéficié de remises de peine qui ont réduit leur condamnation à presque rien. Shmu'el Lahis, responsable du massacre de cinquante ou soixante-quinze paysans arabes emprisonnés dans une mosquée après l'occupation de leur village par l'armée israélienne pendant la guerre de 1948-49, a bénéficié d'une amnistie complète grâce à l'intercession de Ben-Gourion. Le personnage devint un juriste réputé et, en 1970, fut nommé directeur général de l'Agence juive (Bureau exécutif du mouvement sioniste). En 1978, les faits concernant son passé ont été discutés dans la presse israélienne, mais aucune autorité rabbinique n'a contesté son amnistie ni l'opportunité de sa nomination. De nombreux terroristes sionistes accédèrent au poste de ministre ou de premier ministre: Itzhak Shamir, organisateur de l'assassinat de Lord Moyne et du comte Folke Bernadotte, Menaghem Begin, Moshe Dayan, Itzhak Rabin, Levi Eskhol, tous responsables du massacre de centaines de Palestiniens. Selon le Talmud, un Gentil tombé dans un puits ne peut être secouru. Cependant, il ne peut y être jeté volontairement. Le précepte fameux «Tuez le meilleur des Gentils» n'est valable qu'en temps de guerre. Cette haine des Gentils, qui est d'origine talmudique, a toujours été occultée par les media mais, précise Shahak, depuis la Guerre des Six jours (1967), ces préceptes inhumains ont été invoqués à la télévision israélienne par les colons juifs exploitant le travail des Arabes et particulièrement celui des enfants. Les chefs religieux du Gush Emunim ont à leur tour invoqué ces commandements pour justifier l'assassinat de maires palestiniens. Selon eux, les prescriptions divines leur enjoignent d'expulser les Arabes de Palestine. De nombreux sionistes rejettent ces positions mais leur argumentation est opportuniste et non fondée sur l'éthique. Par exemple, ils soutiennent que l'exploitation et l'oppression des Palestiniens tend à corrompre la société israélienne; que l'expulsion des Palestiniens est irréalisable dans les conditions politiques qui prévalent ou encore que la politique de terreur tend à isoler diplomatiquement Israël et à le mettre au ban des nations. Cependant, tous les sionistes, et en particulier les sionistes de gauche, partagent les vues du judaïsme strict. Mariage et relations sexuelles Puisque «la chair des goyim est semblable à celle des ânes et que leur rut est comme celui des étalons», (Ezéchiel 23 20) les relations sexuelles d'un juif marié avec une goya ne sont pas de l'adultère mais de la bestialité. Selon Maïmonide, toute femme non-juive est considérée comme non purifiée de ses menstrues, esclave, païenne et prostituée (niddah, shiftah, goyah, zonah). Par conversion elle perd les trois premières marques mais reste toujours zonah (prostituée) pour le restant de ses jours. Pour une femme, la conversion au judaïsme est assortie de conditions humiliantes: inspection corporelle par trois rabbins après avoir été dénudée lors d'un bain de purification. On imagine les hurlements médiatiques si l'église catholique se permettait le moindre projet en ce sens. Selon l'Encyclopédie talmudique, le juif qui a des rapports charnels avec la femme d'un Gentil ne mérite pas la peine de mort. Selon ce qui est écrit: «La femme de ton prochain et non la femme de l'étranger» et le précepte selon lequel «un homme restera fidèle à sa femme» qui est adressé aux Gentils ne s'applique pas au juif parce qu'aux yeux de la Loi il n'y a pas de mariage valide entre les Gentils. Cette interdiction ne s'adresse donc pas au juif. Cela ne veut pas dire que les rapports sexuels entre un juif et une goya sont permis, bien au contraire. Mais la punition principale est infligée à la goya et doit être exécutée même si celle-ci a été violée par le juif. Lorsqu'un juif a un coït avec une goya, cette dernière, qu'elle soit une enfant de trois ans ou une adulte, qu'elle soit mariée ou non, et même si elle est une mineure âgée seulement de neuf ans et un jour, par le fait même qu'elle a eu un coït «volontaire» doit être tuée, comme c'est le cas pour une bête, simplement parce qu'elle a occasionné des ennuis au juif. Cependant celui-ci doit être fouetté et, s'il est un Kohen (membre de la tribu des prêtres), il doit recevoir deux fois plus de coups de fouet parce qu'un Kohen ne peut avoir de rapports sexuels avec une prostituée et toute femme non-juive est présumée être une prostituée. Il est bien entendu qu'un juif ne peut épouser une non-juive. Les mariages mixtes sont une abomination pour les rabbins. Il est interdit aux descendants mâles des Kohanim (prêtres) d'épouser des divorcées. Les mariages célébrés par des autorités civiles en dehors d'Israël, forcément, sont déclarés invalides. Précisons qu'en Israël le mariage est religieux et les registres sont tenus par la Synagogue. Qu'en pensent les philosémites laïcards qui baisent les tsitsith (franges) du Grand rabbin Ouaknin de Marseille? «Les enfants nés de mariages invalides sont déclarés illégitimes par les rabbins. Les rabbins libéraux ne sont pas autorisés à célébrer les mariages en Israël. Le divorce est interdit à la femme, sauf si elle obtient le consentement écrit de son mari. La veuve doit obtenir l'autorisation de son beau-frère pour se remarier. Elle peut être amenée à abandonner une partie de son héritage à son beau-frère pour qu'il ne fasse pas usage de son droit de lévirat. Si elle est mineure, la veuve peut devoir attendre jusqu'à sa majorité pour se remarier. Les enfants nés de relations avec une femme mariée ou d'un mariage civil hors Israël sont considérés comme bâtards et, ayant atteint l'âge adulte, ne sont pas autorisés à se marier selon la loi israélienne.» Droit Le Livre de l'Education paru au XIVème siècle en Espagne expose les 613 préceptes religieux du judaïsme. Précisons que cet ouvrage très populaire, paru à de nombreuses reprises dans des éditions bon marché, est subsidié par le gouvernement israélien. C'est ainsi que le juif religieux apprend depuis sa plus tendre enfance au cours de Talmud-Tora que les non-juifs sont comparables aux chiens. Béatrice Philippe, professeur à l'INALCO, Paris, prétend que les juifs de France sont devenus «usuriers malgré eux» au Moyen Age. Bien sûr, le Talmud interdit formellement le prêt à intérêt, mais cela ne vaut que pour les juifs. *Le précepte 198 ordonne de pratiquer l'usure vis-à-vis des Gentils. Et le précepte 545 dispose «Nous ne devons prêter de l'argent aux Gentils que moyennant intérêt». «Cette obligation, précise le commentaire des mitzvot, se fonde sur le principe selon lequel les juifs ne doivent avoir aucune pitié des Gentils.» *Le précepte 219 enjoint au juif de se préoccuper de son prochain et de son argent comme il le ferait pour lui-même. Celui qui aime le prochain comme lui-même ne lui volera pas son argent. Mais, faut-il le rappeler, le goy n'est pas le prochain du juif. *Le paragraphe 322 traite du devoir de maintenir les Gentils en esclavage. «Cette obligation repose sur l'évidence que le peuple juif est le meilleur de tous les peuples de la terre, créé pour connaître son Créateur et l'adorer et digne de posséder des esclaves pour le servir». C'est dans la revue des Loubavitch, secte ultra raciste soutenue financièrement par Jacques Chirac lorsqu'il était maire de Paris, que Gilles Kepel a trouvé le concept suivant: «L'écart qui sépare le peuple juif du genre humain n'est pas moindre que l'écart entre l'humain et l'animal.» *Paragraphe 239. L'interdiction de maudire le prochain, de lui donner de mauvais conseils, de le haïr, de le couvrir de honte, de tirer vengeance ne s'applique qu'au juif. Contre les goyim, en revanche, toutes les mauvaises actions sont vivement recommandées par la Halakha. Bien sûr, toutes ces dispositions sont bien connues des rabbins et des apologistes du judaïsme comme Malka, Dahan, Philippe et Iancu, pour ne parler que de la France. Mais ces mandarins n'en font jamais état hors des limites de la communauté juive. En revanche, ils diffament ceux qui portent ces textes à la connaissance des Gentils et ils se répandent en dénégations où l'art de la tromperie atteint des sommets. Par exemple, ils affirment, la main sur le coeur et en utilisant des généralités, que le judaïsme attache beaucoup d'importance à la pitié, mais oublient de préciser que celle-ci ne peut s'exercer envers les goyim. Conformément à la Halakha, les juifs ne peuvent désigner un non-juif à un poste où il exercerait une autorité, si petite soit-elle, sur les juifs. Cette loi particulière s'applique même à ceux qui se sont convertis au judaïsme et ce jusqu'à la dixième génération. Voit-on la France prendre de pareilles mesures vis-à-vis de Badinter, Joxe, BH Lévy, Levai, Elkabbach et Anne Sinclair? Les goyim sont présumés être des menteurs congénitaux et ne sont pas habilités à témoigner devant un tribunal rabbinique. Le Talmud interdit formellement à un juif d'offrir un cadeau à un goy, sauf en affaires où ce cadeau constitue une sorte d'investissement, donc un bénéfice escompté. Il est interdit de rendre au gentil un bien qu'il a égaré. La tromperie indirecte en affaires est permise vis-à-vis du goy. Si, par exemple, un goy commet une erreur de calcul en sa défaveur il n'est pas nécessaire de le lui faire remarquer mais il faut dire «je me fie à votre décompte» afin de prévenir son hostilité s'il se rend compte de son erreur ultérieurement. La fraude est donc permise vis-à-vis du goy. Le vol au dépens du goy n'est pas interdit. C'est la raison pour laquelle très peu de rabbins ont protesté contre les expropriations forcées des Palestiniens parce qu'ainsi on accroissait la puissance juive. La dissimulation En 1240, saint Louis provoqua, à Paris, la «grande disputaison» au terme de laquelle le Talmud, parce qu'il fourmillait de passages antichrétiens, fut livré aux flammes. Mais en Pologne au XVIIème siècle, parut une édition du Talmud qui contenait tous les passages antichrétiens prohibés précédemment. Ceux-ci ayant soulevé l'indignation des hébraïsants chrétiens, le synode juif réuni en 1631 en Pologne en prescrivit lui-même le retranchement dans les éditions ultérieures mais en enjoignant de laisser des blancs à la place des passages incriminés et d'y mettre un O, qui avertira les rabbins et les maîtres d'école d'enseigner ces endroits de vive voix seulement. Ailleurs, les expressions «Gentil», «non-juif»,, «étranger», (goy, eino yehudi, nokhri) furent remplacés par les termes «idolâtres», «païen» ou même «Cananéen», ou «Samaritain» pour lesquels il était possible de donner une explication lénifiante et satisfaisante mais que le lecteur juif pouvait aisément reconnaître. Lorsque les attaques redoublaient, la défense devenait plus minutieuse encore. La censure tsariste devenant plus sévère, tous les euphémismes furent considérés pour ce qu'ils étaient en réalité. Sur quoi les autorités rabbiniques substituèrent les termes «Arabe» ou «Musulman» ou occasionnellement «Egyptien» en estimant que les autorités ne soulèveraient aucune objection. En même temps, des listes manuscrites d'omissions talmudiques furent mises en circulation qui expliquaient les nouveaux termes et mettaient les omissions en évidence. Parfois, un désaveu général était imprimé dans la page de garde de chaque volume de littérature talmudique déclarant solennellement, parfois sous la foi du serment, que les expressions hostiles étaient en fait adressées aux idolâtres de l'Antiquité, ou encore à des peuples depuis longtemps disparus comme les Cananéens et «non aux peuples parmi lesquels nous vivons». [Ce genre de serment n'a d'ailleurs aucune valeur pour le juif. Le seul serment qui l'engage étant celui prêté selon le rite rabbiniue, coiffé de la kippa, sans aucune représentation du Christ, sur la Bible hébraïque et en présence d'un rabbin ou d'un juif pieux. Voir la déposition de Joseph G. Burg au procès de Toronto dans R.H.R. n° 5 de novembre 1991 sous le titre «Un juif révisionniste témoigne à Toronto».] Inutile de dire qu'il s'agissait de mensonges flagrants. Après la création de l'Etat d'Israël, dès que les rabbins se sentirent en sécurité, tous les passages agressifs et les expressions injurieuses furent restaurés sans l'ombre d'une hésitation dans les nouvelles éditions. Ainsi chacun en Israël peut-il facilement prendre connaissance -- les enfants l'apprennent à l'école -- des passages qui obligent chaque juif passant devant un cimetière chrétien à maudire la mère des défunts. A l'heure actuelle, nombre de docteurs ont non seulement persévéré dans la tromperie mais ont surpassé les vieilles méthodes rabbiniques tant dans l'insolence que dans le mensonge. En 1962, le code de la loi talmudique, réédité par Maïmonide Mishneh Tora appelé «livre de la Connaissance» qui contient les lois fondamentales et les pratiques de la loi juive a été publié à Jérusalem en édition bilingue, le texte anglais faisant face au texte hébreu. Celui-ci a été restauré dans sa pureté originelle et le commandement selon lequel il faut exterminer le juif infidèle apparaît dans son intégralité: «C'est un devoir de les exterminer de ses propres mains». La traduction anglaise est édulcorée: «C'est un devoir de prendre des mesures actives pour les détruire». Mais le texte hébreu poursuit en spécifiant l'exemple type d'infidèles qui doivent être exterminés: «Comme Jésus de Nazareth et ses disciples ... que le nom du méchant (pervers) s'en aille en putréfaction». Pas un mot de cet anathème n'apparaît dans le texte anglais qui lui fait face. Mais plus significatif, en dépit de la grande diffusion de cet ouvrage parmi les universitaires des pays anglo-saxons, aucune protestation ne s'est élevée contre cette tromperie flagrante. Shahak dénonce la consigne du silence des intellectuels libéraux, des clergés catholique et protestant et de certains cercles marxistes tant aux Etats-Unis qu'en Israël à propos de l'obscurantisme rabbinique qui s'est exercé tout au long de l'histoire à l'encontre des juifs eux-mêmes. «Autodafés de livres, persécution des écrivains, disputes à propos du pouvoir magique des amulettes». L'auteur analyse le processus de dégénérescence du judaisme classique en Pologne et en Allemagne au XVIIIème siècle notamment, qui aboutit à un fatras de rituels vidés de substance, de superstitions et d'absurdités imposées par un rabbinat hypocrite et vénal. Remarquons toutefois qu'il y a deux mille ans déjà, le Christ apostrophait les scribes et les Pharisiens hypocrites dans un passage de saint Matthieu qui conserve toute son actualité. La presse israélienne est constamment agitée par les querelles qui opposent les différentes factions religieuses et qui versent souvent dans la trivialité. Voici les questions qui, selon Shahak, passionnaient les lecteurs en août 1993: les corps des soldats israéliens nés de mère non-juive et tués au combat doivent-ils être inhumés dans un espace ségrégé ou dans un cimetière militaire? Les associations religieuses qui ont le monopole des enterrements, excepté de ceux des membres des kibboutz, vont-elles encore être autorisées à circoncire les défunts incirconcis et ceci sans l'accord des familles? L'importation de viande non casher en Israël, officieusement interdite depuis la fondation de l'Etat, sera-t-elle enfin autorisée ou interdite légalement? Shahak jette un éclairage inattendu sur la personnalité de «l'apôtre du judaisme auprès de l'humanité», le philosophe Martin Buber, celui dont Elie Wiesel, entre autres, célèbre la sagesse hassidique. L'auteur dénonce en lui l'inspirateur des chefs hassidiques «sanguinaires» (l'expression est de Shahak) dont la philosophie a développé le chauvinisme et la haine du non-juif en Israel. Selon lui, Buber porte une grande responsabilité dans la propagande hassidique qui incitait les infirmières de Tsahal à refuser de soigner les blessés ennemis. Dans Hatanya, le livre fondamental du mouvement habbad, l'une des branches les plus importantes du Hassidisme, il est écrit: «... Tous les non-juifs sont des créatures sataniques dans lesquelles il ne peut y avoir absolument rien de bon». Les dix-huit benedictions Dans les dix-huit bénédictions de la prière du matin (Chemonè esrè) du Rituel de prières, il existe une malédiction spéciale (birkhat ha-minim) dirigée à l'origine contre les chrétiens, les juifs convertis et les juifs hérétiques: 1. «Et qu'il n'y ait aucun espoir pour les apostats (meshhummadin) et que tous les chrétiens périssent instantanément.» Cette formule date du Ier siècle, lorsque les chrétiens ne constituaient qu'une petite secte persécutée. Peu après le XIVème siècle cette formule fut édulcorée en: 2. «Et qu'il n'y ait aucun espoir pour les apostats, et que tous les hérétiques périssent instantanément». Et après de nouvelles pressions: 3. «Et qu'il n'y ait aucun espoir pour les délateurs et que tous les hérétiques périssent instantanément.» Après la création de l'Etat d'Israël, le processus fut inversé et de nombreuses versions du rituel en revinrent ainsi à la deuxième formule qui est aussi prescrite par de nombreux professeurs dans les écoles rabbiniques israéliennes. Après la Guerre des Six Jours, plusieurs congrégations proches du Gush Emunim ont restauré la version originale uniquement verbalement et prient ainsi quotidiennement pour que les chrétiens disparaissent instantanément. Comme l'enseignement oral prime, on peut dire que l'exécration a persisté à travers les siècles. Il est assez piquant que ce processus de réversion ait eu lieu dans la période où l'Eglise catholique sous Jean XXIII modifia les prières du vendredi saint pour les juifs «perfides» qui avaient provoqué le scandale que l'on sait. L'interprétation rigoureuse de la loi dite «antimissionnaire» de décembre 1977 punit de cinq ans d'emprisonnement celui qui fait du prosélytisme même en offrant une Bible, un chapelet ou une médaille religieuse. En effet, selon le texte, le don du moindre objet de piété peut être considéré comme «incitation matérielle» à changer de religion Le Talmud (Shabbat 116a) ordonne de brûler publiquement les Evangiles chaque fois que l'occasion s'en présente. Le 23 mars 1980, un autodafé de plusieurs centaines d'exemplaires du Nouveau Testament a été organisé par les rabbins de Yad Lehakhim, organisation religieuse subventionnée par le ministère israélien des cultes. En novembre 1991, Marc Aron (président du B'naï B'rith de France), s'adressant à Mgr Decourtray, déclara à propos du pèlerinage des B'naï B'rith à Auschwitz: «... nous étions deux cents qui, spontanément, dans le froid glacial de Birkenau, avons dénudé nos bras pour mettre les Thephilim (phylactères) ... et à réciter la prière du matin ... Nous étions deux cents à allumer la Menorah (chandelier à sept branches), symbole du judaïsme et symbole de notre association et à poser ces bras de lumière sur les grilles du Carmel en signe de paix et de volonté de dialogue.» Ce qui n'a pas empêché les organisations juives d'obtenir d'une Eglise apeurée le déménagement des carmélites hors du site. Comme elles ont obtenu la suspension du procès en béatification d'Isabelle la Catholique. Il est malgré tout choquant qu'un prince de l'Eglise, déjà connu pour son écoeurante servilité, ait ignoré ou feint d'ignorer le contenu antichrétien des prières juives. Comme il est scandaleux que Jean-Paul II ait reçu au Vatican les délégués du B'naï B'rith, organisation maçonnique connue pour son militantisme anticatholique. Au cas où le livre de Shahak parviendrait à franchir les mailles serrées de la censure en France, il serait bon que les ligues antiracistes (MRAP, LICRA, etc.) exerçassent leur ardeur à l'encontre de l'enseignement dispensé dans les Yeshivoth et les cours de Talmud-Thora. Dans le cas contraire, il ne nous restera plus qu'à méditer les paroles de Céline: «Le Capitaine Dreyfus est bien plus grand que le Capitaine Bonaparte. Il a conquis la France et il l'a gardée.» -------------------------------------------------------------------------------- L'édition originale de l'ouvrage d'Israel Shahak, disponible (en anglais) sur le site Web de CODOH, a paru aux éditions Pluto Press, Londres, 1994. Sa traduction française a paru aux éditions La Vieille Taupe, Paris, 1996.

tu peut critiquer tant que

Enviado por Anonymous el Jue, 10/09/2008 - 21:01.
tu peut critiquer tant que tu veut les rabbins mais regarde ton monde "vous avez commis les pires des ignominies que l'on peut imaginer!vous(les non juifs)avez massacrer et torturer jésus a un tel point que l'humanité le pleure jusqu'à présent et n'a pas finie de le pleurer(cela fait de la peine de voir a quel point les romains l'ont massacrés ce pauvre juif!et vous faites de la récupération!vous êtes si ignobles!

Occupation militaire

Enviado por Anonymous el Dom, 07/01/2007 - 16:01.
Les Israéliens ont fait disparaître dans les faits la frontière internationale et ils poursuivent la politique qui leur a si bien réussi jusqu’à présent : celle du fait accompli, de la colonisation et d’une annexion de territoires qui n’est même plus rampante. Tout ce qui reste des accords d’Oslo, c’est un gigantesque piège qui s’appelle L’Autorité Palestinienne. Les Palestiniens n’ont pas d’Etat, mais ils ont deux gouvernements concurrents qui se combattent pour un pouvoir qui n’en est pas un : l’Autorité Palestinienne, c’est un enchevêtrement de services de sécurité prolifiques et rivaux. Mais cette « autorité » ne possède aucun des attributs habituels d’un Etat. Certains Palestiniens qui subissent les humiliations quotidiennes dues à des statuts différents (zone A, B ou C selon leur lieu d’habitation) en viennent à regretter l’époque où l’occupant était obligé d’assumer seul ses responsabilité s. Ils ont à la place un pays morcelé, balafré par les check points et le mur, et privé de toute souveraineté. Depuis 1967, plus de 600000 Palestinien( ne)s ont été emprisonné(e) s. Il y a actuellement 11000 prisonniers politiques. Parmi ces prisonniers, un grand nombre de députés, de maires, de ministres, de dirigeants politiques. Du Hamas, bien sûr mais aussi du Fatah (le plus célèbre étant Marwan Barghouti) ou d’autres partis (toute la direction du Fplp kidnappée dans la prison de Jéricho).

DIANOSTIQUE

Enviado por Anonymous el Lun, 07/02/2007 - 00:43.
SYMDROME DE PERCECUSSIONS ATTEINT DE NEVROSE PARANOIAQUE,ET SURTOUT DEPOURVUE D'ARGUMENTS.VOILA VOTRE COMPORTEMENT DES QU'IL SAGIT DE CRITIQUER ET COMDAMNER LA POLITIQUE CRIMINELLE,D'EXPROPRIATION, DE COLONISATION,D'APARTHEID,ET DE RACISME DES JUIFS A L'EGARD DU PEUPLE PALESTINIEN."JETER LES JUIFS A LA MER ET FAIRE DU CHANTAGE A L'ANTISEMITISME"N'A PLUS COUR,LE MONDE N'EST PAS DUPE,VOS ARGUMENTS AU YEUX DU MONDE,A PERDU DE SA CREDIBILLITE.VOUS OSEZ JOUER LES VICTIMES,PARLER DE "JETER LES JUIFS A LA MER",MAIS QUI JETE QUI DEPUIS DES DECENNIES?.ISRAEL EFFECTIVEMENT NE JETE PAS LES PALESTINIENS A LA MER,IL LES FAITS DISPARAITRE SUR LA TERRE FERME,LEUR TERRE, PALESTINE,TEMOIN DU GENOCIDE DE SON PEUPLE,PAR CELUI LA MEME,PREDATEUR COLONISATEUR,JUIF ISRAELIEN,SEUL PEUPLE DANS LE MONDE,QUI N'EST PAS CELUI DE LA TERRE QU'IL OCCUPE ET QUI PRETEND ETRE SIENNE.JE VOUS REPETE VIENDRA LE JOUR,OU ISRAEL DEVRA REPONDE A L'IMAGE DE L'ALLEMAGNE NAZIS,DES CRIMES DE GUERRES,CRIMES CONTRE L'HUMANITE, A L'EGARD D'UN PEUPLE OPPRIME TEL QUE LA ETE LES JUIFS PENDANT LA SEGONDE GUERRES MONDIAL.BEGUIN A DIT"IL SUFFIRAI QUE LE MONDE ENTIER FERME LES YEUX QUELQUE SEGONDE".VOILA LE TEMP QU'ESTIMAIS LE TERRORISTE BEGUIN, POUR RAYER DE LA CARTE LE PEUPLE PALESTINIEN .VOUS QUI SOUTENEZ INCONDITIONNELLEMENT LES CRIMES D'ISRAEL,N'AVEZ RIEN A ENVIEZ AU CRIMINELLES NAZIS, QUI INCONDITIONNELLEMENT,SOUTENAIT L'IDEOLOGIE ET LES THESES RACISTES ET GENOCIDAIRES D'HITLER.VOUS ME DITE VIVRE EN ISRAEL,CROYEZ MOI,VOUS NE FAITE PAS HONNEUR AU PEUPLE JUIF,LES VRAIS,CEUX QUI ONT SUBIT LA SHOA,ET QUI DE L'AU DELA,SON TEMOIN, QUE CEUX QUI SE REVENDIQUENT DE LEURS MEMOIRES,EN LEURS NON,REPRODUISENT LES MEMES SOUFRANCES AVEC "CERTE", UN OUTIL DIFFERENT,OU LE BUT FINAL,EST L'EXTERMINATION DU PEUPLE PALESTINIEN, POURTANT COMPLETEMENT ETRANGER AUX SOUFFRANCES DU PEUPLE JUIF,PENDANT L'ALLEMAGNE NAZIS.

MONTREZ VOTRE COURAGE ET OSEZ REGARDEZ VOS DIRIGEANT EN FACE

Enviado por Anonymous el Lun, 07/02/2007 - 12:05.
IL FAUT VOUS EN PRENDRE A VOS REPRESENTANTS POLITIQUE CEUX QUI VOUS BAILLONNENT ET VOUS CONDUISENT TOUJOURS VERS UN FUTUR SANS LENDEMAIN ET SANS ESPOIR IL Y A CEUX QUI S EN SONT MI PLEIN LES POCHES ET CEUX QUI VOUS CONDUISENT VERS L ABIME CEUX QUI N ONT JAMAIS RIEN FAIT POUR LEUR PEUPLE QUE L ENTRAINER VERS DAVANTAGE DE HAINE DE MORTS ET DE DESTRUCTION SOUS LE COUVERT D UNE LIBERATION QUE LA PAIX ET LA MAIN TENDUE D ISRAEL ET DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE VOUS ASSURE DEJA ET CEUX QUI SONT A LA SOLDE ET A LA BOTTE DE PAYS ETRANGERS VOUS VOUS PLAIGNEZ D UNE REPRESSION QUI A TOUJOURS ETE UNE REPONSE A VOS AGISSEMENTS CHAQUE FOIS QU UN PAS IMPORTANT A ETE FAIT VERS LA PAIX VERS LA RECONNAISSANCE DE VOS DROITS ET LA CREATION D UN ETAT PALESTINIEN CELA A ETE DETRUIT PAR DES ATTENTATS OU DES EVENEMENTS QUI VENAIENT TOUT REMETTRE EN QUESTION ET NOUS RAMENER DES ANNEES EN ARRIERE DERNIER EN DATE GAZA VOUS A ETE RENDU ET VOUS AVEZ PU ELIRE DEMOCRATIQUEMENT VOS ELUS ET REPRESENTANTS CE QUI EST ASSEZ RARE ET VOUS AVEZ CHOISI LE HAMAS UN PARTI SANGUINAIRE ET IRRESPONSABLE ASSIS SUR SA LEGITIMITE VOYEZ CE QU IL A FAIT DU POUVOIR QUE VOUS LUI AVEZ DONNE LA VERITE C EST QUE VOUS ETES VICTIMES D UN SYSTEME TOTALITAIRE QUE VOUS AVEZ VOUS MEME MI EN PLACE VOUS VOUS TERRES DANS LE SILENCE DE PEUR DE REPRESAILLES CEUX QUI OSENT PARLER AINSI QUE LEUR FAMILLE SONT EN DANGER IMMEDIAT VOUS ETES LA MAJORITE SILENCIEUSE ET VOTRE PEUPLE SOUFFRE ET PAYE LE PRIX DE TOUT CELA MALHEUREUSEMENT CE CONFLIT VOUS DEPASSE VOUS ETES ENTRE LE MARTEAU ET L ENCLUME PIEDS ET POINGS LIES ENTRE LES MAINS DE MARIONNETTES QUI TIRENT LES FICELLES DE L ETRANGER ET SE CACHENT DANS LEUR BUNKER BIEN A L ABRI DES DECISIONS QU ILS PRENNENT VOUS CONCERNANT VOUS ENTRAINANT DANS UN PRECIPICE UNE SPIRALE DONT VOUS NE VERREZ JAMAIS LA FIN VOTRE VIE EST ENTRE LEURS MAINS ALORS PLUTOT QUE DE REMETTRE TOUTE LA FAUTE SUR ISRAEL OSEZ REGARDER VOS DIRIGEANTS EN FACE ET OSEZ LEUR DIRE QUE VOUS VOULEZ QUE CA CESSE QUE VOUS VOULEZ LA PAIX UN ETAT QUE VOS ENFANTS GRANDISSENT SANS QU ON LEUR INCULQUE LA HAINE DE L AUTRE QUE VOUS ASPIREZ A AUTRE CHOSE QUE CELA A ASSEZ DURE QUE VOUS OBTIENDREZ PLUS PAR LA PAIX QUE PAR LES ARMES QU UN ENFANT DE 10 ANS C EST L AGE OU IL DOIT ALLER A L ECOLE ET QUE VOUS AVEZ PAS ENVIE A SON AGE DE LE VOIR MANIER DES ARMES ET DES CEINTURES D EXPLOSIF QUE VOTRE FUTURE PAYS A BESOIN DE MATIERES GRISES VOUS GRANDISSEZ ENDOCTRINES LES YEUX BANDES VOTRE DISCOURS EST DEPASSE VOS ARGUMENTS NE SONT QUE HAINE ET VENIN VOTRE BONHEUR SERAIT NOTRE DESTRUCTION MALHEUREUSEMENT POUR VOUS IL FAUDRA VOUS HABITUER A NOTRE PRESENCE ET FAIRE AVEC IL EST GRAND TEMPS QUE VOUS LE COMPRENIEZ NOUS SOMMES ICI CHEZ NOUS NOUS Y ETIONS AVANT VOUS ET IL Y A DE LA PLACE POUR DEUX

POURQUOI TANT DE PREJUGER ET HAINE?

Enviado por Anonymous el Mar, 07/03/2007 - 18:46.
VOUS VOYEZ LES PREJUGES DONT VOUS DISOSEZ,POUR VOTRE GOUVERNE CHER MR,JE NE SUIS NI MUSULMAN NI ARABE.SACHEZ QUE DES MILLIONS D'OCCIDENTAUX PARTAGES MES ANALYSES QUI RELETENT LA REALITE SUR LE TERRAIN DANS LES MEDIAS,QUI CONCISTE A DENONCER ET COMDAMNER L'OCCUPATION ISRAELIENNE ET L'ETRANGLEMANT DES PALESTINIENS..ENSUITE VOUS VOUS OBSTINEZ A SE DELIRE DE PERCECUSSION, A SAVOIR LA DESTRUCTION D'ISRAEL AVEC QUOI AVEC DES PIERRES,FACE A LA QUATRIEMES PUISSANCES MILITAIRES AU MONDE "BRAS ARMEE DES USA".JE CONSTATE UNE CHOSE,L'ABSENCE DE CHANTAGE A L'ANTISEMITISME QUEL PROGRESSION.NON MR,CE NE SONT PAS MES DISCOURS QUI SONT DEPASSER,MAIS LES VOTRES DEPOUVUE D'ARGUMENTS,JUSQU'A NIER L'EVIDENCE QUI CONCISTE EN TANT QUE SOUTIENT INCONDITIONNELLE D'ISRAEL, A FAIRE PASSER L'OCCUPANT COLON ISRAELIEN AU NON DE LA RELIGION JUIVE, POUR UNE VICTIME,AVEC COMME ARGUMENTS ET PROPAGANDE MENSONGERES LA DESTRUCTION D'ISRAEL,ET LE CHANTAGE A L'ANTISEMITISME,LA PREUVE EN AIE,MEME DES FRANCAIS DE CONFESSIONS JUIF,SONT QUALIFIEZ "D'ANTISEMITE ET LA HAINE DE SOI" PARCEQU'ILS TOUS COMME MOI LEGITIMEMENT, COMDAMNE LA POLITIQUE D'EXPROPRIATION D'OCCUPATION ET D'EXTERMINATION DU PEUPLE PALESTINIEN.Votre PROPAGANDE ET CELLE DES FRANCAIS DE CONFESSION JUIF QUI SOUTIENT INCONDITIONNELLEMENT L'OCCUPANT ISRAELIEN,EST DIGNE DE GHOBEL LE PROPAGANDISTE NAZIS.

difficile de répondre à

Enviado por Anonymous el Dom, 07/01/2007 - 16:18.
difficile de répondre à autant d'ineptie d'un seul coup. Imagine alors à quel point il est difficile pour le gouvernement israélien d'arriver à quelque chose sans partenaire. Les arabes ont déjà beaucoup (je me demande si tu as déjà mis les pieds en Israel de ta vie, moi j'y habite) et auraient encore plus si leurs dirigeants n'étaient pas bien accomodés de cette situation qui leur permet de conserver pouvoir et argent détourné. les check point ? les attentats... le mur ? à peine 3% du tracé les prisonniers ? des prisonniers politiques ? je ne comprends même pas que le webmaster ai pu laisser publier que les leaders du fplp ou barghouti sont des hommes politiques. Ce qui est encore plus scandaleux, c'est que la création de L'AP nous soit reproché comme une manoeuvre de notre part, alors que nous nous faisons tirer dessus avec les armes que nous leur avons données;, et que le terrorisme est directement financé par l'argent que nous leur donnons. les humiliations ? de quoi parles-tu ? sois précis et puis en vertu de quoi les "palestiniens" devraiet avoir un état ? il y a déjà la jordanie, créée spécialement pour eux. la colonisation ? j'ai pourtant cru comprendre que nous nous sommes retirés de gaza et du golan. Apparement le problème n'est pas là puisque les roquesttes continuent de pleuvoir. on leu a donné une autonomie, de l'argent, une police, des territoires, et rien n'y fait, le terrorisme continue. ta cause est indéfendable, à moins que tu veuilles toi aussi simplement jeter les juifs à la mer, comme tes amis du FPLP

Vous frisez le négationnisme,voir lez fachisme

Enviado por Anonymous el Dom, 07/01/2007 - 23:01.
Quel mauvaise foi,vous dite n'importe quoi.

MEMOIRE COURTE "PLUS JAMAIS CELA"

Enviado por Anonymous el Lun, 07/02/2007 - 01:12.
Entierrement d'accord sauf qu'il ne frise pas,il est atteint d'une haine raciste, sous couvert de discours fachisans."Plus jamais cela" qui l'aurait cru?,que le peuple qui fus victime,devienne bourreau a son tour,reproduisant les theses raciales de l'encienne Allemagne nazis.. .

tu t'en fout completement

Enviado por Anonymous el Jue, 10/09/2008 - 21:20.
tu t'en fout complètement des palestiniens tu te sert d'eux pour nous atteindre Quel mauvaise fois vis a vis des palestiniens de ta part

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