Près d’un an jour pour jour après la destruction par l’aviation de Tsahal d’une centrale nucléaire en construction sur le sol syrien, l’agence américaine révèle que l’opération a été rendue possible grâce à une vaste coopération internationale dans le domaine du renseignement, impliquant un « partenaire étranger » qui a identifié la cible.
S’exprimant mardi à Los Angeles devant le Conseil des affaires mondiales, le Directeur de la CIA Michael Hayden a ainsi déclaré que l’an passé, ses services avaient été en mesure « de briser un grand secret, un projet qui devait permettre à la Syrie de produire du plutonium pour ses armes nucléaires ».
Sans citer Israël, le patron de la CIA a ajouté qu’un « partenaire étranger » avait dans un premier temps rapporté l’information sur l’existence d’un site suspect en Syrie, plus précisément un réacteur nucléaire similaire à ceux qui sont en activité en Corée du Nord.
Michael Hayden révèle par ailleurs que des doutes ont commencé à survenir lorsqu’au printemps 2007, l’agence américaine a découvert que d’immenses canaux de refroidissements avaient été construits depuis la rivière de l’Euphrate.
Dans le même temps, la CIA comprenait, grâce à différents rapports des renseignements, qu’une coopération nucléaire très poussée avait lieu entre le régime de Pyongyang et Damas, nécessitant une intervention rapide.
Mais si le raid israélien mené à l’époque en Syrie n’avait globalement pas été désapprouvé par la communauté internationale, Michael Hayden estime que concernant l’Iran, l’usage de la force n’aiderait pas le futur président américain et qu’il était préférable pour l’heure de ne pas intervenir.
Pour le chef de la CIA, la plus grande menace nucléaire reste celle posée par le réseau Al Qaïda qui cherche toujours à se procurer une bombe nucléaire pour pouvoir l’utiliser.
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