Javier Solana se trouve en tournée officielle au Proche-Orient. Au programme, le Liban, l’Arabie Saoudite et la Syrie. Il s’agit de la première visite d’un haut représentant européen en Syrie depuis l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri en 2005.
Au Liban, Solana a déclaré lundi qu'il espérait voir « un changement d'attitude » de la part de la Syrie lors d’une série d’entretiens mercredi à Damas avec les autorités syriennes. Le chef de la diplomatie UE a indiqué qu'il évoquerait en Syrie la question du tribunal international chargé de juger les meurtriers de Rafic Hariri. La majorité parlementaire antisyrienne accuse l'opposition prosyrienne soutenue par le Hezbollah de bloquer ce tribunal chargé de se prononcer sur le rôle exact de la Syrie, pointée du doigt dans cette affaire par l’ensemble de la communauté internationale. Solana a également indiqué qu'il évoquerait avec le président syrien Bachar Al-Assad la question de la contrebande d'armes vers le Liban via la Syrie, interdite par la résolution onusienne 1701.
Javier Solana a rencontré au Liban le président du parlement, Nabih Berri chef du parti Amal et proche du Hezbollah qui mène l'opposition au gouvernement de Fouad Siniora ainsi que le chef de la majorité parlementaire antisyrienne, le chef du parti du Futur, Saad Hariri.
Le Haut représentant de l'Union européenne pour la politique extérieure essaiera de faire valoir tous les avantages qu'aurait, selon lui, la Syrie à jouer un rôle qu’il a qualifié de « constructif » dans la région et à entretenir des relations politiques mais surtout économiques avec les Européens. Rappelons que la semaine dernière, des représentants américains avaient rencontré des diplomates syriens et iraniens dans le cadre de la conférence pour l’Irak. La diplomatie occidentale a longtemps boycotté des régimes qu’elle qualifiait d’« états voyous ». Il semblerait que le vent soit en train de tourner.
Beni Issembert
beni@infolive.tv
Au Liban, Solana a déclaré lundi qu'il espérait voir « un changement d'attitude » de la part de la Syrie lors d’une série d’entretiens mercredi à Damas avec les autorités syriennes. Le chef de la diplomatie UE a indiqué qu'il évoquerait en Syrie la question du tribunal international chargé de juger les meurtriers de Rafic Hariri. La majorité parlementaire antisyrienne accuse l'opposition prosyrienne soutenue par le Hezbollah de bloquer ce tribunal chargé de se prononcer sur le rôle exact de la Syrie, pointée du doigt dans cette affaire par l’ensemble de la communauté internationale. Solana a également indiqué qu'il évoquerait avec le président syrien Bachar Al-Assad la question de la contrebande d'armes vers le Liban via la Syrie, interdite par la résolution onusienne 1701.
Javier Solana a rencontré au Liban le président du parlement, Nabih Berri chef du parti Amal et proche du Hezbollah qui mène l'opposition au gouvernement de Fouad Siniora ainsi que le chef de la majorité parlementaire antisyrienne, le chef du parti du Futur, Saad Hariri.
Le Haut représentant de l'Union européenne pour la politique extérieure essaiera de faire valoir tous les avantages qu'aurait, selon lui, la Syrie à jouer un rôle qu’il a qualifié de « constructif » dans la région et à entretenir des relations politiques mais surtout économiques avec les Européens. Rappelons que la semaine dernière, des représentants américains avaient rencontré des diplomates syriens et iraniens dans le cadre de la conférence pour l’Irak. La diplomatie occidentale a longtemps boycotté des régimes qu’elle qualifiait d’« états voyous ». Il semblerait que le vent soit en train de tourner.
Beni Issembert
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