Les rumeurs circulent sur l'intention des Nations Unies de déposer une motion exigeant qu’Israël verse au Liban 1 milliard de dollars pour les dégâts écologiques causés durant la Seconde guerre du Liban en 2006. Cela ne devrait surprendre personne. La guerre tue, la guerre détruit, créé le chaos et la misère.
Il faudrait s’attendre à ce que l’ONU, qui demande que l’Etat hébreu finance les réparations au Liban, exige également de l’Etat du cèdre et du Hezbollah un dédommagement pour les dégâts causés en Israël, notamment ceux dus aux centaines de roquettes qui sont tombées sur le nord de l’Etat hébreu pendant le conflit et qui visaient les foyers de population.
L’adoption de la résolution 1701 du Conseil de sécurité a marqué la fin du conflit entre Israël et le Hezbollah. L’ONU aurait du contrôler sa bonne application. Malheureusement elle a échoué.
Il a fallu deux ans pour que le Hezbollah rende les corps de nos soldats Eldad Regev et Ehoud Goldwasser.
Pendant ces deux années, Israël n’a fait qu'hésiter entre l’incertitude et l’espoir et les Nations Unies ont été dans l’incapacité de transmettre de nouvelles informations sur la condition des deux soldats. L’organisation a également ignoré la réalité de la situation sur le territoire du sud-Liban.
La résolution 1701 stipulait que les Nations Unies se devaient de stopper la vente d’armes qui tombent entre les mains du Hezbollah et empêcher le groupe terroriste de se réarmer et de renouveler ses stocks destinés à un nouveau conflit. Malheureusement, l’ONU a également échoué sur ce terrain.
Le Hezbollah a tiré profit de sa grande liberté de mouvement dans le sud-Liban durant cette période, lui permettant de reconstruire de profonds bunkers sous-terrains dans 150 villages au sud de la rivière Litani, de renouveler ses stocks de missiles moyennes et longues portées et de recruter toujours plus de combattants. Le Président syrien Bachar al-Assad prêche la paix, spécialement quand celui-ci rencontre les grands leaders. Pourtant derrière la scène et la lumière, celui-ci facilite le transfert d'armes au Hezbollah.
Lors de sa rencontre avec Shimon Pérès en Italie le week-end dernier, le vice-Président américain Dick Cheney a déclaré que les armes russes vendues à la Syrie et à l'Iran arrivent directement entre les mains du Hezbollah et d'autres groupes terroristes opérant en Irak.
" La contre-bande d'armes russes au Moyen-Orient met en péril les perspectives de paix et de liberté dans la région", a-t-il affirmé.
Deux années se sont écoulées depuis la fin de la Seconde guerre du Liban, les cicatrices doivent encore se refermer, que ce soit parmi les civils ou a l'intérieur de l'armée.
Pourtant, on ne peut s'empêcher de se demander ce qu'Israël a à gagner à être membre des Nations Unies, si cette organisation qui doit normalement protéger les droits de l'Etat hébreu comme elle doit le faire pour tous ses membres, échoue à appliquer le droit international et exige qu'Israël paie des compensations financières pour une guerre qui a été initiée par le Hezbollah après l'attaque d'une patrouille de Tsahal qui se trouvait du coté israélien de la frontière.
C'est un jour triste pour la démocratie. C'est un jour triste quand une organisation internationale comme celle de l'ONU, considérée comme le phare éclairant les nations, choisit de s'opposer à Israël et ferme les yeux devant ces états qui violent systématiquement ses résolutions, leur offrant la liberté d'agir à leur guise.
07/09/08
Margot Dudkevitch
| Titre | Date | Catégorie | Popularité |
|---|---|---|---|








Commentaires
Intégrité
"oui, mais..."
L'ONU: il faut l'appeler autrement
une motion exigeant qu’Israël verse au Liban 1 milliard de doll
un milliard de $