Dans son nouveau livre qui sortira la semaine prochaine aux Etats-Unis, intitulé "La Guerre Secrète avec l'Iran", le journaliste israélien Ronen Bergman révèle le véritable déroulement des évènements lors de l’envoi par Israël d’une unité de commando en Syrie, quelques jours avant l'attaque israélienne contre une base nucléaire en 2007.
Israël a en effet envoyé 12 membres de l'unité de commando "Sayeret Matkal" en Syrie afin de rassembler des échantillons de sol prélevés à l’extérieur d’un site nucléaire. Cependant, le commando aurait failli être démasqué lorsqu’une patrouille syrienne s’est rendue près d’une plateforme d'atterrissage, là où les hélicoptères étaient stationnés.
« Cette audacieuse mission en Syrie a été un succès, écrit-il. Elle a pu fournir la preuve d’un projet nucléaire commun; le mois suivant, l'armée de l'air israélienne détruisait ces installations. »
Le nouvel ouvrage de Ronen Bergman réactualise "Le point de non-retour", best-seller publié l’année dernière en Israël. Dans "La guerre secrète avec l’Iran", Ronan Bergman réaffirme ces propos déjà présents dans son dernier livre, selon lequels les missiles russes S-300 auraient déjà été vendus à l’Iran et seraient actuellement utilisés dans le but de protéger ses équipements nucléaires.
Bergman affirme en outre que le vice-président américain Dick Cheney aurait contacté Ehoud Olmert pour lui faire savoir que les Etats-Unis se tiennent toujours prêts pour une attaque militaire américaine sur les bases nucléaires iraniennes.
Bergman ressort également de la poussière une affaire survenue dans les années 1980 entre la France et le Hezbollah : la France avait délibérément choisi de ne pas arrêter l’un des leaders de la milice chiite, Imad Mughniyeh, lorsqu’il se trouvait à l’aéroport Charles de Gaulle à Paris. Selon lui, la France craignait alors que cette arrestation n’engendre des actes de terrorisme sur son territoire.
Mughniyeh avait organisé en 1983 des attaques simultanées de camions piégés dans des casernes de parachutistes français et de Marines américains à Beyrouth. Bilan de ces attentats : 58 soldats français et 241 marines tués. Mughniyeh était alors devenu une cible prioritaire pour les services secrets occidentaux.
Considéré comme le cerveau stratégique du Hezbollah lors de la Seconde guerre du Liban, et comme le responsable direct des attentats perpétrés contre l’ambassade d’Israël en Argentine dans les années 1990, Mughniyeh a finalement été tué à Damas en février 2008.
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Commentaires
Le jeu trouble de la France avec le terrorisme arabe
info ou intox ? ........