A l’aide de tunnels conduisant à des bunkers en béton armé assez grands pour contenir plusieurs personnes ainsi que des stocks de missiles et des provisions alimentaires, le Hezbollah a pu, sous d’innocentes maisons dans plus de 150 villages situés au sud de la Rivière Litani au sud Liban, mettre en place une zone d’activités dans laquelle l’organisation n’était pas censée opérer.
Tandis que la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU en appelle au désarmement du Hezbollah, le défendant d’opérer dans le sud Liban, la réalité sur le terrain est bien différente, selon un rapport de la première chaîne de télévision israélienne ce lundi soir.
Au lieu d’examiner les rapports, la FINUL préfère confier à l’armée libanaise la responsabilité d’entrer dans les villages et de procéder à des vérifications. Cette dernière en informe le Hezbollah et ensemble ils se mettent d’accord sur une date pour entrer dans le village. Les soldats sont alors guidés vers les seules maisons où des soutes souterraines n’ont pas encore été construites. Satisfaite de ces découvertes, l’armée libanaise informe la FINUL de n’avoir trouvé aucune preuves, affirmant que les réclamations israéliennes n’étaient pas fondées.
Cependant, ce n’est pas par hasard qu’Israël continue ses incursions aériennes dans le sud Liban, incursions qui lui permettent un contrôle de la situation ainsi qu’une véritable connaissance des activités qui se déroulent sur le sol libanais. Les actions de la FINUL, peut-être devrions nous dire le manque d’action, devraient être appréhendées de manière plus inquiétante. La situation est telle qu’aujourd’hui la sonnette d’alarme devrait être tirée et il est clair que nous devrions voir s’agiter les lumières rouges de l’urgence.
Les déclarations de l’ambassadeur sortant des Nations Unies, Danny Gillerman apportent de nouveaux éléments à l’affaire.
En effet, il a déclaré que les troupes de la FINUL n’effectuaient pas ce qui était prévu par leur mandat et qu’elles pouvaient apparaître comme un éventuel point de départ d’un nouveau conflit entre Israël et le Hezbollah. « La FINUL devrait être plus active, plus agressive et aller au contact du Hezbollah dans la détection et l’identification des armes. Elle devrait s’infiltrer directement sans compter sur l’aide de l’armée libanaise qui agit souvent en complicité avec le Hezbollah » a déclaré Gillerman.
Il suffit juste de juger les récentes déclarations faites par le commandant de la FINUL le général Claudio Graziano pour comprendre jusqu’où peut s’étendre le mensonge. Tandis qu’il a activement accusé Israël d’avoir violé la résolution 1701, il précisait que sa coopération avec le Hezbollah et son leader Hassan Nasrallah n’avait jamais été meilleure. Il a aussi souligné que les troupes sous son commandement n’avaient pas découvert de forces armées actives dans le sud Liban.
Mais ce n’est pas uniquement ce qui se passe le long de la frontière au Nord d’Israël qui devrait causer de l’inquiétude. Une tactique similaire, bien que beaucoup plus primitive, est adoptée par des groupes terroristes dans la bande de Gaza qui continuent d’exceller dans la mise en place de tunnels qui leur permettent d’effectuer des actes de contrebande, détournant de cette manière missiles, armes et explosifs.
De la même manière, depuis que le Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza, beaucoup d’habitants sont séduits par la chance de faire quelques dollars en permettant aux terroristes de creuser sous leurs maisons.
Du sud du Liban à la bande de Gaza, les groupes terroristes jouissent d’un financement massif de l’Iran, leur permettant de s’armer des dernières avancées technologiques en matière d’armement et d’apporter une excellente formation à leurs recrues. Si le mode de fonctionnement varie selon les organisations terroristes, toutes sont unies dans un seul et même but : rayer Israël de la carte.
En 2000, le ministre de la défense Ehud Barak s’était félicité d’avoir amorcé le retrait de ses troupes du Sud Liban. Six ans plus tard, Israël s’est pourtant retrouvée dans une position très difficile, forcée de se confronter à un Hezbollah plus qu’entraîné, armé jusqu’aux dents et caché dans des bunkers souterrains où étaient amassés des milliers de missiles. La situation était alors incomparable à la première guerre du Liban que les soldats de Tsahal avaient connu.
Deux ans se sont écoulés depuis la fin de la deuxième guerre du Liban et quels ont été les bilans israéliens ? Dans la bande de Gaza après le désengagement de 2005, la situation a permis aux groupes terroristes de s’armer et de se préparer à n’importe quelle offensive israélienne. Au Nord, la situation est la même, seuls les noms des acteurs diffèrent.
La situation est telle qu’il est aujourd’hui légitime de remettre en cause les résolutions de l’ONU qui sont totalement inefficaces et constituent un échec dans leur application sur le terrain.
Qu’en est-il des sanctions qui devraient être mises en place à l’encontre de l’Iran et de la Syrie, qui effectuent actuellement des versements financiers ainsi qu’un trafic d'armes destiné aux terroristes ?
Des milliers de missiles sont déjà destinés à Israël, et ce n’est qu’une question de temps avant qu’ils ne frappent le cœur du pays.
La question n’est pas de savoir quand se déclenchera le prochain conflit. La véritable question pourrait se résumer ainsi : Pourquoi la communauté internationale reste-t-elle assise les bras croisés, en permettant que les résolutions des Nations Unies ne soient pas respectées ?
L’argent et les armes continuent d’affluer entre les mains des terroristes, et une chose est sûre : lorsque que le prochain conflit éclatera en Israël, ses alliés dans le monde ne pourront pas dire qu’ils n'ont pas été prévenu.
Margot Dudkevitch
Infolive.tv
26/08/08
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Bof
Hesbollah et Hamas
reponse
Réponse à une réponse de brhel
La disparition d'Israël
La FINUL
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