Le Conseil de sécurité de l’ONU a ordonné une série de sanctions contre l’Iran face à son refus de suspendre son enrichissement d’uranium. Ces résolutions ont été votées par le Conseil depuis 2006. Elles ont pour objectif d’interdire tout commerce ou opération financière rattaché au programme nucléaire iranien.
Parmi ces mesures, sont venues se rajouter un appel à la prudence lancé à tous les pays du monde, concernant les tractations financières des banques iraniennes et notamment des banques Melli et Saderat . Dans un discours adressé au conseil de sécurité de l’ONU, le trio- Grande Bretagne, France et Etats-Unis - a fait état d’un probable contournement des sanctions imposées à Téhéran par la réalisation d’arrangements secrets opérés par les banques iraniennes. Selon Jacques Manlay, l’ancien patron de Peugeot à Téhéran, les manœuvres dissimulées de l’Iran seraient nombreuses : partenariats avec des entreprises basées à Dubaï, circuits de paiements informels…
La République islamique d’Iran a immédiatement nié cette insinuation. Selon Téhéran, les banques iraniennes ne peuvent être impliquées dans des affaires illicites puisque les activités nucléaires non pacifiques n’ont pas lieu d’être en Iran. « Les tentatives de restreindre les activités des banques iraniennes visent à exercer une pression injustifiée sur le gouvernement iranien », a déclaré Mehdi Danesh-Yazdi, l’ambassadeur iranien auprès des Nations Unies.
Pourtant, des experts estiment que malgré les sanctions, les ressources de l’Iran sont conséquentes. Son économie est portée par tous les bénéfices tirés de sa production en pétrole, et même si certains pays occidentaux ont limité leurs investissements dans le pays, ce dernier compense ces pertes en commerçant désormais avec les pays de l’est, et notamment avec la Chine. 16/08/08
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