S'agit-il des prémices à un retour des affrontements inter-palestiniens ? Depuis vendredi, deux bombes et une voiture piégée ont explosé en différents points de la ville de Gaza, visant à chaque fois des membres du Hamas.


Cinq membres des brigades Ezzdine-Al-Qassam, la branche armée du Hamas, ainsi qu'une fillette, ont été tués vendredi soir dans un attentat à la voiture piégée attribué à des groupes palestiniens non indentifiés près d'une plage de Gaza, selon un bilan fourni par des équipes médicales de l'hôpital Shifa de Gaza. L'explosion a par ailleurs fait une quinzaine de blessés.

Les Brigades Ezzedine al Qassam ont indiqué que "plusieurs suspects" ont été arrêtés dans la bande de Gaza sans préciser leur nombre. Mais certaines sources indiquent que 120 interpellations ont été effectuées, des hommes du Fatah en majorité. Parmi les personnes appréhendées figure un cameraman de la chaîne de télévision allemande ARD, Sawah Abou Safe.


Un dirigeant du Hamas, Hallil al-Aya, ainsi que les Brigades Ezzedine al Qassam ont accusé "des groupes (palestiniens) qui collaborent avec l'ennemi (Israël)" d'être à l'origine de l'explosion.

Vendredi matin déjà, deux bombes avaient explosé dans un café et au domicile d'un responsable politique du Hamas à Gaza. Un Palestinien avait alors été tué selon des sources hospitalières.


Les attentats, qui comptent parmi les plus retentissants depuis que le Hamas s'est emparé de la bande de Gaza en juin 2007, ont été imputés à des "hommes armés", ce qui suppose l'implication d'un mouvement radical palestinien.


La première bombe a été mise à feu devant un café très couru du centre de Gaza. Elle a coûté la vie à un passant qui n'a pas été identifié.


La deuxième a explosé quelques minutes plus tard sans faire de victimes devant la maison de Marouane Abou Rass, un représentant du Hamas.


Contactée, l'armée israélienne affirme, pour l'heure, tout ignorer de ces attentats.


Ces attentats dans la bande de Gaza interviennent alors que Tsahal et le Hamas observent depuis le 19 juin une trêve qui avait été obtenue grâce au concours de l'Egypte. Mais ce cessez-le-feu ne fait pas l'unanimité au sein des Palestiniens et suscite des tensions entre les différentes factions armées.


L'organisation islamiste Hams, qui s'efforce de la faire respecter, fait pression sur les autres groupes pour empêcher les tirs de roquettes en direction du territoire israélien. Ses services de sécurité ont procédé à plusieurs arrestations après des violations du cessez-le-feu. Jeudi après-midi, un obus de dernier s'était d'ailleurs abattu sur le point de passage de Karni, sans faire toutefois ni blessé, ni dégât.

Moyenne
(14 votes)