Selon le journal Haaretz, le magnat israélien de l’immobilier, Yitzhak Tshuva, souhaite entreprendre la construction d’un grand espace industriel dans le désert d’Arava sans tenir compte des incidences qu’elle pourrait avoir sur la mer rouge et la mer morte.

Dans ce projet, l’édification d’un canal qui pourrait relier le golfe d’Eilat et la mer morte soulève de nombreuses interrogations. De nombreuses critiques émanent de la part d’organisations écologistes. 

« Si le canal est édifié, il sera construit après le complexe industriel et sera localisé sur les terres jordaniennes », ont déclaré les membres de la société Tshuva. Les constructions devraient donc s’effectuer en coopération avec la Jordanie. 

Avant d’être validé, le projet doit passer devant la Knesset dans les prochains jours, pour son approbation.

Peu importe la construction du canal, les plans de Tshuva prévoient l’installation d’environ 3 millions d’israéliens dans le désert d’Arava d’ici 2050. L’équipe en charge du projet tente déjà d’imaginer quelles zones pourront accueillir les constructions, incluant des espaces touristiques et industriels ainsi que de nombreux réseaux de transports.

Bien que le projet soit financé sur la base d’un capital privé, Tshuva souhaite que l’Etat fasse un effort pour offrir certains bénéfices aux Israéliens qui voudraient s’installer dans la région ou y ouvrir certains commerces.

Pour satisfaire les organisations écologistes qui craignent des constructions massives et destructrices dans le désert d’Arava, les plans de Tshuva ont imaginé un code « vert. »

Ce dernier interdirait d’empiéter sur les réserves naturelles et laisserait la faune et la flore se développer dans les espaces vierges de constructions prévus. Enfin, les édifications ne devraient être entreprises qu’avec des sources d’énergie tels que le soleil ou l’eau.

Emilie Naka 


 

Moyenne
(8 votes)
TitreDate Catégorie Popularité
    

Commentaires

reverdir selon les promoteurs , c'est du béton et du fric

Soumis par Anonymous le dim, 07/20/2008 - 15:03.
Encore un amuse-couillons. C'est rêver tout haut que de parler de reverdir le désert d'Arava d'ici 2050 alors que la terre entière agonise sous la ruée de l'argent, le vrai maître du monde.

Tout à fait d'accord :

Soumis par Anonymous le lun, 07/21/2008 - 09:48.
Tout à fait d'accord : Encore un amuse-couillons, ou soit dit dans un français plus académique : Encore un moyen de faire parler de soi sans risques.