Le sommet de l’Union pour la Méditerranée, tenu à Paris le 13 juillet, a marqué le retour du président syrien sur la scène internationale. Bachar Al Assad a multiplié les signes positifs envers le Liban, matérialisant sa volonté de reconnaître enfin la souveraineté du pays du Cèdre longtemps considéré par Damas comme une province de la Syrie.
La Syrie a donc reconnu la souveraineté de son voisin, mais aucune date précise pour l'ouverture d'une ambassade à Beyrouth n’a été décidée. Walid Mouallem, le ministre syrien des Affaires étrangères, doit se rendre dans les prochains jours à Beyrouth pour inviter Michel Sleimane à Damas.
« C'est un progrès historique que la volonté du président Assad d'ouvrir une représentation diplomatique au Liban et que le Liban ouvre une représentation diplomatique en Syrie», s'est félicité Nicolas Sarkozy, ce samedi, lors d'une conférence de presse avec ses homologues syrien et libanais et l'émir du Qatar, cheikh Hamad al-Thani.
L'annonce de l'établissement de relations diplomatiques entre le Liban et la Syrie est historique, et largement saluée à Beyrouth car ce geste met symboliquement fin au mythe d'une grande Syrie dont le Liban aurait été détaché. Cependant, l'événement laisse un goût amer à une partie de la population qui reste méfiante et ne voit pas d’un bon œil le retour du président Bachar el-Assad sur la scène internationale.
Depuis l'indépendance des deux pays dans les années 1940, la Syrie a toujours refusé de nommer un ambassadeur Liban. Les troupes syriennes ne se sont retirées qu’après l'assassinat de l'ancien premier ministre Rafic Hariri en 2005.


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