Le juge Eliyahou Winograd a déclaré que la campagne militaire de l'été 2006 s'était achevée sans victoire et que l'armée israélienne, qu'il a qualifiée de "l'armée la plus forte du Moyen-Orient", n'avait pas apporté de réponse efficace aux tirs de roquettes du Hezbollah sur la population du nord du Pays.
D'après lui, il n'y pas eu de défaillance dans la décision de lancer cette offensive le 12 Juillet 2006, mais l'opération n'a pas atteint ses objectifs. "La décision du gouvernement de lancer une opération militaire de grande envergure était nécessaire et dans l'intérêt de l'Etat d'Israël",mais les objectifs fixés n'ont pas été atteints.
Les deux objectifs de la guerre, tels qu'il avaient été fixés par Ehoud Olmert, étaient d'obtenir la libération des deux soldats israéliens Ehoud Goldwasser et Eldad Réguev enlevés par le Hezbollah le 12 juillet 2006, et l'éradication du Hezbollah du Sud-Liban.
Eliyahou Winograd a de plus ajouté que ''L'armée n'était pas prête pour une telle opération, et la décision de se lancer dans la guerre sans préparation fût une sévère erreur".
Le président de la commission a décrit la guerre comme "Une grande et grave opportunité manquée", en insistant sur le fait que les défaillances avaient été principalement le résultat de l'échelon militaire, mais que la faiblesse montrée par l'échelon politique était aussi en partie responsable de ces défaillances.
Selon le rapport, l'opération terrestre aux derniers jours de la guerre, dans laquelle 33 soldats israéliens avaient été tués, n'a pas atteint ses objectifs et n'a pas amélioré la position israélienne".
Il n'a cependant pas condamné en elle-même la décision de déclencher l'offensive finale, et affirmé que "la décision de lancer une offensive finale ne fût pas une erreur, malgré les objectifs non-atteints et le prix douloureux à payer pour cela".
L'entourage d'Ehud Olmert s'est déclaré "satisfait" des conclusions de la commission qui ne mettent pas en cause ouvertement le Premier ministre. Le président de la commission a en effet affirmé que Mr Olmert avait agi en fonction de ce qu'il avait estimé être dans l'intérêt de l'Etat d'Israël.
Le Premier ministre israélien avait fait savoir par avance qu'il ne céderait pas aux appels à la démission qui pourraient lui être lancés après la publication du rapport final de la Commission Winograd. 30/01/2008
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