Est-ce qu’Israël est à l’aube d’engager militairement des forces importantes pour affronter l’armée du Hamas et la réduire à néant ? Est-ce qu’Israël se prépare à une guerre avec la Syrie qui est la maîtresse du jeu entre islam radical/terrorisme et instabilité régionale ?
Après un été tendu et un certain automne approchant, il semble bien que l’Etat d’Israël et le gouvernement d’Ehoud Olmert ait choisi la fermeté et l’audace plutôt que l’attente et la retenue. Le fait que les avions de chasse israéliens de type F15 aient survolé le territoire syrien à une époque extrêmement sensible montre que le gouvernement israélien et Tsahal ont mesuré les risques d’un développement de crise.
Seule une raison stratégique dont émane un danger extrême pour Israël a obligé l’armée de l’air israélienne a survolé un objectif militaire syrien qui, secret jusqu’alors, a dévoilé les véritables intentions militaires de Damas.
Si Israël a pris un risque dans cette opération de survol - risque pouvant aboutir à une guerre - cela signifie qu’il n’y que quelques centimètres et non quelques kilomètres qui séparent Israël et la Syrie d’une guerre proche.
Le gouvernement syrien depuis plus d’un an a décidé d’un réarmement intensif achetant des armes sophistiquées tels des missiles russes anti-aériens de type Pantsyr S1. Ces missiles seront déterminants dans la lutte anti-aérienne contre des offensives occidentales possibles.
Ceci d’ailleurs expliquerait le fait que les grandes chancelleries occidentales par le survol de ces nouvelles batteries anti-aériennes russes ont reçu une information importante pour un plan d’attaque proche contre l’Iran.
L’Etat hébreu, ici peut-être pour la première fois en dehors du contexte de l’OTAN, se présente comme un élément majeur et non-officiel d’une coalition qui se prépare contre l’Iran.
La Syrie est un allié de Téhéran et le survol israélien a donné à Israël l’occasion de connaître mieux les nouvelles armes russes éparpillées sur le territoire syrien et maintenant Damas doit choisir de quelle manière réagir. La Syrie n’est pas le Liban, l’armée syrienne n’est pas le Hezbollah et Bashar el-Asad n’est pas son père. Une force militaire considérable dans les mains d’un chef d’état instable et jeune qui veut prouver qu’il est dans la lignée de son père, peut s’avérer dangereuse.
C’est ici qu’Israël vient transformer la réalité régionale. Si jusqu'à jeudi soir, la Syrie dictait aux terroristes du Hamas les ordres de tirs de missiles sur Sdérot ou le sud d’Ashkelon, les services de renseignements géraient la crise autour du caporal Guilad Shalit, si elle pensait continuer à faire la pluie et le beau temps en activant le Hezbollah, jeudi soir le survol israélien a montré qu’Israël était prêt à prendre des risques et montrer à ses alliées que Damas et Téhéran étaient dans la même ligne de tir.
D’ailleurs, les Israéliens étudient sérieusement une opération militaire terrestre de grande envergure à Gaza malgré l’alliance du Hamas avec la Syrie. Aujourd’hui, selon la presse libanaise l’armée syrienne appèle ses réservistes.
La Syrie veut-elle réellement une guerre avec Israël en tout cas elle fait tout pour s’en rapprocher. Elle devra également réfléchir aux conséquences d’utilisation de cellules terroristes dormantes contre des objectifs israéliens à l’étranger.
Entre l’Iran, le Hezbollah, le Hamas et un président syrien qui montre une incompétence politique et diplomatique, la Syrie par une mauvaise manœuvre peut déclencher une guerre avec Israël et ses alliés. nous sommes à quelques centimètres d’un affrontement entre la Syrie alliée à l’Iran et une coalition occidentale à laquelle l’Etat d’Israël ferait également partie de facto.
Avant les fêtes de la nouvelle année juive et du Ramadan, la situation n’a jamais été aussi tendue et n’oublions pas que Israël et Tsahal feront tout pour faire oublier les dysfonctionnements de la guerre du Liban 2 lors l’été 2006.
Elia Julian Brener


Commentaires
moyen orient
ACTIF: LE RÊVE DES ARABES!
guerre contre les arabes
tension Syrie - Israël
Monsieur Brener ,j'ai
desinfo à plein pot
guerre