Le mot “opposition” avait perdu son contenu en Syrie, depuis 1982, quand Hafez el-Assad avait maté dans le sang près de 20 000 opposants à son régime. Il pourrait reprendre sens avec cette initiative téméraire du parti de la Réforme qui a tapissé les murs des principales villes du pays d’affiches géantes de Farid Ghadry, leader de l’opposition, en exile à l’étranger depuis cette fameuse année 1982.

La campagne d’affichage est l’œuvre de jeunes militants qui n’ont pas connu la répression de 1982. Il s’agit du premier acte d’ « affront » au régime de Bashar el-Assad, dont on attend la réaction.

Se confiant au quotidien israélien Yediot Aharonot, un responsable du parti de la Réforme explique que cet acte est autant dirigé contre le pouvoir en place à Damas que contre Israël. Pour le porte-parole du parti, les militants « veulent que les Israéliens comprennent que le peuple syrien ne sont pas les extrémistes que les Israéliens s’imaginent ». Un postulat qu’Israël ne demande qu’à croire…

Jérémy Devray-Bénichou

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